‹ La seconde épitre aux CorinthiensChapitre 80 sur 117 · SELON OT LT RRTTEEN · texte numérisé non relu

SELON OT LT RRTTEEN

(Éphés. V, 8. 41. s.). — La tournure xcwovie xods, qui marque une relation d'association personnelle, est fréquente chez les classiques.

v. 45. — La troisième question ({re de la seconde paire) oppose les deux sphères d’après leurs chefs personnels : Christ et Bélial, ou plutôt Béliar. La leçon Beliæo est en effet celle de RB CL P Copt., tandis quele Bei? du T. R. n'apour lui que quelques Minuse. et la Vulg. On trouve, en outre, Be- Àiaÿ dans F G, et Beliar dans DE K. — Beliae est la trans-

cription (avec passage du 2 au @) de l’hébreu y» 2 (de 192

particule privative, et 65, hiphil : «être utile»). Ce mot, qui signifie proprement : «non-valeur », «sans utilité », puis, par application à une personne: « bon à rien », « vaurien », n’est pas employé dans l’A. T. comme nom propre, mais seulement comme appellatif (par exemple 2 Sam. XXII, 5; Nahum IE, 1. etc.) : les LXX le traduisent par xmagdvouos, doeffis. Les écrits juifs postérieurs (par exemple le Testament des Douze Patriarches !) en font un nom propre, sous la forme Béliar, corruption du mot hébreu dans la langue des Juifs hellénistes. (La leçon BeZiæ?, dans notre passage, est un retour à la forme hébraïque.) C’est un des nombreux noms que les Juifs d’après l’exil donnaient aux démons, qu'ils envisageaient comme les dieux du paganisme. Ce nom, emprunté par Paul à la tradition rabbinique, ne se trouve pas ailleurs dans le N.T. L’apôtre le choisit ici parce qu'il est tout particulièrement propre à exprimer la méchanceté, l’immoralité de ce prince des ténèbres (oxd70ç, v. 14) qui s'oppose à Christ. Béliar, c’est la malitia, la nequitia personnifiée. [Bousser trouve déjà dans Ps. XVII, 5 (— 2 Sam. XXI, 5) une espèce de nom propre: Bélial apparaît là comme un dieu du monde souterrain et de la mort, ce qui explique bien l'application de ce nom au diable dans la littérature du judaisme postérieur. En outre, Bousser admet que dans notre

1 [Dans une vingtaine de passages : Ruben IL; IV; VI; Siméon V; Lévi IL; XIX, etc. Cf. Kaurzscn, Die Apohryphen und Pseudepigraphen des A. T., 2e vol., p 458-506. — De même, l’Ascension d'Esaïe: I, 8; LL, 4 ; LL, 44. 13 ; IV, 2; V, 1. 45. Cf. HENNECKE, Neutest. Apokr., p. 293. ss.].

passage le nom Beliao, opposé à Xovors, désigne l'Antéchrist, ce suprême et terrible adversaire de Dieu, d’origine diabolique, mais revêtu d’une forme humaine, qui devait apparaître au cours de la période finale soit comme un tyran, soit comme un faux prophète. Bousser compare 2 Thess. IE, 3, où, pense-t-il, les expressions 6 &vdçowxos Tÿs dvouias, à vids Tÿç énwÂeias pourraient bien être une traduction de Bélial.} — ovupornors : «harmonie, accord de deux voix pour chanter ensemble. »

Étant donné ce désaccord entre les maîtres, les disciples ne sauraient s'entendre, partager la même vie, les mêmes jouissances ! C’est la conséquence que tire le v. 15°, par la quatrième question, qui oppose les adhérents des deux principes en présence. Deux soldats de deux armées ennemies ne partagent pas le même butin, la même part: un xeovôs et un &moros ne possèdent rien en COMMUN. — wegés : «part assignée, portion», cf. Act. VIIL 21; Ps. XLIX, 19 (LXX).

v. 16. — Cinquième question (isolée). Le dé marque une gradation : « Et bien plus encore... !» C’est l’idée la plus haute de la sainteté du chrétien que Paul exprime iei et qui s'oppose absolument à tout accord avec le paganisme — ovyrxarddeous, Cf. Luc XXIIT, 51: oùros oùx fr ovyxararedeuuévos ! 1 BovÂT nai 17 nod£er adrov ; Ex. XXIIL, 1 : où ovyxatTadmon era toù ddixov. Le substantif se trouve chez les classiques et chez Philon. — Il n'est pas nécessaire de sous-entendre vœoÿ devant eüw2wr. L'idée est plutôt: «le temple de Dieu et les idoles ne peuvent rien avoir de commun, les idoles n’ont rien à faire avec le temple de Dieu: ce sont choses qui s’exeluent. » Cf. 1 Cor. X, 20. 21.

v. 46. — Aux cinq questions succède une affirmation solennelle qui s'y rattache étroitement par ydo : « Je parle ainsi que je viens de le faire, car le temple de Dieu, cest vous-mêmes (ou: nous-mêmes); vous ne pouvez (ou : nous ne pouvons) donc rien avoir de commun avec le paganisme ». — Le vads, c’est ici chaque chrétien, individuellement (4 Cor. VI, 19) et non l’Église (4 Cor. IL, 46. s.). — Les

! [ovyxararideuc, moyen, proprement: «je dépose avec quelqu’an mon vote dans l’urne » ; cf. l'expression #7por rdéva].

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