AMENER
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tendu de la personne de Paul et de ses compagnons (RückERT), car, comme le remarque Hormanx, le oxedoç est distingué de la personne même par le fait que Paul dit : « Nous avons ce trésor dans des vases. » Le 6xeüos est ici, comme souvent, (par exemple 4 Thess. IV, 4), l’image du corps, qui s’ébrèche et se brise aisément: « Nous qui possédons ce trésor inappréciable (dans nos cœurs, v. 6), nous le portons avec nous sous l’enveloppe (l’apparence) extérieure d’un corps fragile et misérable ». Cette image de vase exprime aussi l’idée que l'Evangile peut être porté, transporté partout. — Le pluriel oxeveoiv (CÉ. au v. 6: xæçôias) montre qu’il n’y a pas ici d’allusion spéciale à quelque chose de personnel à Paul (comme dans 2 Cor. X, 10; XIE, 5. ss. ; Gal. IV, 14) ; ses compagnons d’œuvre partagent son sort. Toutefois, l’insistance de l’apôtre montre qu'il souffre tout particulièrement des maux mentionnés (WEISS).
Y. 7. — Par le va Paul signale une intention divine. S'il n’existait pas une telle disproportion entre cette richesse spirituelle et l’organe qui en est le porteur, si l’apparition extérieure était conforme à l'essence glorieuse, on serait tenté d'attribuer cette grande puissance à l’homme : mais une semblable disproportion conduit forcément à la rapporter à son véritable auteur. — 7 dxeoBoAr (cf. I, 8) a ici un sens plutôt absolu que comparatif : il n’y a pas lieu de rechercher pardessus quoi la puissance surabonde, ce qu’elle surpasse (par exemple: « plus forte que les épreuves », ou: « que d’autres », HormManx). L’apôtre veut indiquer la grandeur éminente de cette force qui dépasse toute mesure humaine. — rs dvrduews : Paul n’a pas besoin de préciser davantage : l’article ris suffit à indiquer de quoi il s’agit. C’est la puissance de vie spirituelle qui se déploie en Paul et ses compagnons, la force de leur ministère dans le monde, force qui les fait triompher (IF, 44) et qui les rend ixavot (I, 16). Cf. Weiss : « la force extraordinaire qu’il nous faut pour suffire aux exigences de notre vocation et en supporter les souffrances malgré notre faiblesse extérieure. » — % a le sens logique : « soit reconnue être» (Meyer). D’autres entendent: «qu’elle le soit réellement, c’est-à-dire qu’étant ainsi faibles, nous ne soyons pas tentés de travailler par nos propres forces, mais que nous
ne recourions qu’à la force de Dieu, que ce soit bien réellement la puissance de Dieu qui agisse en nous »; cf. I, 9 et XIE, 10 : « C’est quand je suis faible que je suis fort. »
Les v. 8-10 donnent la preuve expérimentale de l’affirmation du v. 7, en montrant comment cette puissance se. manifeste en tant que puissance de Dieu dans les souffrances de Papôtre.
Dans les v. 8. 9 Paul décrit, au moyen de quatre traits. les souffrances et misères qui sont inhérentes à des 6o7çûxiva Gxeby, Mais il apporte et oppose immédiatement à chacun de ces traits un tempérament qui montre le triomphe de la puissance de Dieu dans la faiblesse même de ses serviteurs : Il ne les laisse jamais succomber. — Les quatre termes désignant les tribulations, sont groupés en deux paires et forment une gradation ; les deux premiers se rapportent à des tribulations intérieures !, les deux derniers à des tribulations extérieures. Les participes s'appuient sur le verbe ëxouer du v. 7. — év zavri porte sur chaque premier terme des quatre antithèses ; il signifie, non pas: «en tout temps» (HOFMANN), mais: « de toutes manières, de toutes façons » (Meyer). Weiss entend: «en quelque circonstance qu’on puisse se trouver » (1 Thess. V, 18). — 1'e antithèse : &466mevor: «pressés, angoissés » (de 4248, premo, urgeo, puis : cexo, affligo ; au passif : tribulor. Odùs red luuuévr, via arcta, anyustior) ; — mais cependant pas ozevoywgoduevor: «si étroitement serrés que nous ne puissions plus bouger, réduits à l'extrémité, à l’impuissance, sans issue ». (orevoywoéo, intrans. : «être serré, à l’étroit » : transit : «serrer, comprimer ».) — 2%° antithèse: éxogovuevor: «embarrassés, perplexes, ne Sachant que devenir, ne voyant pas d’issue » : — mais cependant pas éarogoëuevor: «réduits au désespoir ». (éfanogeto da, déponent dansleN.T.:prorsus inops sum, despero.) L'idée est que, lors même qu’ils n’apercoivent aucune issue, ils ne sont pourtant pas privés de tout espoir d’en trouver une ; le &£ renforce l’idée du simple éropeïoÿa. Au chap. I, 8, Paul à affirmé de lui-même un éfarogsio®a, mais non pas absolu: le éxoçeïoftar y est déterminé par zoû &ÿv. Ce fut là
‘ [Ce sens convient-il vraiment à SArféuevor ?]
un cas particulier et momentané [remarquez l’aoriste, indiquant que Paul en est sorti] qui ne détruit pas la règle. — gme antithèse : Owxduevor: « poursuivis par l'ennemi » ; — Mais pas éyxaraleunduevor : « abandonnés (de Dieu}sans dé: fense entre les mains (&) de l’adversaire ». — {me antithèse : xaraBaléueror: « jetés à bas (par l’ennemi qui nous poursuit et saisit) » ; — mais pas drollëuevor : «ce n’est pas le coup de mort, comme on l'aurait cru ; nous ne sommes pas des gens qui périssent, en voie de perdition » (présent).
V. 10. — xavrore, mis en tête, a l’accent (cf. le &v xavri, v. 8, et le dei, V. 11). — véxgwous résume les quatre termes employés dans les v. 8. 9 pour désigner les tribulations. Ce mot embrasse tous les maux, toutes les souffrances aboutissant à la mort, qui s’attachent au ministère de Paul. Néxoowous n’est pas l'équivalent de dévaros, mais désigne l'acte (la mise à mort, la mortification) qui a pour effet l’état de 9&varos. Cet état commence sans cesse pour Paul et ses compagnons ; ils sont constamment livrés à la mort. Cf. le tableau XI, 23-29 et Rom. VIIE, 35. 36 (évexer 005 Javaroduedæ GAnv Tv Quéçar.) — Cette véxowois est la véxowors Toù Inoo®, c’est-à-dire que c’est la reproduction continuelle de la mort de Jésus-Christ en la personne de Paul: «son supplice se reproduit en nous, veut dire l’apôtre, parce que nous continuons son œuvre et souffrons ainsi des souffrances analogues aux siennes » : cf. 1, à (rà nadmuara 10 Xowo1od);: Col. I, 24 ; Phil. ILE, 10 (ovuuopgquéduevos 1@ d'avdro œètoÿ). MEYeRr-HEINRICI : Ce qui a eu lieu chez Jésus en une fois est le caractère constant de la vie de Paul; cette vie est un continuel processus de mort dont l’issue est le martyre. La véxowo1s eSt comme quelque chose [une nécrose !] qui serait attaché au corps de l’apôtre et qu’il porte partout avec lui. — 100 ‘Ino0® : il s’agit de la personne historique de Jésus; Paul rappelle le fait historique de la croix. — Le xvçgiov du T. R. (d’après KL) doit être retranché (avee 8 A B etc. It. Vulg. Copt.). — megrpéoovtes : «nous promenons avec nous ce perpétuel crucifiement, nous montrons partout au monde en notre personne cette mort comme si elle nous était attachée. » — êvr® oœuan rappelle les dorpdxiva oxebm du v. 7, qui sont la condition de ce perpétuel danger de mort. — Plu-