VI, 14-VII
cupe, et, après leur avoir dit: « Aimez-nous comme nous vous aimons », il ajoute tout naturellement : « Et conduisez-vous d’une manière digne de l'Évangile. en rompant tout lien avec le paganisme ». Il vient de rappeler son ministère, ce qu’il a été parmi eux (v. 3-10) : « Voilà les sacrifices que je fais chaque jour pour vous !» On comprend que lui vienne ensuite la pensée : « Et vous, que faites-vous pour Christ ? » C'est le zagaxaletr uÿ du v. 1 qui se déploie ici dans un langage ferme, sévère comme celui du vrai amour, de l’amour d'un père. Ce zagaxazeir du v. 1 annonce quelque chose, une exhortation sérieuse. Où est-elle, si VE 14. ss. ne sont pas authentiques ? Cette exhortation est préparée (voir Hor- MANN, ZAHN) par tout le passage VI, 3-10, où Paul rappelle sa propre loyauté, sa fidélité dans son œuvre pour l'Église, qui lui donne le droit d’exhorter, de reprendre: aussi, après avoir fait appel (41-13) à l’affection des Corinthiens pour lui, lapôtre les exhorte en effet, car ils sont en voie de concessions dangereuses aux coutumes et jouissances paiennes. Il leur en avait déjà demandé le sacrifice (ef. 4 Cor. X). Mais il ne l'avait pas obtenu de tous. Il s’agit maintenant pour eux, sous peine de se priver de la grâce (v. 1), de rompre avec ces derniers restes d’habitudes paiennes. Ils le doivent: c’est affaire de fidélité à Christ et aussi d’affection pour leur apôtre qui le leur demande ! Cette dernière idée est le vrai lien caché entre le v. 43 et le v. 14: « Aimez-moi, et par conséquent faites maintenant ce que depuis longtemps je réclame de vous ! » — On à montré également (WEIZSÂCKER, KLÔPPER) le côté personnel que cette exhortation, tout indiquée en soi (étant donné ce que nous savons de l’Église de Corinthe par À Cor. et de l’immoralité de cette ville), peut avoir aussi iei. Depuis l'envoi de 4 Cor., le parti judaïsant avait levé la tête, attaqué l’apôtre ! Il ne s’agit pas de laisser à ce parti le monopole de la prédication morale, avec son légalisme. Paul tient à montrer qu'il est un adversaire aussi décidé qu'eux du paganisme ! Mais ce ne peut être là que le but secondaire. Le but premier, c’est le salut de l’Église (VE, 1).
Ajoutons encore que si on passe directement de VI, 13 à VIE, 2, la phrase yoofoare fu&s apparaît comme une répétition superflue de l’idée du marévdnre (v. 13). Tandis que si
l’exhortation VL 44-NII, 1 s'intercale entre deux, VIL 2 se présente tout naturellement comme un retour à l’idée de VI, 43, pour appuyer l’exhortation, comme VI, 3-13 la préparait.
Troisième morceau: Consolation et joie de Paul à la suite du retour de Tite.
Ce troisième morceau forme la clôture de la première partie de l’épitre. L’apôtre y reprend, pour le clore, le sujet de ses relations personnelles avec l'Eglise, qu’il avait commencé à traiter dans le premier morceau (I, 12-I, 13) mais qui avait été interrompu par le grand morceau sur le ministère (IL, 14-VIE, 1). Les versets 2-4 servent de transition; le v. 5 renoue avec IL, 43.
2 Donnez-nous place (dans vos cœurs)! Nous n’avons fait tort à personne, nous n’avons ruiné personne, nous n’avons exploité personne. Je ne parle pas ainsi pour (vous) condamner. Car j'ai dit tout à l’heure que vous êtes dans nos cœurs jusqu'à communion de mort et de vie. # J'ai une grande assurance envers vous, j ai beaucoup de motifs de me glorifier à votre sujet ; je suis tout rempli de consolation, je surabonde de joie au milieu de toute notre affliction.
* En effet, lorsque nous fâmes arrivés en Macédoine, notre chair ne put avoir aucun relâche, mais (nous étions) affligés de toute façon : au dehors des luttes, au dedans des craintes ! 6 Mais celui qui console les humbles, Dieu nous a consolés par l’arrivée de Tite, 7et non seulement par son arrivée, mais aussi par la consolation dont lui-même avait été consolé parmi vous (ou : à votre sujet), quand il nous raconta votre désir ardent (de nous revoir), vos gémissements, votre zèle pour moi, de sorte que j'en ai eu plutôt de la joie. 8 Car si même je vous ai attristés par cette lettre, je ne m’en repens pas, bien que je m’en sois (un moment) repenti. Car je vois que cette lettre vous a, ne fût-ce que temporairement, attristés. ° Main-