VI, A4-VII
a) On relève un certain nombre de éraf Aeyôueva.— Mais à part cela, la langue et les idées sont tout à fait pauliniennes. Les quelques termes peu ordinaires qu'on signale ne sont pas une preuve: plusieurs sont tirés de l’A. T. {LXX) : navroxçdrwoe, Beliæo. D'ailleurs les hapax sont partout fréquents chez Paul. Ge passage n’est pas: le seut qui prouve quelle richesse de termes possédait l’apôtre pour exprimer en grec toutes les nuances de sa pensée.
b) On a objecté les formules de citation :xaddç eixer 6 des. Aëye x6ç10ç (HeiNrici). — Mais le Zéyer x6ços qui revient deux fois (la seconde fois avec le qualificatif zavroxodrwo) est cité de PA. T. lui-même; ce n’est pas une formule de citation de Paul. Et quant au xa9ç eîner 6 de6ç, il s’explique par le fait que dans le passage de l’A. T., c’est précisément Dieu même qui parle.
ce) SCHMIEDEL, ne tient pas ces objections pour décisives, non plus que celle indiquée plus bas sous lettre d). En revanche, il insiste sur l’emploi de o&g£é (VIL 1) dans un sens non-paulinien (cf. HoLSTEN), qui lui paraît trancher la question. — Mais nous avons vu ce qu'il en est dans l'exégèse. [LierzManx dit très bien : Pour beaucoup de critiques, il est plus facile de croire à une interpolation que d’admettre chez Paul une manière de s’exprimer qui ne soit pas absolument systématique. |
d) La grande objection est l'absence de lien logique que l’on prétend constater entre notre passage et ce qui précède. Les versets VI, 14-VIL 1 interrompent, dit-on, la marche de la pensée, et VII, 2 se relie bien mieux à VI, 43, si l’on retranche ce qui les sépare. — Il est vrai qu’à y regarder superficiellement, VII, 2 semble être la suite naturelle de VI, 13. Mais, d’abord, dans une lettre aussi vive et émue que la nôtre, un défaut de suite logique ne serait pas une preuve décisive (M£YER). Puis le lien, nous l’avons vu, existe. Replacons-nous dans la situation : le cœur de Paul est très ému: il vient de parler de ses souffrances, de son labeur pour l’Eglise, de sa tendresse paternelle pour les Corinthiens ; sa bouche s’est ouverte pour leur parler en toute franchise. Or, il est inquiet à leur sujet, inquiet pour leur salut (wÿ eis xevôv.. VI, 1). Il passe donc à ce sujet spécial qui le préoc-
chébis.i