Celle lettiv poilp la dnlo du 27 mai i
HANUSCHETS ISLANDAIS. 41
aujourd'hui il est très rare de trouver une saga manuscrite. En dépil de toutes mes recherches, je n'ai pu acheter qu'un exemplaire incomplet de la Slurlungaaaga' ,
Il peut âtre pénible pour un pnys de peiilre les manuscrits originaux de sa littérature, mais cette perle a clé compensée par un avan-
Cuifiure du femme islandaîst'.
(D'npr») une gravure riu lo^ant iffllofsen ei de Poïfllwn.)
tage. En Islande ces précieux documents pouvaient facilement disparaître, tandis que, conservés dans nos bibliothèques, ils ont été préservés de l'oubli. Le zèle que l'on apportait a la recherche des
1 . Aujourd'hui les Islandais sont gens paisibles, et les crimes ne Ennt pas fréquenls dans le pays. Mais, i la An du dix-sepliëmu siècle, les indigènes avaient encoi'e les mœurs sauvages des premiers colons, commu le pi-ouvc la biographie que nous donne von Troil des Islandais menliannés plus haut, qui étaient cinplojés en Suéde vomnie traducteurs :
Rugman, chassé de l'école d'Ilolum pour désobéissance, s'embarqua sur un navire de commerce pour aller obtenir à Copenluigue la revision de ce jugement. Fait prisonnier par un corsaire suédois, il fut accueilli « avec U plus vive afTeclion « par Per Brahe, qui se chargea de compléter son instruction ; Gudnmtidr OIsen « s'enivi^it presque tous les jours » ; Belge Oison ï avait été prêtre, mais ses débauches avaient nécessité son renvoi de l'Ëglise ■ ; Lopt Josephsen « était un ancien pi'élre révoqué comme convaincu de superstition 1 ; Thorvaldr Brockman « avait eu le désagrément d'èti'e arrêté comme conirebandier â son arrivée en Snède » ; Jonas Eghartsen, un faiseur de procès, a avait été détenu longtemps i, la Tour Bleue, Il Copenhague n. Enfin Hagnus Benedietsen g fut condamné pour homicide aux travaux de forteresse ».
42 LA SECONDK EXPÉDITION AU GRÔNLAND.
anciens mannscrils paraît avoir diminué apros rintroduciion de rimprimorio en Islande. D'après ee que m'a raconté un Islandais instruit, un grand nombre de vieux paix^hemins ont servi à fabriquer la cannasse des curieux bonnets des femmes islandaises.
L'imprimerie fut introduite de bonne heure en Islande. Cette importation est due à révécjue catholique d'Holum, Jon Areson, qui fut plus tard décapité. Areson n'était point très fort latiniste. Le lalin lui étant nécessaire pour prononcer l'excommunication de ses adversaires, il s'adjoignit, comme une sorte de coadjuteur, un Suédois, nommé Johan Mathieson, qui a une connaissance étendue du latin joignait celle de l'art de l'imprimerie. Le premier livre imprimé en Islande fut publié par Mathieson en 1551. En 1584 parut une Bible complète* et, un siècle plus tanl, en 1688, la première édition des sagas islandaises, le Landnàmabôky Schedœ Ara Prests Fr6da\ fut imprimée à Skalholt. Ces sagas contiennent plusieurs gravures très curieuses, dont les bois sont conservés au musée des Antiiiuités de Reykjavik. Les vignettes sont gravées, les unes sur bois (comme, par exemple, celle placée à la fin de la saga du Grônland et représentant un morse), les autres sur une couche de plomb mou ou d'un alliage plus dur, fixée sur la monture. Les bois sont, en différents endroits, percés de trous, destinés à retenir les caractères des légendes des gravures.
i. Soiffi ihi christianisme ot du (rroiiiand.