GEORGES GODET LV
el non le produit le plus élevé de l’évolution morale et religieuse de la race.
Chrétien biblique, il le fut encore quand il soutint contre ceux qui opposent l’enseignement de Jésus à celui de Paul, l'identité foncière de ces deux enseignements ; et cela non pas au nom d’un a priori dogmatique quelconque, mais en se fondant sur l’étude minutieuse, attentive qu’il avait faite de toute la question.
Certes, nous ne dirons pas qu’il ait toujours trouvé dans cette méthode un moyen sûr et aisé de résoudre les problèmes théologiques à son entière satisfaction ; encore moins qu'il se soit cru en droit d'imposer à autrui les solutions auxquelles il arrivait sur cette voie. Il connaissait trop bien la complexité de ces problèmes et la diversité des esprits pour s'ériger en juge de ses frères et pour ne pas respecter l’opinion de ceux qui voyaient les choses autrement que lui. . Mais il était heureux de se sentir dans le grand courant de la foi de l'Eglise et d'offrir en aliment à ses paroissiens et à ses élèves plus et mieux que sa propre pensée, le témoignage apostolique, la pensée même de Christ. C’est ce qui a donné à sa parole un accent d'autorité que nul ne pouvait mévconnaître et ce qui a fait de lui, dans les choses de la religion, un guide que nombre d’âmes ont pu suivre avec le sentiment d’une entière sécurité.
Notre prière, en terminant cette étude, est que Dieu accorde à notre Église, à l'Eglise tout entière, des pasteurs et des théologiens en qui revive l'esprit de l’homme de cœur, du penseur profon:i!, du chrétien vivant auquel nous avons tenté de rendre hommage.