LIT, À
tion suivante: Ou aurais-je peut-être besoin de lettre de recommandation ?» Mais cela est bien compliqué et contraire à l’idée de l’apôtre qui ne veut pas se vanter lui-même et n’en a pas besoin (X, 18). Il faut donc en rester pour doyxoueda à la construction interrogative. La réponse sous-entendue à cette première question est: «Non! je ne m’y abaisse pas et n’en ai pas besoin l»
La lecon ” uw, au commencement de 4», est beaucoup mieux appuyée (QBCDEFG It. Vg. Copt.) que le eë uw du T. R. (AKLP). Meyer préfère ce dernier comme étant la leçon la plus difficile, mais le sens (nisi) serait bien peu clair, 1l faudrait admettre une ironie bien contournée: «à moins que», ou: «si même», «si ce n’est que cette recommandation venant de nous (selon la pensée de nos adversaires) ne soit insuffisante et que nous ne devions nous en procurer une autre., nous faire recommander (auprès de vous par quelqu'un d'autre)». Le sens de la leçon # w#, en revanche, est très simple: «Ou devrions-nous peut-être recourir à un moyen plus efficace (que celui de nous recommander nousmêmes, lequel nous dédaignons), à une recommandation de quelqu’ un d'autre?» Le w fait attendre une réponse négative: «Nous ne devrions pourtant pas...?» L’ironie est très claire: lui, leur apôtre, se faire recommander auprès d'eux par un autre!! — Le Gç wves fait allusion à certains docteurs dans le genre de ceux qui avaient troublé la Galatie (les où Aouroi xannaevovtes tùv Adyor-de II, 47) qui arrivaient à Corinthe avec des recommandations de. personnages connus ou d’Églises 1, et qui, ensuite, repartaient pour aller dans d’autres Églises poursuivre leur œuvre, munis de recommandations des Corinthiens (xçôs du@s — 8 dur). « Nous, veut dire Paul, nous n’avons nul besoin de lettres de recommandation, ni pour vous, ni de vous!» — Le ovorauixüv répété à la fin du verset dans le T. R. (d’après DEFGKLP Syr.) doit sans doute être retranché (avec 8 A BC Vulg. Copt.) comme une faute de copiste. Heinrici le maintient: selon lui Paul veut accentuer fortement l’idée par la répétition du même mot (cf. IT, 16; II, 5. 6).
‘ De l’Église de Jérusalem entre autres, mais non des apôtres ; voir Gal II l’acccord de ces derniers avec Paul.
Au v. 2, Paul revient de l’ironie au sérieux: «Des lettres! Mais c’est vous-mêmes qui êtes notre lettre de recommandation! Comment aurions-nous besoin d’une autre que de celle-1à?» Cf. 4 Cor. IX, 2 qui exprime la même pensée sous une image différente («vous êtes le sceau de mon apostolat »). Ils sont cela en tant que l’œuvre de Dieu qui s'est faite parmi eux a été accomplie par Paul: elle est ainsi la divine attestation, la «recommandation» de son ministère et de celui de ses collaborateurs (fondateurs avec lui de l’Église de Corinthe). L'Église est sa commendatio realis (SEMLER). — Cette première déclaration (7 éxuoroAÿ fudv bueïs êoré) est expliquée par deux déterminations qui montrent comment les Corinthiens sont la lettre de recommandation de Paul: a) éyyeyoauuérn êv rats xaoôtois fudr. Cette lettre de recommandation qu’ils sont eux-mêmes, eux, les Corinthiens, est écrite dans le cœur de Paul et de Timothée (pour le pluriel xaçôiais avec fudv Cf. IV, 6; VIE, 3), c’est-à-dire que ceux-ci ont la conscience assurée, la certitude intérieure que l’œuvre qui s’est faite par eux à Corinthe est une œuvre de Dieu qui les recommande, sans qu’ils aient besoin d’aucune recommandation humaine, à la confiance des Corinthiens euxmêmes (zoûc bu&c, v 1.) et à toute autre Église auprès de laquelle ils pourraient se rendre (é£ buy, v.1). Cette lettre vivante (MEYER-HeiNRici : dieser lebendige Korintherbrief) est écrite comme sur une table dans le cœur de l’apôtre. — Au lieu de #uüy, R et quelques Minuseules donnent duo. C’estune correction évidente. [BoussET et LIETZMANN y voient néanmoins la vraie leçon; LiETzmanNN explique: « Ma lettre de recommandation auprès de tous les hommes est écrite dans vos cœurs et peut être lue par chacun, car tout le monde voit que vous êtes devenus chrétiens » (cf. 1 Thess. I, 8; Rom. I, 8). Les mots éyyeyo êr raïs xaçôlais buy ne seraient ainsi que la continuation et la rectification de dues éoré: «c'est vous qui êtes notre lettre, c’est-à-dire qu’elle est écrite dans vos cœurs». Quant à la presque unanimité des documents en faveur de la lecon uv, LIETZMANN cherche à l’affaiblir en observant que Paul (en vertu de la prononciation alors en usage) a dû dicter imôn.] — b) ywocxouévn xai dvaywwocxouérn brd névior &vdowrov. Cette deuxième
détermination semble contredire la première, car, comme le relève SCHMIEDEL, ce qui est dans le cœur ne peut être ni connu ni lu (voir en outre dans Mever-HeiNeicr objection de FrirzscHEe et l’explication, fausse, de RückerT). Mais cette apparente contradiction s'explique facilement: Paul emploie l’image très librement, il l’adapte à la chose. Il veut dire: « Cette lettre, qui est écrite dans nos cœurs, c’est-à-dire ce caractère divin de l’œuvre accomplie à Corinthe, est manifeste aussi et lisible aux yeux de tous les hommes: partout, dans les Églises où Paul prêche, on sait ce que Dieu a fait à Corinthe et on sait que cette œuvre a eu lieu par Paul: c’est donc comme s’il portait partout avec lui une lettre de recommandation venant de Dieu même. Son caractère de fondateur de l'Église de Corinthe, voilà, en d’autres termes, sa légitimation apostolique ; voilà sa divine recommandation auprès du monde entier. — Il y a une différence entre ywooxouéyn («connue ») et évaywwocxouévn («lue»); le premier signifie que l’œuvre de Dieu à Corinthe attire l’attention : on ne peut pas l’ignorer, la passer sous silence; le second ajoute l’idée qu'elle est comprise : on ne peut en méconnaître le sens, la portée.
v. 3. — Le participe passif paresgoëuevor se rapporte certainement à dueis du v. 2: «vous êtes manifestés (aux yeux de tous) comme mon ouvrage en Christ, et par conséquent comme la légitimation de mon apostolat.» On a rapporté quelquefois pavepoëueror à Paul et Timothée (u&»): «Nous, étant manifestés (aux yeux de tous) comme ceux par lesquels cette œuvre à été faite, comme ceux par qui Dieu a agi si puissamment.» Cette anacoluthe pourrait être admise si elle était nécessaire, mais elle ne l’est pas. La première construction est très simple et très naturelle. L’idée est : « Vous êtes aux yeux du monde entier notre œuvre en Christ, et par conséquent notre lettre de recommandation écrite par le Saint-Esprit lui-même dans les cœurs, dans vos cœurs (modification de l’image du v. 2, où Paul disait: dans nos cœurs), par le Saint-Esprit qui vous a convertis et régénérés par notre ministère ». L'Eglise est un certificat de Christ en faveur de Paul et Timothée, parce que ce sont ces deux serviteurs de Dieu qui l’ont fondée (ôaxovm®etoæ exprime
l'idée de service: ils furent les instruments) : cf. 4 Cor. IE, 5: didnovor, d &v émoteboure, — Le génitif Xovoroë présente Christ comme l'auteur de la lettre (Weiss): elle-est dictée par lui; Paul et Timothée ont été pour ainsi dire ses secrétaires, ses amanuenses (Gaxovndeïoæ dp ÿudv: «in seinem Dienst hergestellt von uns,» Weiss). HeINRici repousse cette explication ; pour lui, l’auteur de la lettre n'est pas Christ, mais les apôtres; Xo:0705 est un génitif de possession, qui signifie: « Vous êtes les hommes de Christ » (homines christiant estis). — Remarquez le présent éoré et Le parfait éyyeyoæuwuérn : la lettre est là, elle reste, on peut la lire ; — mais l’aoriste diaxovmdeïoæ se rapporte au moment où la lettre fut écrite; il rappelle le fait historique de la fondation de l’Église. — Au lieu d’encre (ué2av, 2 Jean v. 12; 3 Jean v. 13), on s’est servi... ou plutôt: c’est le Saint-Esprit qui a tracé cette lettre ; l’Esprit du Dieu vivant, le souffle du Dieu créateur a accompli en eux une œuvre vivante, une «nouvelle création » (V, 17). C’est qu’aussi la matière sur laquelle on a écrit est une matière vivante: « des cœurs de chair! » L’apôtre ne reste pas ici tout à fait fidèle à l’image de la lettre; il ne dit pas, comme on s’y attendrait après la mention de l’encre : «non sur du papier» (le papier était le matériel sur lequel on écrivait les lettres ordinaires, cf. 2 Jean v. 12: && yéovov) : il dit : « non sur des tables de pierre » (sur la pierre on n’écrit pas des lettres avec l’encre, mais on grave des inscriptions). En s'exprimant ainsi, il fait évidemment allusion aux fables de la Loi de Moïse, car il a déjà devant les yeux le parallèle qu’il va établir (v. 6. ss.) entre le ministère de la Nouvelle et celui de l’Ancienne Alliance. De l’image d’une lettre (qui ne s’accorderait pas avec l’Ancienne Alliance, avec la Loi, à laquelle il veut opposer l’œuvre de l'Evangile), il passe ainsi à l’image plus générale d’une inscription. Il s’agit iei d’une lettre ou d’un document bien supérieur à ce qu’on écrit avec l'encre (uélar oneloov Gi xaÂduov, Platon, Phaedr., voir MEYER- Hericr), bien supérieur même à cette écriture divine que le doigt de Dieu traça sur la pierre! ef. Ex. XXIV,12; XXXI,18; XXXIV, 4. « Non pas des tables 4édiva, c’est-à-dire mortes, inertes, qui ne comprennent pas, mais des tables odoxwau, c’est-à-dire sensibles et vivantes ! (THÉOPHYLACTE : dexrixàc 2 CORINTHIENS — 7
105 Adyov). De la odçë, voilà la matière sur laquelle a été faite l'inscription!» Remarq. l’emploi de l’adj. cégxiwos (et non oagxuxés), à propos duquel ERASME observe: wi materiam intelligas, non qualitatem. La même différence existe en allemand entre «fleischern» et «fleischlich», et en français entre «de chair» et «charnel». — Le génitif xaçdéas qu’on lit dans le T. R. (d’après FK It. Vulg. Copt.) peut fort bien être une correction du datif plur. xæçdis (QABCDE GLP). Meyer, Weiss conservent le génitif; selon MEYER, le datif serait une faute issue du xaçôlaus du v. 2. Kagôias esi plus facile. Si on lit xæçôias, il faut expliquer: «sur des tables, lesquelles sont des cœurs de chair ». En tout cas l’emploi du terme xaçôiæ montre qu'il s’agit d’une œuvre créatrice de Jésus-Christ dans les cœurs, d’un renouvellement intérieur par le Saint-Esprit. — Pour l’expression xaoôiar odgxwvar, cf. Ezéch. XXX VI, 26 [et déjà XI, 19, LrETzMANN |, où, comme ici, « chair » est une image exprimant la sensibilité (en opposition, chez Ezéchiel, à l’insensibilité du cœur naturel). Jérémie déjà oppose, dans sa grande prophétie de la Nouvelle Alliance, à la Loi ancienne écrite sur la pierre, la Loi nouvelle qui sera écrite dans les cœurs: Jér. XXXI, 55.
3 0r, nous avons une telle assurance par le Christ devant Dieu ; non pas toutefois que nous soyons par nous-mêmes capables de rien penser comme de nous-mêmes, mais notre capacité vient de Dieu, 6 qui, en effet, nous a rendus capables d’être ministres de la Nouvelle Alliance, (ministres) non de la lettre mais de l'Esprit; car la lettre (c’està-dire la Loi) tue, mais l’Esprit vivifie. 7 Or si le ministère de la mort, consistant en des lettres, gravé sur des pierres, a été rendu glorieux, tellement que les Israélites ne pouvaient pas fixer leurs regards sur le visage de Moïse à cause de la gloire de son visage, (gloire) qui cependant était en voie de disparaître, S combien plus le ministère de l'Esprit ne sera-t-il pas glorieux ! ° Car si le ministère de la condamnation (a été) gloire, le ministère de la jus-
tice abonde infiniment plus en gloire. Car même il arrive en ce point (en ce qui concerne le ministère de Moïse) que ce qui était glorifié se trouve ne plus être glorifié, à cause de la gloire qui le surpasse (infiniment). !! Car si ce qui allait disparaissant (était, ou: disparaissait) avec gloire, combien plus ce qui est permanent (sera-t-il, ou: restera-t-il) en gloire !
Ayant donc une telle espérance, nous usons d’une grande hardiesse ! et (nous ne faisons) pas comme Moïse (qui) plaçait un voile sur son visage afin que les fils d’Israel n’arrêtassent pas leurs regards sur la fin de ce qui disparaissait. {# Mais leurs pensées furent endurcies. Car jusqu’à aujourd’hui le même voile demeure sur la lecture de l’Ancien Testament : il ne (leur) est pas dévoilé qu’en Christ (l’Ancienne Alliance) se trouve abolie. 15 Au contraire, jusqu'à aujourd’hui, toutes les fois que Moïse est lu, un voile repose sur leur cœur. 16 Mais dès que (leur cœur) se convertira au Seigneur, le voile sera enlevé. 170r, le Seigneur est l'Esprit (dont je parle) ; et là où est l'Esprit du Seigneur, il y a liberté. !8Mais nous tous (les croyants) qui contemplons comme dans un miroir, à visage découvert, la gloire du Seigneur, nous sommes
. transformés (de manière à reproduire) la même image, de gloire en gloire, comme de par le Seigneur (qui est) Esprit.
Après avoir écarté l’idée qu’il se recommande, ou qu’il a besoin de recommandation auprès des Corinthiens, Paul revient à l’idée principale qu’il avait commencé à développer dans II, 14-17 (celle de la grandeur et de la puissance de son ministère, du ministère chrétien) et dont il s'était éloigné pour repousser l’objection : «Tu te recommandes de nouveau toi-même » (IL, 4-3). Il va démontrer dans la suite du chapitre (v. 6-18) la supériorité de ce ministère sur celui de l’Ancienne Alliance. [Gette démonstration est introduite par les versets 4-à.]
v. 4. — nenoldnow 6€... se rattache à II, 17 : «Or (le dé est progressif et amène une précision) nous avons cette assurance, la certitude de la puissance de notre ministère,
la certitude d’être les organes de la puissance régénératrice de Dieu lui-même (IE, 44-17), non pas par une illusion que nous nous ferions, mais par Christ, devant Dieu !» — LUTHER, Meyer. KLôPper, Weiss, cf. MEYER-HEINRICI, veulent rattacher ce xenmotdmou Touabrnr à ce qui précède immédiatement: «Nous avons cette assurance que vous êtes notre lettre de recommandâtion, notre divine attestation devant les hommes». Mais les termes des v. 5 et 6: ixavoi, ixavdrns. ixdvwoev, nous reportent nécessairement à IL, 14-17 ; ixavot reprend le ixavôs de IT, 16 (cf. DE WETTE, RÜCKERT, HoOF- MANN). — éyouev: «nous l’avons à bon droit, ce n’est pas une illusion ». Car c’est &à& 1où Xoro10ù : «Nous avons cette confiance par le Christ, qui la produit en nous»; dans tout son ministère Paul se sent sous l’action constante de Christ (IL, 17: & Xçuoré). «Et non pas par nous-mêmes: notre certitude serait alors trompeuse, imaginaire. Notre œuvre est celle de Christ; notre confiance dans cette œuvre est donc bien fondée ». Aussi l’apôtre peut-il ajouter: xodçs rùv deôv : (Et elle est valable devant Dieu», c’est-à-dire authentique à son jugement même; ce n’est pas une simple jactance devant les hommes (cf. Rom. IV, 2). Cf. ne WETTE, HOFMANN.
Y. 5. — od% ôt... n’exprime pas une opposition aux derniers mots, mais développe au contraire et précise le ôcà& ro Xçuorod noùs rùv Sedv. Le o8y 6x s'oppose à l’idée qu’on pourrait tirer du zexoidmour rouadrnr Eyouer. Ainsi: «Nous avons cette assurance! … Non pas toutefois que nous ayons ou Soyons quelque chose par nous-mêmes … » Cette restriction doit ôter à zexoi®now toute apparence d’élévation propre ; elle contient la négation, non pas de toute ixaævdrns, mais de toute ixavdrns propre (\. 6: ds ixdvocer fus, cf. II, 16). — Les mots dp° éavr&r sont placés soit avant ixavot éouev (Tiscx., Westcort-Horr, NestLe, Weiss, d’après NBC Copt.), Soit après ixavot êouer (T.R., d’après KL), soit après Zoyioaodai z (TiscH., 7e éd., LAcHM., MEYER, HEINRICI, d’après ADEFGP It. Vulg.). L’antithèse 444” # ixavdrns Qudv êx Toù Feod (v. SP) montre qu’il faut en tout cas faire porter le dp° éavr&r sur ixavot êouev ; il vaut donc mieux admettre la leçon de NB C. La leçon du T. R. est trop peu
appuyée pour être prise en considération. Dans la leçon de AD etc., le dp" éavr@» porterait plutôt sur l’ensemble de la phrase (voir HEINRICI), sinon sur 4oyioacdat u, et il serait difficile de bien distinguer le sens de &g° éavrüv de celui de ë£ éavr@v : il y aurait tautologie (ce qu’au fond concède Meyer qui fait de &£ éœvr@r une simple reprise précisant le &p éavr@v; Voir également MEYER-HEINRICI; mais le &g’ éavrr est déjà assez clair par lui-même). — Meyer-HEINRICI veut. faire porter les deux déterminations (dp° éaur@r et & éavr@v) sur ixævoi: elles sont, selon lui, parallèles. Je ne le pense pas; la 1'e porte, me semble-t-il, sur ixavoi, et la seconde sur Loyicaodai z. C’est le seul moyen d’éviter la tautologie!. Le sens est donc: «Non que nous possédions par nous-mêmes la capacité de produire de nous-mêmes (littéralement: comme venant de nous-mêmes) une pensée. » Comment faut-il entendre l’expression 2oyioaoÿai 51? Elle est appliquée par Meyer aux déterminations que Paul doit prendre dans la direction de l’Eglise, dans l’exercice de son ministère apostolique ; — par KLÔPPER à la prédication de l'Évangile, à la manière de l’exposer et de l’enchainer logiquement pour le présenter aux hommes (cf. MEYER- HEINRICI) ; — par HormanN, Weiss à l’appréciation que Paul vient de faire de lui-même et de son œuvre (il ne saurait se juger lui-même ; l’appréciation qu’il fait vient de Dieu) ; — par d’autres à toute pensée quelconque (« je ne puis rien penser de bon, de vrai par moi-même»). Le rapprochement des termes de 5? (d44’ % inavdrns jury êx zoù deod) avec ceux de IL, 17 (G22° ds êx deod.….. &v Xoor@ ÂaÂoüuer) me semble indiquer qu'il s’agit ici des pensées se rapportant à la prédication de l’Évangile, de la manière dont se formule dans l’esprit de l’apôtre le zômos ürdayÿs (Rom. VI, 17) qu’il enseigne, son sdayyélor : ce n’est pas
Sa propre capacité, mais c’est la dotation reçue de Dieu qui
le rend capable de décider (censere, MEYER-HEINRICI) quelque chose à cet égard. La ixaævdzns porte en effet dans tout ce
1 [L1ETZMANN, tout en laissant le &p” éavrüv» avant ixavoi écuer et en le traduisant à cette place, regarde cependant le &£ éavr@r comme une simple répétition, faite en dictant, du &g” éavr@v.|