‹ La seconde épitre aux CorinthiensChapitre 94 sur 117 · VIII, 93-94. (IX · texte numérisé non relu

VIII, 93-94. (IX

nos frères (les deux personnages des v. 18-22), ils sont députés! (revêtus d’un mandat officiel) des Eglises, et, en étant la fleur, ils sontune gloire de Christ», c’est-à-dire que la gloire de Christ est manifestée dans leur personne et leur vie chrétienne. — dôsÂpot sans article indique-la catégorie : « des frères » ; ce ne sont pas des collaborateurs de Paul, comme Tite, mais des chrétiens, nous dirions : des laïques distingués, éminents.

v. 24. — Conséquence pratique qui découle pour les Corinthiens de l’envoi des délégués : «il s’agit pour vous de faire à la face des Églises commettantes, représentées par leurs députés, la démonstration de votre amour et d'établir la vérité de l’éloge que nous faisons de vous ». Ces trois hommes seront à Corinthe comme les témoins des Eglises qui les envoient. Celles-ci sont idéalement là et regardent ce qui se passe. — Il faut lire évôssxvouevo, avec B DE F G : la lecon évdei£æode (RC K L P Vulg. Syr.) [paraît être une correction destinée à faciliter la construction de la phrase]. — ur xavynoews, Cf. VII, 14.

!Car, sans doute, quant à ce service qui (s'exerce) envers les saints, il est superflu que je vous en écrive (davantage),* car je sais quel est votre empressement, (cet empressement) dont je me glorifie à votre avantage auprès des Macédoniens (en leur disant :) «L’Achaïe est prête depuis un an !» Et ainsi votre zèle a excité le plus grand nombre (d’entre eux). 3 Mais j'ai néanmoins envoyé les (dits) frères, afin que le bien que j’ai à dire de vous (à tant d’égards) ne soit pas controuvé sur ce point, (c’està-dire) afin que vous soyez prêts, ainsi que je le disais, de peur que, dans le cas où des Macédoniens viendraient avec moi et vous trouveraient non prêts, nous ne soyons

— pour ne pas dire : vous ne soyez — couverts de confu-

1 [Le mot éxéorolos est employé ici dans son sens étymologique et large de Zégat, mandataire (cf. Jn. XII, 46: Phil. I, 25), et non pas dans son sens étroit et pour ainsi dire technique d’apôtre, lequel S'élargit du reste dans certains passages (par exemple Act. XIV, 14)]

sion en ce qui concerne cette assurance. ÿ J'ai donc jugé nécessaire d'inviter les (dits) frères à nous précéder chez vous et à préparer à l’avance votre largesse, qui a été promise, afin que celle-ci, de cette façon, soit prête comme une (vraie) largesse, et non comme une manifestation d’avarice.

[Paul à vanté les Corinthiens auprès des Macédoniens : qu'on se hâte donc de lui donner raison en achevant la collecte! C'est pour cela qu'il envoie les délégués.]

V. 4. — [L’apôtre semblait avoir achevé son sujet, et voici qu'il recommence! Aussi a-t-on voulu voir (SEMLER) dans le ch. IX un morceau d’une autre lettre de Paul, intercalé ici. Mais le y@o, ainsi que le wé» du v. 1, correspondent au dé du v. 3, et cet ensemble de particules se relie étroitement à VITE, 24. — L’apôtre revient d’une manière très fine au même sujet (la collecte) en déclarant superflu d’en parler davantage, — Le yéo pourrait motiver le évÜssxvduevor : « Je suis tranquille sur ce que vous ferez, car je sais que, quant à la collecte, il est superflu de vous la recommander... Mais (v. 3) je vous envoie néanmoins les frères pour en hâter l’exécution ». (Ainsi Kcôpper.) Mais le y&oe peut aussi motiver la recommandation qui vient d’être faite des délégués dans VIIE, 23: «Je vous parle d’eux et vous engage à les bien recevoir, car, quant à la collecte elle-même, sans doute (uév) il est superflu que je vous en écrive (davantage), .… mais (dé, v. 3.) quant à eux, il est bon que je vous explique bien le but de leur envoi ». (MEYERr). Ce second sens me paraît meilleur. — eiçs voùs &ylovgs résume pour ainsi dire tous les motifs de la collecte, que Paul ne veut pas développer par écrit (yodpaw), mais qu’il avait certainement exposés de vive voix aux Corinthiens : les chrétiens de Jérusalem sont les saints par excellence, entre autres à cause de leur passé théocratique ; — l’Église de Jérusalem est pour les païens l’Église mère; — ses besoins; — la convention faite par Paul avec les apôtres de Jérusalem, et en vertu de laquelle il demeurait libre dans son domaine, mais s’engageait à se souvenir des pauvres de Jérusalem.

Le v. 2 explique pourquoi Paul n’a pas besoin d'écrire

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