‹ La seconde expédition suédoise au GrönlandChapitre 32 sur 111 · Petermanns Mittheilungen, 1885, p · texte numérisé non relu

Petermanns Mittheilungen, 1885, p

dans une situation peu favorable h l'exécution de nos projets. Les glaces, très compactes cette année-là, nous empêchèrent d'atteindre les Sept-Ilcs, et nous dûmes hiverner beaucoup plus au sud, dans la Mosselbay. Les quarante rennes domesti(iues qui avaient été amenés au Spitzberg à grands frais s'échappèrent quebjues jours après que nous les eûmes débarqués. Deux transports qui convoyaient le Po///em* furent bloqués avec lui ; par suite, les approvisionnements, qui étaient très abondants pour notre équipage, devinrent insufûsants pour le nombreux personnel (|ue nous eûmes à nourrir. L'expédition en traîneaux fut, par suite, entreprise sans l'aide des rennes et dans de très mauvaises conditions*. Le 24 avril 1875 elle quitta ses quartiers d'hiver et s'avança péniblement jusqu'aux Sept-Iles. Là les inégalités de la glace nous obligèrent à battre en retraite. Le retour s'opéra en suivant la côte septentrionale de la Terre du Nord-Est jusqu'aux approches du cap Smith; de là nous nous dirigeâmes à travers Vmlandsù vers la baie de Wahlenberg [Wahlenberg-bay) , dans l'IIinlopen Strait. C'est cette dernière partie du voyage que je vais raconter maintenant :

La caravane comptait onze personnes : Palander, neuf matelots et moi. Nos bagages étaient chargés sur deux longs traîneaux. Comme l'indique la carte de la page précédente, nous nous engageâmes sur Vinlandsis de la Terre du Nord-Est, près du cap Smith, à un endroit où le glacier tombait dans la mer par une pente douce. Le halage des traîneaux sur cette pente fut beaucoup plus rapide et plus facile que nous ne Pavions espéré; mais, un peu plus loin, une désagréable mésaventure arrivée à Tun de nous arrêta quelque temps notre marche. Cet incident montrait à quels dangers nous serions désormais exposés; ces dangers, je les avais bien prévus, mais je ne les supposais pas aussi grands. A peine nous étions-nous avancés sur Vinlandsis d'environ un millier de toises, qu'un homme disparut à travers le glacier. En cet endroit la couche de neige était absolument unie, et la chute fut si rapide que notre camarade n'eut pas même le temps de pousser un cri d'alarme. Notre homme avait perforé la croûte déneige qui recouvrait une crevasse, et il était resté suspendu à la brassière

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