‹ La seconde épitre aux CorinthiensChapitre 87 sur 117 · VIL · texte numérisé non relu

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question au v. 4. Il ne faut donc pas rattacher le v. 5 spécialement aux derniers mots du v. 4, mais à l’idée principale de ce v.— Paul renoue ici le fil de son récit, qu’il avait interrompu à I, 15 pour faire place à la grande digression sur le ministère. Ce n’est qu'après avoir complètement écarté tout blâme et tout jugement injuste des adversaires de ce ministère, après avoir fait son apologie complète, qu'il revient à sa situation actuelle et à ses relations avec les Corinthiens pour sceller dans la suite du chapitre (v. 5-16) la réconciliation avec eux. — Nous avions laissé (I, 12. 13) Paul en Macédoine, plein d’anxiété de ne pas voir arriver Tite. Mais voici, Tite [est arrivé (v. 6) et a pleinement rassuré l’apôtre (v. 7)]. — oddeuiar Soymuer äveow, Cf. I, 13. Mais là c'était son avedua qui n'avait pas de repos; dans notre passage, c’est sa odoë. Les deux sont vrais : l’anxiété est allée jusqu’à ce qu’il y a de plus profond en lui, le zveüwa ; c’est avant tout une angoisse de nature spirituelle, religieuse, puisqu'il s’agissait du salut de l'Église. Mais son être tout entier en a été bouleversé ; sa odoëf même en a été ébranlée, son organisme physique (pour ne rien dire de sa wvy#) en à souffert. Le mot o&oë désigne de nouveau ici, comme VII, 1, la vie physique, le corps. — uv: Paul associe Timothée aux impressions qu’il décrit. — d44’ &v zavri dubôuevor se rattache à l’idée de la première partie du verset, qu’on pourrait formuler comme suit: « nous n’étions pas en repos ». Paul ajoute : « mais (bien plutôt) tourmentés de toutes façons ! » Il y a donc relation pour le sens, mais anacoluthe quant à la forme, puisque le verbe manque. — Un verbe fait également défaut à u&ya et à pôgor, ce qui rend l’expression plus vive: «des luttes au dehors, des craintes au dedans!» Les luttes sont celles avec les adversaires, cf. XI, 26 : les craintes sont les inquiétudes mortelles de Paul sur le résultat de la mission de Tite à Corinthe (IT, 42. 43).

v. 6. — Le présent d zaoaxalüy signifie : « celui dont c’est l'office de consoler » ; cf. [, 3.— tods Tamewvods: «ceux qui sont ‘tout en bas”, à terre, c.-à-d. abattus, affligés.» — u&s : «nous qui étions alors dans cette catégorie des zaxervod.» — Ô dedç: «à savoir Dieu ! » [précise solennellement le sujet de maçgexdecer, déjà indiqué par 6 zaoaxalüv]. —

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