‹ La seconde épitre aux CorinthiensChapitre 86 sur 117 · VII, 9-46). VIL · texte numérisé non relu

VII, 9-46). VIL

tenant je me réjouis, non de ce que vous avez été attristés, mais de ce que vous l’avez été (d’une tristesse qui vous a portés) à la repentance; car vous avez été attristés selon Dieu, afin de n'être lésés en rien par nous. 10 Car la tristesse selon Dieu produit une repentance à salut dont on ne se repent jamais: mais la tristesse du monde produit la mort. Car voici, ce fait même d’avoir été attristés selon Dieu, quel empressement n’a-t-il pas produit chez vous! bien plus, quelle défense, quelle indignation, quelle crainte, quel désir ardent de (me revoir), quel zèle, quelle punition !En tout (cela) vous avez démontré que vous êtes personnellement innocents dans cette affaire. {2 (Vous voyez) donc (que) si je vous ai écrit, ce n’a été ni à cause de celui qui a fait l’injure, ni à cause de celui qui l’a reçue, mais pour faire éclater votre empressement, tel qu’il existe pour nous parmi vous devant Dieu. Voilà pourquoi nous avons été consolés. Et, outre notre consolation, nous avons éprouvé encore une beaucoup plus grande joie de la joie de Tite, (causée par le fait) que son esprit a été tranquillisé par vous tous. !# Car si je me suis glorifié de vous en quelque chose auprès de lui, je n’en ai pas eu de confusion ; mais, de même que nous vous avons toujours parlé en toute vérité, ainsi notre glorification devant Tite s’est trouvée, elle aussi, être la vérité. !5 Et son cœur est d'autant plus porté pour vous qu’il se rappelle l’obéissance de vous tous, la manière dont vous l’avez reçu avec crainte et tremblement. {Je me réjouis, car je sais que je puis en tout point m’assurer en vous!

V. 2. — yoonoare juäs (= mlarévdnre de VI, 13) : «donnez-nous place dans vos cœurs, recevez nos personnes et nos exhortations !» — oëùdéva...: L'asyndeton trahit la vivacité du sentiment. L’apôtre exprime vivement, pour les repousser, les choses qu’on lui reprochait et qui pouvaient empécher les Corinthiens de lui ouvrir largement leurs cœurs. — môvxpoauer : De quelle injustice l'accusait-on ? Il faut sans doute penser aux blâmes, aux jugements sévères contenus dans sa précédente lettre, et au sujet desquels Paul

tient à dire : « Je n’ai voulu être et n’ai été injuste envers personne ». Ou bien s'agirait-il du passage qui précède immédiatement (VI, 14. ss.), de sorte que Paul voudrait dire : «Ce n’est pas que je prétende m'’ériger en juge et faire tort à qui que ce soit » ? Mais ce qui suit est plutôt en faveur de la première explication. Les termes qÜeioau et mAsoventetr ne sont guère en rapport avec VI, 14. ss — Beaucoup d’interprètes rapportent le épdeigauer au cas de l’incestueux (eis OÂedoov capgx6ç, 1 Cor. V, 4); cf., dans notre épiître, IL, 7, qui vise soit l’incestueux, soit un autre coupable, dont Paul a voulu le salut, non la perdition, en exigeant, comme ik lavait fait (ch. I), son châtiment de la part de l'Eglise. — énheovenroaue : Cf. II, 11. Ce verbe n’exprime pas l’idée de domination (qu’on à voulu y trouver), mais celle de profit. injuste, d'exploitation. Il est probable que c’est la collecte: qui avait donné lieu à cette accusation : on disait que Paul exploitait les Corinthiens, disposait indûment de leurs biens, peut-être même pour son profit personnel. Voy. l’allusion à - cette accusation dans XII, 17. 18.

v. 3. — «Je ne parle pas ainsi pour vous condamner, vous humilier. » (Il faut évidemment sous-entendre ur comme complément de xaréxçrowv). Cette déclaration se rapporte à ce qui vient d’être dit au v. 2 : la justification personnelle de l’apôtre et son appel, sa demande d’accueil, qui devraient être superflus, sont bien, en effet, la condamnation des Corinthiens ! (Eh ! bien, non, dit Paul, ce n’est pas dans cet esprit-là que je parle, ce n’est pas pour vous faire des reproches ; tel n’est pas mon but. Car. » En d’autres termes : « Je ne suis pas pour vous un juge, qui vous condamne durement, mais un pére, plein d’anxiété et de sollicitude.» — xçoetox : «j'ai dit tout à l’heure » (VI, 44. ss.). — sis 76. marque jusqu’à quel degré Paul les porte dans son cœur. Cette: idée n'avait pas encore été exprimée ; Paul est ici son propre interprète (MEYER). — Les deux infinitifs ovrarxodavetr et. ovvéÿr ont pour sujet sous-entendu, non du&s, mais #u@c, car le sujet actif dans la phrase, c’est Paul : c’est lui qui les. à dans son cœur et les y garde, de sorte qu’il est prêt à mourir et à vivre avec eux (KLÔPPER); il ne voudrait être séparé: d'eux ni dans la vie, ni dans la mort. On a voulu expliquer

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la place du ovuvarodavetr, en supposant que le our£yr désigne la vie éternelle. Mais cette mise en avant du éxodavetr n’a rien d'étonnant de la part d’un homme qui vit en perpétuel danger de mort ([V,7. ss.).[ Cf. du reste 2 Sam. XV, 21.]

Le v. 4 apporte une nouvelle preuve à l’appui de l'affirmation xoûs xardxçiour où Aëyo : «Je vous condamne si peu que, tout au contraire, je suis content de vous, je me glorifie et me réjouis à votre sujet ! » Notre v. sert en même temps à préparer le développement des v. 5. ss. au moyen de termes généraux : zapdxÂnous, yao& vont être le thème de tout ce qui suit dans v. 5-16. — xo4 xmaçonoia: «une grande confiance, assurance » : cf. le même sens dans Philém. v.8: «quoique ayant une grande confiance (assurance) pour t’ordonner ce qui convient. », c’est-à-dire : «quoique je sache que je pourrais avec confiance (avec l’assurance que tu m’obéiras) te commander, je préfère exhorter (inviter). » — L’apôtre peut parler de confiance (æaæoonoia) : en effet, il à « beaucoup de motifs de se vanter à leur sujet » (xoÂ4ÿ xaÿanors), c’est-à-dire beaucoup de choses qu’il peut relever à leur honneur. Pour dxèo buy, cf. le bnèo quor de V, 12 («à cause de nous»). Il ne s’agit pas d’une glorification tout intérieure devant Dieu (OsrANDER) ; le v. 14 montre que Paul a vanté les Corinthiens à Tite, et il sait qu’il ne s’est pas trompé en cela : l’accueil qu’on a fait à ce dernier et à la lettre de l’apôtre le prouve suffisamment.

4b, — Il y a gradation entre les deux verbes : zexAiooua (parfait avec sens du présent) et dmeopmeorocetouar, comme entre les deux substantifs : maodx Amos et yapt. — L'emploi de l’article (zÿ) s'explique parce que Paul parle de la consolation spéciale, de la joie déterminée dont il va faire mention (v. 6. ss.)— Pour le passif dxeopxegrooedouar, «je suis pourvu : surabondamment de », ef. Matth. XITT, 12 ; XX V, 29. Le sens transitif de l’actif zeosooedo («faire abonder, pourvoir largement quelqu'un de quelque chose») est rare et récent.— éxi näon 1ÿ dAlype se rattache aux deux verbes; éxi ne signifie pas, comme souvent, après, mais : dans, avec, à l’occasion de (en allemand : bei); ef. I, 4; Philém. v. 7.

v. 5. — xai ydo: «Car,eneffet...» Ce verset et les suivants vont expliquer cette consolation et cette joie dont il à été

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