‹ La seconde épitre aux CorinthiensChapitre 2 sur 117 · PREFACE VII · texte numérisé non relu

PREFACE VII

et qui ont essentiellement pour but de mettre le commentaire au point en indiquant les opinions des derniers commentateurs, MM. Bousset, Lietzmann et Bachmann. Cet ap- port essentiel du rédacteur mérite une attention tet une reconnaissance toutes particulières, puisque ainsi l’exégèse est tout à fait à jour. Or, c’est là un point auquel G. Godet: attachait une très grande importance.

Nous avons dit les raisons qui nous ont amenés à choisir

parmi les cours de notre ami celui sur la seconde Épitre aux Corinthiens. Ce choix se recommandait encore à d’autres égards. Elle est une des lettres les plus importantes de l’apôtre Paul : dans notre époque de psychologie religieuse, il serait même assez indiqué de la placer au tout premier plan. Mais elle est plus difficile à bien comprendre qu'aucune autre: elle offre à l’interprète et même au traducteur des obseurités qui lui sont propres. Et malgré cela, nous ne possédons en français aucun commentaire scientifique de cet écrit. Sur la première Épître aux Corinthiens nous avons celui de Frédéric Godet. Le travail de son fils que nous publions répond ainsi à un réel besoin.

La méthode exégétique de G. Godet est essentiellement la même que celle de son vénéré père. Il serre le texte de prés, l’étudiant dans tous ses détails, soumettant à un rigoureux examen toutes les opinions dignes de considération qui ont été émises, et ne se décidant pour une interprétation qu'après

- avoir réfuté les explications divergentes. Cette méthode n’est guère en faveur aujourd’hui. On pense qu’il vaut mieux ne pas tant s'inquiéter des opinions diverses et se contenter de reproduire la pensée de l’auteur avec autant de vie et de relief que possible. Mais il faut distinguer. S’il ne s’agit que d’édifier ou d’intéresser, il est clair que la discussion des autres interprétations ne peut qu’alourdir et nuire à l’effet. Mais une exégèse scientifique ne mérite ce nom que si elle pèse et compare les opinions en présence ; elle doit se frayer sa voie à travers les contradictions et les nuances d’interprétation. Qu'on vise à donner ensuite, sans faire mention des divergences, un exposé libre et suivi; que. même dans un cours, il puisse y avoir parfois avantage à se contenter des résultats de l’étude personnelle et à réduire l’érudition à son

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