GEORGES GODET XXIX
saint Jean (1903) et celle des dernières livraisons de l’/ntroduction aux trois premiers Évangiles qui forme le premier volume de l’{ntroduction au Nouveau Testament du même auteur.
Mais les circonstances amenaient aussi assez souvent Georges Godet à intervenir personnellement auprès du public religieux ou théologique. Tous les quatre ans, environ, revenait son tour de prononcer le discours d’ouverture à la séance de rentrée de la Faculté de théologie ; il profitait généralement de l’occasion pour donner son avis sur la question du jour. C'est ainsi qu’en 1890, alors que l’on agitait
dans nos Églises le problème de l'autorité religieuse, il lut
un travail intitulé : Sur quoi repose notre foi ?1 qui est peutêtre le meilleur de ses écrits et qui fut très largement répandu. En 1900, il étudiait dans Messianisme et Évangile les tendances du Christianisme social en s’attachant principalement aux conceptions de M. Wilfred Monod. Quatre ans plus tard, il consacrait une étude approfondie à la comparaison de l'enseignement de Paul avec celui de Jésus. Il assistait très régulièrement aux Assemblées annuelles de la Société pastorale suisse et y prit plusieurs fois la parole sinon en qualité de rapporteur, du moins en qualité de premier votant ; il était passé maître dans l’art de la discussion et l’on garda longtemps le souvenir de sa rencontre avec le professeur Auguste Bouvier, dont il attaqua vigoureusement les vues sur l’origine et la nature du péché ; il eut ce jour-là pour allié M. Edmond de Pressensé, et le professeur genevois sortit. dit-on, assez mal arrangé du débat. Il fut également chargé de donner la réplique à M. Paul Chapuis, professeur à Lausanne, qui avait présenté à la réunion de Neuchâtel, en 1894, un travail sur ce sujet : Quels sont, dans la personnalité de Jésus, les caractères essentiels qui autorisent et expliquent. la foi qu'il réclame? La discussion porta essentiellement sur la croyance à la divinité essentielle de Jésus et à sa préexistence ; G. Godet, champion
de la droite évangélique, ne déçut point, ce jour-là, l’attente
de ceux qui comptaient sur lui pour mettre en lumière et faire valoir les données bibliques. À Bâle aussi, il remplaça au
1 Lausanne, 1890.