XIV GEORGES GODET
Nagel à Neuchätel. Nommé diacre à la Chaux-de-Fonds le 18 juin 1871, il se consacra vaillamment à sa nouvelle tâche à un moment et dans un milieu où le travail des pasteurs était loin d’être toujours facile. En septembre de l’année suivante, il eut le privilège de faire avec son père un voyage en Palestine. Vint l’année 1873, avec toutes les luttes politiques et ecclésiastiques dont elle fut marquée dans notre pays. Le projet de loi élaboré en février par Numa Droz pour ouvrir au christianisme libéral les portes de l'Église neuchâteloise n’eut pas d’adversaire plus convaineu et plus ardent que G. Godet ; ce fut de même sans hésitation et sans arrière-pensée qu'après le vote mémorable du 44 septembre il se joignit au mouvement qui eut pour résultat la fondation de l’Église indépendante. Ainsi prirent fin d’elles-méêmes ses fonctions à la Chaux-de-Fonds, où les trois pasteurs en charge sulfisaient désormais aux besoins de la nouvelle paroisse. Il ne devait pas tarder, ui reste, à retrouver une activité pastorale.
Parmi les paroisses récemment créées, l’une des plus faibles, au point de vue numérique, était celle de Cernier- Fontaines : à vrai dire, il n yavait pas encore dans ces localités d'église régulièrement constituée, mais seulement un groupe de personnes résolues à maintenir la foi au Christ- Sauveur et à qui ne suffisait pas « la morale du premier des républicains », qu’un pasteur libéral était venu leur prêcher peu de temps auparavant. Le soin d'organiser ce groupe fut confié en juin 1874 à Georges Godet.
La tâche du jeune pasteur n’était pas facile : fonder, consolider, rendre viable une église indépendante dans le centre rationaliste qu'était alors Cernier n’était pas une mince besogne. Mais Georges Godet possédait à un haut degré les dons et les qualités nécessaires pour faire face à la situation : bientôt, grâce à la bénédiction de Dieu qui reposait visible-
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