GEORGES GODET XXXVII
la cause de l'Évangile, en général, dans votre pays. Mais nos Églises protestantes de France se sentent aussi appauvries par la disparition d'un homme qui leur a donné tant de preuves de son attachement, qui récemment encore était venu à Paris représenter son Église au Synode des Églises réformées évangéliques. et qui, par la fermeté de sa foi, par la fidélité de son enseignement, par l'intérêt vraiment paternel qu’il témoignait à nos étudiants qu’il continuait à suivre de ses conseils éclairés dans leur ministère, s'est acquis la confiance, l'affection et la reconnaissance de toutes nos Eglises. » Ce document porte les signatures de MM. Raoul Allier, professeur, et A. De Robert, pasteur, président et secrétaire du Synode:
Des messages particulièrement touchants arrivèrent quelques semaines plus tard d'Arménie. M. Léopold Favre, en les transmettant au Journal religieux, les accompagnait des lignes suivantes :
« La mort de notre ami, le professeur Georges Godet, a causé une douloureuse surprise dans la lointaine Asie Mineure. Beaucoup d’Arméniens savaient quil a été l'un des premiers à élever la voix en leur faveur et qu’il a été l’âme de l’œuvre suisse en faveur des orphelins à Sivas et à Brousse et de la collaboration suisse à l’œuvre américaine des orphelinats de Harpout, Marash, Bardezag.
« Aussi lorsqu'il visita plusieurs de ces orphelinats et plusieurs des stations missionnaires en 1905, l'impression causée par sa présence a été très grande. Ce n’était pas un touriste ordinaire qui arrivait. c'était, comme transplanté directement de sa chaire de Neuchâtel, le savant professeur, le penseur, le prédicateur portant à travers les routes pierreuses de l’Asie Mineure. dans les gites primitifs, dans l’inconfort et la poussière des longues étapes, le cachet spécial de l'homme qui est homme d'action par la parole, la pensée et la prière, si différent comme apparence extérieure et comme caractère des missionnaires américains qui lui faisaient accueil.
«Ses prédications, ses études bibliques, ses entretiens avec des groupes de jeunes gens ou de jeunes filles des écoles
étaient très goûtés. Sa présence à Sivas auprès des dévouées