‹ La seconde épitre aux CorinthiensChapitre 9 sur 117 · GEORGES GODET XV · texte numérisé non relu

GEORGES GODET XV

ment sur l’activité de son serviteur, l’église, d’abord toute petite, devint une grande famille où florissaient l'amour fraternel, le dévouement, la générosité. Les sermons très riches de pensée du pasteur captivaient et édifiaient ses paroissiens, faisaient naître et fortifiaient les convictions. La construction d’une modeste chapelle assura définitivement l'existence de la paroisse indépendante de Fontaines-Cernier. L'édifice fut inauguré le 1% mars 1875 ; quatre cent cinquante auditeurs accourus de toutes les paroisses du Val-de- Ruz et d’autres parties du pays, se pressaient dans le petit temple destiné à contenir deux cent cinquante personnes environ. M. le pasteur Robert-Tissot, de Neuchâtel, prit d'abord la parole comme représentant des autorités synodales et prononça la prière de consécration. G. Godet, préchant ensuite sur Ésaie LXVI, 1 et 2, chercha à prévenir les malentendus que pourrait faire naître la construction du premier lieu de culte indépendant: « Ce n’est point. certes, dans le but d’accentuer encore la division qui af-. flige les Églises de notre pays; ce n’est point pour nous séparer davantage de nos frères de l'Église nationale et de l’ensemble de nos concitoyens que nous avons bâti cette

maison. Rien n’est plus loin de notre pensée. Nous aimons

sincèrement nos frères, à quelque Église d'ailleurs qu’ils appartiennent ; nous nous intéressons à tout ce qui touche la vie de notre peuple; nous voudrions pouvoir, selon les principes inscrits dans la constitution de notre Église, faire du bien à ce peuple tout entier, et nous avons la conviction que Dieu nous donnera de plus en plus la foree et les moyens de le faire! Non, nous ne sommes nas une scete orgueilleuse et indifférente à tout ce qui n’est pas elle. Ce temple, qui sera toujours ouvert à quiconque voudra venir s’y édifier avec nous, répond à une pensée plus élevée que celle qu’on nous prête parfois. Nous assurer les moyens d'entendre chaque dimanche cette prédication de l'Evangile de Jésus-Christ, pour le maintien de laquelle notre Eglise a été fondée, et nous assurer la liberté de consacrer au eulte ces heures du dimanche qui y sont si naturellement destinées, voilà tout ce que nous avons voulu!»

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