PREMIÈRE PARTIE APOLOGIE DU MINISTÈRE DE PAUL Chap. I, 12 à VII, fin
Cette première partie de l’épître s’ouvre par un morceau dans lequel Paul traite tout d’abord un point particulier, à savoir le changement de ses plans de voyage, la non-exécution de sa promesse de venir lui-même à Corinthe. On Va accusé à ce sujet de manquer de franchise et de droiture ; il tient à se justifier et il le fait en expliquant sa conduite.
Premier morceau : La droiture des plans de Paul. 1, 12-II, 13.
Car notre glorification, à savoir le témoignage que nous rend notre conscience, consiste en ceci que c’est dans la simplicité «et la franchise (qui viennent) de Dieu, non pas dans une sagesse charnelle, mais dans la grâce de Dieu, que nous avons marché dans le monde, et surtout à votre égard. !? Car nous ne vous écrivons pas des choses autres que celles que vous lisez (dans nos lettres) ou même que celles que vous pouvez connaître (autrement). Et j'espère que vous nous connaîtrez jusqu’à la fin, 1 comme vous avez déjà appris à nous connaître en partie, à savoir que nous sommes votre sujet de gloire, comme vous aussi (serez) le nôtre au jour de notre Seigneur Jésus.
Le v. 42, avec lequel commence le corps de la lettre, la tractation proprement dite 1, ouvre le développement suivant en relevant la pureté, la droiture de la conduite de Paul dans son ministère en général. Les v. 43-14 montreront sa loyauté dans ses lettres, et les v. 15-22 établiront cette même loyauté en ce qui concerne le changement de son plan de voyage. — Le y&o marque un rapport logique avec ce qui précède ; le lien est celui-ci : «Je ne crains pas de réclamer votre intérêt et vos prières (v. 112), car je n’ai pas démérité de votre affection. et ma conscience me rend le témoignage que jy ai droit. » Le v. 12 motive l’attente exprimée au v. 112. [De même BAcHMANN. — Selon LIETZMANN, 7&o est souvent une simple formule de transition, plus ou moins stéréotypée, qui n’implique pas nécessairement un lien logique. |
Deux constructions sont possibles pour le v. 122 : 4° faire de xabynous fudv aërn, lié en un tout, le sujet, et de zè uaoréçuoy, l’attribut; le x exprimerait alors le contenu de ce témoignage : ainsi MEYER : « Cette vanterie-là (sc. : l’assurance exprimée au v. 112) est le témoignage de notre conscience (c’est-à-dire se fonde sur le témoignage que nous rend notre conscience), à savoir que... » Le sens serait donc: « Car je me vante (v. 11) d’après le témoignage de ma conscience {qui m’assure) que je me suis rendu digne de votre appui et de vos prières. » — Mais cette construction est peu naturelle ; il est difficile d’admettre que æ«ëz» soit un simple déterminatif de xadynous et que le ëz ne porte pas sur ce aërn. Et puis le v. 11 ne renferme rien qui justifie l’expres- Sion xavynois œërn, laquelle introduit au contraire une idée nouvelle, présentée comme motif (yée) pour les lecteurs de prier pour Paul.
20 Il faut done préférer sans hésiter la construction admise par DE WETTE, HorMANN, KLôPPER, MEYER-HEINRICI : adrn est l’attribut de xaëynois ; ôz, reprenant aërn, introduit le développement du contenu de cette xaædynois ; enfin Tù uaotôçior est une apposition de xæëynous, une paren-
1 [BacHMmann fait commencer la tractation déjà avec le v. 8, en regardant 1, 8-14 comme une introduction.]