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frappante, caractéristique, l'échantillon le plus saillant, Exode XXXIV, 29-35 raconte, en effet, que le visage de Moïse rayonnait quand il descendait du Sinaï ou sortait du tabernacle, venant de parler avec Dieu. Il y avait un rayonnement de la majesté divine sur le visage de Moïse, et ce rayonnement (7b) était tel, si éclatant que... (év Ô6ën, &ote). Exode XXXIV, 30 relate simplement que les Israélites craignaient de S’approcher de Moïse et ne dit pas qu’ils étaient incapables de fixer (érevioæ) son visage éblouissant. Mais la iradition juive (cf. Philon, Vita Mosis IT, 2) le disait; du fait que les Israélites avaient peur, elle tirait la conclusion qu’ils ne pouvaient regarder fixement Moïse à cause du rayonnement de son visage. Et Paul reproduit cette tradition dans une intention facile à comprendre : si cet éclat, qui cependant n’était que passager, était déjà tel que les enfants d'Israël n’en pouvaient soutenir la vue, qu’aurait-ce été si c’eût été un éclat permanent! (Hormann). L’apôtre à donc simplement pour but de rehausser la gloire de Moïse. — Paul ne dit d’ailleurs pas plus que l’Exode (v. 33.35) que Moise ait voilé son visage parce que les Israélites n'en pouvaient supporter l'éclat; il indique une autre raison (voir V. 13). — Tv xaragyovuérnr est un participe imparfait : «qui cependant était en voie de disparaître, en train de passer». L’idée n’est pas seulement que d’une manière générale cet éclat n’était que transitoire (n’ayant pas duré jusqu’à la fin de la vie de Moïse), mais qu’il était continuellement, [toujours de nouveau] en train de s’effacer : à chaque fois que Moise sortait d’auprès de Dieu, l’éclat brillait, puis s’éteignait graduellement jusqu’à ce qu’il se ranimât dans sa prochaine rencontre avec Dieu. Cela n’est pas dit expressément dans l’Exode, mais résulte naturellement de ce que chaque fois que Moïse allait auprès de Dieu, l’éclat se renouvelait et que, quand Moïse revenait de parler à Dieu, il se voilait (Ex. XXXIV, 33-35). Cette disparition, cet évanouissement de l’éclat du visage de Moise est, dans la pensée de Paul, le symbole du caractère transitoire du ministère de l’Ancienne Alliance, et de cette alliance même.
v.8.— n&ç odyi, cf. Rom. VII, 32. — Le u&Z2ov porte, non spécialement sur &v 6d£», mais sur toute la phrase : «A com-
bien plus forte raison ceci sera-t-il vrai...» C’est le u&Â4ov de la certitude logique, cf. Rom, V, 9. s. [Selon LiETzMANN, u&AAov aurait, outre le sens: «combien plus sûrement » (cf. Rom. V, 15), le sens : «dans une mesure combien plus grande» (cf. v. 9 : xeooceba)]. Nous avons ici, dans les v. 7-8, la première des trois conclusions que Paul tire, par un raisonnement « minori ad majus de l’antithèse posée au v. 6 (où yoduuaros GAÂà nvebuaros) et qui est comme le thème de tout le développement 7-11. Les deux autres conclusions sont tirées aux v. 9-10 et au v. 11. — Au v. 8, le nerf du raisonnement est dans le mot roù mvebuaros opposé à Toù Davdrov êv youuaorv du v.7 (cf. WEIss, KLÜPPER) : « puisque le ministère de la mort acquérait de la gloire, combien plus le ministère qui est l'instrument de l'Esprit doit-il en avoir ! » — &ozæ ne peut avoir le sens temporel, eschatologique, que lui donne MEYER : « sera un jour, dans le royaume messianique, à la Parousie ». (Le seul appui apparent de cette interprétation est le mot &2xis du v. 12 que Meyer met en avant : la 06£a, dit-il, est objet d’espérance, donc encore à venir. Voir au v. 12). Paul ne veut pas opposer à ce que le ministère de la Loi a été dans le passé, ce que le ministère évangélique sera dans l'avenir seulement :il veut opposer les caractères, la nature de ces deux ministères l’un à l’autre. Donc, il exprime ici ce que le ministère de la Nouvelle Alliance est déjà, sa supériorité non pas future, mais actuelle sur celui de Moise. L'idée de la gloire future, dans le siècle à venir, est tout à fait hors du contexte et serait de peu d’à propos dans le développement de l’apôtre. "£ozæ est donc le futur de la conséquence logique (HOFMANN, HEINRICI, BENGEL : loquitur ex prospectu V. T. in Novum); il exprime ce à quoi on peut légitimement s'attendre, ce qui résulte logiquement du fait passé marqué par éyevñôn êv OdEn.
v. 9. — Les v. 9-10 contiennent le second raisonnement a minori ad majus (voir à v. 8). Ce second raisonnement corrobore le premier (yéo), le justifie en précisant, par les termes Gvaxovia Ts naraugioews et Gvaxovia Ts Ginauoobvng, la nature déjà définie de chacun de ces deux ministères, de manière à faire éclater plus nettement encore la supériorité de l’un par rapport à l’autre. Ces deux versets apportent done