VI, 1-VII
Dans la sous-section précédente (V, 11-21), l’apôtre à montré ce qu’est le ministère chrétien en lui-même et vis-à-vis du monde: c’est un ministère de réconciliation, c’est l’agent d’une œuvre d’origine toute divine, œuvre de nouvelle création, qui, chez ceux qui en sont les instruments ne laisse pas place au moi ; l’amour de Christ en est l'âme ! Paul passe maintenant, dans une seconde sous-section (VI, 1-VIT, 1), de son ministère envers le monde à son ministère envers l’Eglise, envers les lecteurs spécialement (ow&s). Ce qu'il a dit du premier est vrai aussi du second : c’est avec une abnégation absolue qu’il s’en acquitte, n’ayant en vue que le salut des Corinthiens; c’est là le motif unique de ses exhortations. Cette seconde sous-section se divise en deux paragraphes : a) activité de Paul envers les Corinthiens (VI, 1-10) ; b) appel à leur cœur et sévère exhortation morale (VI, A1-VIL, 1).
a) VI, 1-10.
1 0r, étant ses coopérateurs, nous vous exhortons aussi que ce ne soit pas en vain que vous ayez reçu la grâce de Dieu. ? Il est dit en effet: «Au temps favorable je t'ai exaucé et au jour du salut je t’ai secouru ». Voici maintenant le temps bel et bien favorable, voici maintenant le jour du salut. * Nous ne donnons aucun scandale en rien, afin que notre ministère ne soit pas blâmé; ‘ mais en tout nous nous recommandons nous-mêmes, comme serviteurs de Dieu, par beaucoup de patience dans les afflictions, dans les nécessités, dans les angoisses, * dans les coups, dans les prisons, dans les émeutes, dans les travaux,
1 [Nous supprimons ici une page sur la nécessité de l’expiation d'après Rom. IF, 25. La rédaction n’en est qu’ébauchée, et l’auteur l’eût certainement refondue.]
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