‹ La seconde épitre aux CorinthiensChapitre 93 sur 117 · VIU, 18-24). VILL, 16 A · texte numérisé non relu

VIU, 18-24). VILL, 16 A

louange en ce qui concerne l'Évangile (s’est répandue) à travers toutes les Eglises. 1% Et non seulement cela, mais encore il a été élu par les Églises pour être notre compagnon de voyage en ce qui concerne cette grâce dont nous avons l’administration, pour la gloire du Seigneur et pour notre propre encouragement. % Nous voulons éviter que quelqu'un ne nous blâme à l’occasion de cette largesse qui est administrée par nous. 2! Car nous ne nous proposons que ce qui est bien, non seulement devant le Seigneur, mais aussi devant les hommes. ?? Et nous avons envoyé avec eux notre frère, dont nous avons souvent et en beaucoup de choses apprécié le zèle, mais qui maintenant est beaucoup plus zélé encore par la grande confiance qu’il a en vous. # Soit qu’il s’agisse de Tite, il est mon associé, et, en ce qui vous concerne, mon collaborateur; soit qu’il s’agisse de nos frères, ils sont délégués des Églises, (ils sont) gloire de Christ. 2 Manifestez donc envers eux, à la face des Églises, la preuve de votre amour et (du droit que nous avons) de nous glorifier à votre sujet.

Paul présente à ses lecteurs les envoyés (Tite et deux autres) qu'il délègue à Corinthe pour y présider à l’achèvement de la collecte.

a) Tite. (V. 16-17).

v. 46. — Après avoir écarté l’idée qu’il prétende leur imposer quelque chose (v. 8-12) et celle qu'il veuille les dépouiller pour en enrichir d’autres (v. 13-15) — deux objections que les Corinthiens auraient pu soulever contre la collecte, — Paul revient à la personne de Tite, dont il a déjà parlé, et à son mandat (v. 6), afin de le recommander, ainsi que ceux qui l’accompagnent et vont partir aussi avec cette lettre, et afin de leur assurer un bon accueil auprès de l’Église. — ôë est progressif. — oxovô#r : Le zèle de Tite est sa meilleure recommandation. Paul reconnaît dans ce zèle l’œuvre de la grâce de Dieu; de là le ydors 1 de. — vyv aùrir ne peut signifier que : «le même que j'ai moi-même pour vous ». — Le présent &ô6vr (R B C K P) exprime l’idée que le zèle de Tite lui est continuellement donné de Dieu. Paul envisage

son compagnon comme étant, dans sa mission, constamment sous l’effet de la grâce divine. L’aoriste ddvx (DEF GL Vulg. Syr.) signifierait que le don à eu lieu à un moment déterminé.

v. 17. — Preuve de ce zèle de Tite pour les Corinthiens : sans doute, d’un côté (uév), il a accepté, en docile subordonné de l’apôtre, le mandat que celui-ei voulait lui confier de retourner maintenant à Corinthe (7ÿr maçdxAnour édé£aro : «il a répondu à mon invitation à aller à Corinthe» :cf. le xaçaxahéoaæ du v.6, qui a le même sens); mais, dé l’autre côté (Ôé), «étant pour vous oxovôæregos (plus zélé que ne comporterait la simple obéissance à un mandat), il est parti pour se rendre chez vous de son propre mouvement, volontairement, sans se faire prier (œédæigeros)», c’est-à-dire : «il ne s’est, d’un côté, pas mis lui-même en avant, il a simplement répondu à mon appel, mais il y a eu, d’autre part, dans son acceptation, l’élan, l’empressement de la libre spontanéité ; mon invitation a correspondu à un sentiment qui vibrait déjà dans son cœur » (cf. VIE, 45). — &£74dter est un prétérit épistolaire, comme les ouveréuyauer des v. 18 et 22; celui qui écrit {ou qui dicte] se transporte par la pensée au moment où la lettre sera reçue. Cf. Gal. VE, 44.

b) Le second envoyé de l’apôtre. (v. 18-21).

v. 48. — Le our - du verbe se rapporte, comme le wer” aœdrod, à Tite, qui est le chef de la députation : «Nous avons envoyé en même temps (our) avec lui (uer’ œôtod).» — 1ùv GôeÂpr….. où à Émawvos.. Paul ne nomme pas ce délégué; ce n’était pas nécessaire, ! parce qu’au moment de la lecture de l’épître il serait présent. Le v. 19 conduit à penser que Paul n’avait pas eu jusqu'ici de relations personnelles spéciales avec ce frère, et que c’était un Macédonien. Mais il est inutile de vouloir le déterminer davantage. On a pensé à Barnabas, à Silas, et surtout à Luc, qui, effectivement, accom-

1 [LIETZMANN remarque que Paul nomme régulièrement les personnages dont il parle ou qu’il recommande : c'est une manière de les honorer. LIETZMANN suppose donc que dans notre v. et au v. 22 les noms des délégués figuraient dans la lettre originale. On les aurait ensuite retranchés, parce que les délégués avaient laissé un mauvais souvenir dans l’Église. (?)]

pagnait Paul dans son dernier voyage à Jérusalem. (Cf. la souseription «par Tite et Luc » ajoutée à la fin de notre épitre dans K L Syr. Copt. etc.). On à même été jusqu’à vouloir appliquer les mots &v 71 edayyelio à l’évangile de Luc ! Mais aucun des trois personnages indiqués n’aurait pu être ainsi subordonné à Tite. D’autres ont proposé : Eraste, Trophime, Aristarque, Mare, | Sopater]. RückERT prend &ôe1pôs au sens propre et songe à un frère de Tite lui-même ! — êv 10 edayyehio : dans l’œuvre de l'Évangile, c’est-à-dire dans la prédication, dans la défense, etc. de l'Évangile. [LIETZMANN compare Rom. I, 9]. Ce personnage avait sous ce rapport une notoriété dans toute la chrétienté. — dvd : « répandu parmi...»

v. 19. — Il y à plus : cet envoyé de Paul a reçu un mandat des Églises elles-mêmes : il est leur élu, leur homme de confiance ! Ce verset est une parenthèse: il faut sous-entendre &oriv comme verbe.— yesoororm®eis : «élu à main levée» (de yecooroveir, «lever la main »). — ovvéxômuos : «compagnon de voyage », [ef. Act. XIX, 29]. Ce mot est l’attribut de xevoorovmweis : «élu pour s’absenter avec nous, pour faire avec nous le voyage de Corinthe et de Jérusalem, spécialement pour l'affaire de la collecte (yéovs) ». C’est là une garantie, pour les membres méfiants de l’Église de Corinthe, que l’argent ne sera pas employé par Paul à des buts personnels. — dnd 10v éxxÂmoidv : ces Églises ne peuvent être que les Églises de Macédoine (Aristarque, Act. XX, 4, était de Thessalonique). — Il faut préférer la leçon &v 7ÿ your raûtn (B C P Vulg.) à la leçon o6v (8 D EF KL Syr.) ; & signifie ici: «en ce qui concerne» («pour s’occuper de»). — yéous est employé de nouveau (cf. v. 6. 7) pour désigner la collecte. — Le xoùs 1v.. ÔdEar etc. peut dépendre soit de Üvaxovovnévn, Soit de yesoorormdels. Avec la première liaison, le sens serait : «desservie, accomplie pour la gloire du Seigneur lui-même {æœèro5, ! par opposition à Paul, ur) et pour notre empressement», ? c’est-à-dire ou bien: «pour exciter no-

1 Ce aëroë, qu’on trouve dans N E K Syr. T. R., manque dans B C

DFGL It. Vulg. Copt.

2 F, quelques Minn. et le T. R. ont la leçon zoodvuiar buüv. Tous les autres ont uw.

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tre courage, notre entrain», ou bien : «pour le manifester ». Mais de ces deux explications de xoûs xoodvuiar la première est impossible (Paul ne procède pas à la collecte pour exciter son propre zèle !), et la seconde oblige à donner à T@0ç un autre sens avec zçoŸvuiar («pour montrer») qu'avec ÜdEar («pour augmenter »). [1 faut donc préférer la seconde liaison, c’est-à-dire rattacher le xodç à yeooropmireis : «élu. pour la gloire du Seigneur» (Christ sera glorifié à Jérusalem par la présence de ces Gentils convertis) «et pour mon encouragement à moi-même » (l’accompagnement de ce frère sera un grand encouragement pour Paul et le délivrera d’injustes SoupÇons).

Y. 20. — orellduevor peut être regardé comme une construction ad sensum, dans laquelle ce participe s’appuie sur le 4u&v du v. 19, ou bien comme reprenant, après la parenthèse du v. 19, la suite de la phrase commencée au v. 18, c’est-à-dire s’appuyant sur le verbe ovvexéupauer. La première relation est plus conforme au rapport des idées entre v.19et v:20. Zre2 du. rodro, uÿ…. peutsignifier : «organisant cela, c’est-à-dire cet accompagnement (ovveréuwauer, Y. 18) et cette élection, de peur que...», id curantes, agentes ne quis… (otéAlo : sisto, statuo, dispono, instruo). [Le roüro se rapporte alors à ce qui précède]. C’est ainsi qu’expliquent, par exemple, Rückerr, HOFmANN. Mais on attendrait, dans ce sens, l’aoriste. Il vaut done mieux entendre : «évitant ainsi que» (It. Vulg. : devitantes: cf. CHRYSOST., LUTHER, MEYER, etc.) [LIETZMANN compare pour ce sens 2 Thess. IE, 6 : Malachie II, 5 (LXX), ainsi que des passages de Polybe et de Philon. Il traduit : «craindre, redouter »]. Ainsi : «de peur que quelqu'un ne nous blâme (accuse) ». [Dans cette interprétation zoëro se rapporte à ce qui suit.] — &v rÿ GOpOrmTe.. : «à l’occasion de cette abondante collecte qui est (sera) administrée par nous». Pour le sens de à («à l’égard de, touchant»), cf. &v 76 edayyekio (v. 18), &v zÿ xéoure (v. 19). — &ôpdrns, de &ôpds, «serré, dense »: il s’agit de l’abondance de la collecte.

v. #1. — Motif de la précaution indiquée au v. 2 : «Car notre dessein tend au bien non seulement devant le Seigneur, mais devant les hommes ». C’est là le principe général sur

lequel repose la conduite de l’apôtre dans le cas particulier (V. 20). — zoovooduer, cf. Rom. XIL, 17 : zoovooduevor xa- Àà évomor névrov év#ownwr. ILoovoetr : praevideo, provideo : provideo alicui rei, studeo alicui rei; ainsi: «nous recherchons, nous nous proposons ». — aid : «ce qui est bien. »

c) Le troisième délégué. (v. 22).

v. 22. — œÿvroïs : Tite et le second délégué. — Paul dit cette fois ro» dôéelpèr uôy, et non plus simplement rô» dderpôy (v. 18): le }udr marque une relation plus personnelle de l’apôtre avec ce troisième député. On a pensé à un frère de Paul ! (Rückerr). [Mais Bousser remarque avec raison que Paul aurait dit : «notre frère selon la chair »!. Cette relation plus étroite indiquée par }uüy ressort aussi des mots Ôv édoxrudoauer êv zoÂÂots…. qui montrent que Paul avait déjà eu l’occasion d’employer ce frère dans plusieurs cas semblables, et d'éprouver son zèle. Ce troisième personnage n’était donc pas, comme le second, un Macédonien, mais était sans doute venu déjà avec Paul en Macédoine. Les Églises de Macédoine, qui avaient appris à le connaître, l’avaient joint au précédent pour être également leur mandataire (cf. v. 23: dnôoroor éxx Amor). — vuvi Ôë mod omovdOTEg Or : «mais maintenant (dans le cas actuel) beaucoup plus zélé (que dans d’autres occasions semblables) ». — zenordnoer….: «par la confiance que lui ont inspirée les récits de Tite». Ou bien ce troisième député était-il déjà allé lui-même à Corinthe ? Il le semblerait presque. — Son nom nous reste aussi inconnu que celui du second. On a pensé à Luc, Zénas, Épainète, Timothée (!), Tychique, etc.

d) Recommandation collective pour tous les trois. (v. 23-24).

v 23. — Après eire bnèo Tivow il faut sous-entendre yo&po ou 4éyo, et après eîre dôeÂpoi uv il faut suppléer soi. [ere &0eÂpoi fuôy est un changement de construction, pour : eire dnèg ddelpôr juôv]. Ce verset résume toute la recommandation précédente : «s’il s’agit de Tite, il est mon associé, et, spécialement en ce qui vous concerne, mon collaborateur » (ovveoyds fait sans doute allusion au récent séjour de Tite à Corinthe, où il a été accueilli avec tant de confiance, cf. VII, 43-15 ; cela doit suffire à le recommander!) ; — «s’il s’agit de

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