‹ La seconde épitre aux CorinthiensChapitre 33 sur 117 · XLIV GEORGES GODET · texte numérisé non relu

XLIV GEORGES GODET

il l’a montré en mainte occcasion. Il était entré dans PAIliance évangélique non par entraînement, mais par conviction, et c’est très sincèrement qu il a travaillé parmi nous au rapprochement des chrétiens. Nous avons déjà rappelé les efforts qu'il fit — et avec un plein succès — au cours des luttes ecclésiastiques de 1996 pour se maintenir sur le terrain des principes et pour prévenir, entre nos Eglises une rupture qu'il aurait été le premier à déplorer. Il fut appelé, au lendemain de la votation du 20 jinvier, à présider la séance de la Société des pasteurs et ministres neuchâtelois ; l'heure était critique; un seul mot malheureux eût suffi à déchaïiner la tempête. L’allocution qu'il prononça, dans sa sobriété voulue, fut précisément la parole d’apaisement que la circonstance réclamait ; ceux qui l’ont entendue seront certainement heureux d'en retrouver ici la partie essentielle :

«Messieurs, dans cette première séance de l’année, permettez moi de vous exprimer mes vœux pour que celle nouvelle année soit bonne pour chacun de vous et pour ros paroisses.

« Nous venons de traverser des temps difficiles. Notre Société qui, dans le passé, a servi à établir et à développer entre nous des rapports fraternels, nous est, en des temps comme ceux-ci, plus néressaire et précieuse que jamais. Puisse-t-elle répondre véritablement, pendant l’année 1907, au but que lui assigne l'article 3 de ses statuts: « Maintenir entre ses membres l'unité de l'esprit par le lien de la paix »

« Après tout, nous sentons bien qu'avec des vues différentes à beaucoup d'égards, nous travaillons en vue d’un méme grand but, le bien moral et religieux de notre peuple, et que nous avons envers lui wn grand et commun devoir: lui apporter l'Evangile de Jésus-Christ !

«C'estcette œurre spirituelle que nous allons reprendre les uns et les autres avec une nouvelle ardeur, et à cette tâche, belle entre toutes, que nous nous vouerons toujours plus tout entiers!

« Que notre devise soit celle de l’apôtre : « Oubliant les’ choses qui sont derrière nous pour nous avancer vers celles qui sont devant nous. »

Les mots en italiques sont soulignés dans son manuscrit : il sut aussi, en les pronon ;ant, les souligner de sa voix chaude,

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