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également dans la bouche de Jésus (Matt. XX VI, 98 et par.) et chez Paul (1 Cor. XI 25), fainsi que dans l’épiître aux Hébreux (VII, 8; IX, 15; XII, 24); elle s'oppose à mali dadxn, 2 Cor. III, 14; cf. Rom. VIE, 6; Gal. IV, 24. (Lrerz- MANN)]. — Paul caractérise ces deux alliances par l’antithèse où yoduuaros &A1à mvsbuaros qui spécifie en quoi consiste la nouveauté de l'alliance dont il est le serviteur. Ces deux génitifs peuvent dépendre ou de &aædxns («unealliance non de.., mais de... »), ou de &cœxôvous («serviteurs non de... mais de. »). Les deux constructions peuventse soutenir: la seconde à pour elle les expressions des v. 7. 8: üsaxoviæ roù davdrov, Oianoviæ Toù mvebuaros. L'Ancienne Alliance est caractérisée par yoduua: la lettre, la Loi formulée par écrit dans le code (év yo&uuaor, v. 7) comme autorité extérieure qui commande, mais ne donne pas la force nécessaire pour accomplir ses prescriptions (vdwos éyyeyoæuuévos &v nlaëiv Audivous, Cf. v. 3 [et au v. 7 le évrervnouérn Aidois]). La Nouvelle Alliance est caractérisée par zvedua: le souffle divin créateur, la puissance qui transforme et vivifie, Loi vivante qui se réalise elle-même dans les cœurs (Jér. XXXI, 31.ss.), qui devient dans l’homme une force agissante, un principe directeur, conducteur (cf. &yoyræ, Rom. VIIT, 14; &yeode, Gal. V, 18). Les serviteurs de la Nouvelle Alliance sont donc au service de l’Esprit, non de la lettre gravée sur la pierre inerte. Cela est dit en opposition aux judaisants qui veulent rétablir la Loi.
Le v. 6? motive ce qui précède: le yée indique pourquoi Dieu les a rendus capables (ixdvocer u&s) de servir non pas la lettre, mais l’Esprit. — drouxveive : en quel sens? Non au sens vulgaire dans lequel on cite souvent ces mots : «La lettre tue, mais l'Esprit vivifie» pour opposer l'interprétation littérale de la Parole de Dieu ou de la Loi et leur interprétation spirituelle (Or1G., EwaLp). Il ne s’agit pas ici de l’interprétation, mais de la Loi? elle-méme et de l’Esprit qui est
1 [Il serait plus exact de dire: Luc XXII, 20, cf. parall.; car dans Marc et Matt. on ne trouve que le substantif, sans l’adjectif.]
2 [La Loi est également appelée yoéuua dans Rom. II, 27-29; VII, 6. D’après notre v. 6b et les suivants, on peut poser l’équation :
l’essence de la Nouvelle Alliance, envisagés dans leurs effets respectifs contraires. Comment la Loi tue-t-elle? Rom. VII nous l’apprend: son contenu est saint, spirituel (Rom. VII, 12. 14) et celui qui l’accomplirait fidèlement trouverait le chemin de la vie (Lévit. XVIII, 5: «Fais ces choses et tu vivras par elles», cf. Rom. VII, 10: # évroiÿ ÿ eis Cor). Mais ce contenu saint et spirituel, elle l’enferme dans un yoduua mort, incapable de vivifier, et cette évror tout extérieure vient se heurter au cœur naturel de l’homme qui est caoxxds et dont elle surexcite les convoitises par la défense: elle porte le péché ainsi à son maximum de puissance, et quand il est consommé, elle condamne, maudit: elle tue donc (Rom. VII, 11) en faisant abonder le péché et en plaçant l’homme sous la colère de Dieu (Rom. IV, 45: Ô yäo vôuos Goyÿv xarepydberæ). Elle place réellement l’homme sous une puissance de mort, car elle menace de mort ses violateurs, et la mort est la conséquence inévitable de la désobéissance et de la séparation d’avec Dieu. Le mot de mort a ici son sens le plus large: privation de la vraie vie, de la vie venant de Dieu, de la communion avec Dieu, aboutissant à la mort totale, corps et âme: pour le moment, dans cette vie, [dans l’économie actuelle]: la mort spirituelle, le sentiment de la condamnation et l’esclavage moral, l’assujettissement au péché. Cf. Rom. VII.
L'homme tué moralement aboutirait sur cette voie à la mort éternelle si une autre puissance n’intervenait pour le délivrer de cet agent de péché et de mort qui s’est emparé de lui et auquel le rive la Loi. Cette puissance, c’est le nvedua, le contraire du véuos (non du véuos en soi, quant à son contenu, car il est zvevuatxds, mais du duos en tant que yoduua). Le xveduæ (divin) possède la capacité que n’a pas la Loi, de dominer la chair, d’accomplir en l’homme la volonté divine, les exigences de la Loi (Rom. VIIL 4: va 1 dixæioua 100 vôuov xAnowIÿ êv ut). Le nvedua est une Loi intérieure ; c’est la sainteté se présentant à l’homme non plus comme norme extérieure qui repousse, irrite, condamne, tue, mais comme grâce, force intérieure
Yedmua = vôuos — ddvaros (v.7; cf. Rom. VII, 10.11) — ardnguos, V. 9. (LIETZMANN) |.
IIT, 6. 7 + 105
qui transforme, ranime, vivifie. Le zveüua rétablit l’homme dans la communion avec Dieu et dans la vie: £œonoust. Cf. Rom. VIIE, 1.ss. Le fruit de cette réalisation de la justice de la Loi en nous (la vie au sens moral) sera la vie éternelle, la glorification (par la résurrection) du corps lui-même, en vertu de ce principe de vie sainte, le zvedua (— £wr, Rom. VIIL, 10) présent en nous (Rom. VIIE, 10. 11).
Combien ce ministère n’est-il pas glorieux ! Être les agents du Dieu qui vivifie! La hauteur d’un tel ministère met ses représentants bien au-deS$sus de toutes les misérables manœuvres dont on les accuse. Paul n’a pas besoin de tout cela ; il laisse ces moyens honteux à ses adversaires qui ne disposent pas de la même force divine que lui (cf. IV, 1. 2; 11,17). Pour lui, la gloire du ministère de l'Esprit le recommande suffisamment, en opposition aux prédicateurs de la Loi (WEIsS).
Les v. 7-11 démontrent la gloire du ministère apostolique par la comparaison de ce ministère avec celui de Moïse. Ce développement, introduit par Ôé (v. 7), a pour base l’antithèse de yoœuua et zvedua (V. 6), qui renferme déjà clairement l’idée de la supériorité du ministère de la Nouvelle Alliance sur celui de l’Ancienne. — Dans tout ce morceau MeYer-HEINRICI, d’après CHRYSOSTOME, voit une tendance polémique antijudaisante (cf. v. 13. 14-18).
v. 7. — dé : Paul continue à exposer la grande gloire de la Nouvelle Alliance. Le ministère de la Loi est appelé ici dranovia 700 Javdrov (au lieu de zoù yoduuaæros) en vertu de 6P (rù yoduua dnouvelvæ): «le ministère qui menace de la mort et qui la produit en frappant les violateurs de la malédiction » (Meyer-HeINRicI : « le ministère qui favorise le règne de la mort en apportant la Loi qui tue », v. 6). Cette caractéristique (zoù davdrov) est choisie pour faire d’autant plus ressortir la gloire (66£æ) que ce ministère a possédée cependant; car dévaros et Ôd£a s’excluent (%4varos implique pdood, druuiæ, cf. 1 Cor. XV, 42. s.), tandis que mvedua, Co, 0dEa s’appellent. — Le & yotuuaorv (on trouve le singulier & yoduuar dans B D F G) doit-il être lié à évrerumœuêévn (Meyer, Weiss): «gravé au moyen de caractères, de lettres, dans la pierre» (le T.R. ajoute un &v devant Aidous, d’après
EKL It. Vulg.), — ou bien faut-il le rapporter à vaxoviæ z05 Savdrov? Les deux liaisons sont possibles. Toutefois, le êy yoduuaorw semble oiseux avec évrerumouévm, qui est clair en soi. Il faut done peut-être plutôt le rattacher à Gvaxoviaæ, avec KLôPPER, HOFMANN, MEYER-HEINRICI. Ce ér yod&uuaorr fait ressortir le caractère inférieur, extérieur, non spirituel de cette dcæxovia, par contraste avec la draxovia 100 nvebuaros (service de l’Esprit vivant) qui sera mentionnée au v. 8. — Comment Paul peut-il dire ücaxovia (non : Ô véuos) évrervnœuérn Aidous? C’est que le ministère de Moïse a consisté essentiellement à apporter à Israël cette Loi gravée sur les pierres : le Décalogue est la base de ce ministère. Celui-ci est donc au fond identique avec la Loi (voir Hormanx.) Il importe à l’apôtre de comparer non la Loi et l'Évangile, mais les deux ministères mis au service de l’une et de l’autre. De là la forme un peu étrange et incorrecte: ÿ Guaxovia évrervnouérn. On pourrait tirer de là un argument en faveur de la liaison de &v yoduuaorr avec # Üvaxovia rod davdrov: C’est parce que cette dcæxoviæ consistait en une série de commandements extérieurs (êv yoéuuaouv) qu’elle à pu être insculptée dans des pierres. Et SCHMIEDEL relève que dsaxovia 7. av. &v yoduu. fait une meilleure antithèse à ésaxovia 105 nvebuaros que dvaxoviæ rod Savdrov seul. D’autre part, avec cette liaison de &v yoduuaoir à draxovia, le singulier é&v yoduuar (WEIss) se comprendrait mieux que le pluriel. — éyerdn êv Üd£n: Ce ministère de lettre et de mort était cependant un ministère glorieux. Le éyevdn n’est pas synonyme de #v ; BENGEL traduit très bien : gloriam nacta est, «a obtenu une gloire» 1, c’est-à-dire à participé à l’éclat des attributs divins (d0£æ, le rayonnement extérieur de la perfection divine) avec lesquels Moïse est entré en contact. — Gore uÿ Übvaoa.…..: «une gloire telle que... » L’éclat qui rayonnait sur la figure de Moïse (le représentant par excellence de la écaxovia de l’Ancienne Alliance) rest pas toute cette gloire (sur la Od£a xvoiov, nm 122 voir MeyER-HEINRICI, p. 120), mais il en est la manifestation
! [BacHMaNN observe que yéyveoda & désigne toujours le trans-
fert d’un état dans un autre et il en donne des exemples: p. 155, note.]