Dansk geografiiik Thlëhrift, 1884. p
RKTIUITK lit LA CAllAVAXK. 2)1
Irons do cryokovite ol les moulins. Nnmbre de ces dernièœs «rev;isses doivent liiissor comme tnicu de leur exislenee éphémère des marmites de fïéiiiits t-reiisées dans le sous-sol du gliieier.
A plusieurs rejpnses pendant la retraite, noliimmenl à l'ouest des quai 011! ième et seizième canipemeiits, nous vîmes plusieurs vols d'oiseaux, prohahlement des ikrliassiers, qui émigraieut vers le sud. Le 31 juillet, nous appnjùmes les montagnes de la côte,
I^c siliK' Mil' la lii^ii'i'i' (le VîiilaiKhii. ( Cniïurf ri,-iiilii> ri-a|.ii>. niif |.liuti,f:m|iliip i>ri«' imi- 31. Kj.-ll-ir.-.iii l..> fi noûl 1883, }
cl, le 5 aoùl, cnHn, dans l'après-midi, nous terminâmes uotrv exploration sur l'inlandsis. Au sommet de la pente terminale du f,'Iacier, nous ahandonnàmeH les traîneaux et la plus grande partie des bagages, et, ne prenant avec nous ([ue ie strict nécessaire, nous nous dirigeâmes vers la tente dressée sur les rives du Port de la Sofa. Des Kskimos que In (Compagnie de commerce avait mis à notre disjiosition étaient restés là, pendant toute la durée de notre ex[)loratioii, pour garder notre campement et les approvisionnements qui y avaient été déposés. Ces appi-ovisionncmenls comprenaient des vivres jioui' quatorze jours et des vêtements de rechange.
312 LA SECOMlK KM'ÉIHTIOS AU CIIÔNLA.M).
|)Our l« cns nîi nous serions i-ovenus (ynn|ilMemenl ôpuisiîs de
notre eï|M!(lilton sur Vînlandsis.
I,«s Eskimos, (|in nous ci-oyaienl pei-dus ilo|mts longlcmps, manifeslèrenl la j»ie la plus vive en nyiis voyant rcvunir tous en bonne santé, ils nous racontèrent avoii* usé plusieurs p:ures de bottes en firimpant sui- les montagnes pour iléuouvrir s'ils ne nous voyaient pas revenir. La pei-le de ces chaussui-es ('îlail à leurs yeux un grand
Li lisii>ii' ili7 ViitUiNdtii, iiii: iju suiiuiiul d'utiu inonUigiic.
lUmviirc eiiiculée i1'i>|>r»> iiiii- iiholDiiraiiliii^ iirix^ I.' 6 i>oi)1 [881 |iar H. NjollalrOni.i
malheui, difîue (l'attirer l'attention, el ils nous le eoiitaienl avec force gestes, en nous montrant les lioltes en i|uestion comme pièces à conviction. La joui'née du dimanclie 5 aoi^t Fut entièrement consacra an repos, un repos bien jfagué après ce mois de rudes labeurs. Le 4 et le tl août, nous amenâmes au Port de la À'oyîa les bagages que nous avicms abaiiduniiés sur \'inlamlgis. Le canot ijui devait nous transporter était grand, mais néanmoins nous ne pouvions tous y prendre place nvet^^ nos nombreux bagages. La caravane dut par suite se diviseï' en deux bandes, l/une. com|iosée de l'auteur de cette relation, du doeleur Heilin, de Kjellstrôm, des deux Lapons et
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RETRAITE ItE LA CARAVANE. SIS
(le liois Eskiinos, traversa h pied in large iircs(pi'îie qui sépare le Tasiusarsoak du goifo du Sud-Est, puis s'emliai-qua à Ikamiut sur deux oumiak pour Egedesminde. L'autre caravane revint par mer à Egedesminde. ^'ous arrivâmes à destination le 9 août au soir, faligués de notre marche, mais enehanlés de l'excursion que nous avions faite en canot par un temps admirable. I,e lendemain malin, 10 ainll, noire cmbaiTatiun ari'iva également à la colonie.
ji^lkiiiiiiiil. slatiuD lie b v6tc ui:i-i<tciilulu ilu tii-ûiilutiil. (^Gratui» «lécultr.a'iiprèt uni' pliuluKrai'liir |>r<-i> le 9 loûl I8K5 |<Jr H. Kjallilrûni.)
Les gravures des pages 215 el 317, exéc,utccs d'après les dessins pris en 1870 par les docleui's Berggien cl Nonistrôm, lorsque nous revenions de Vinlandsh par cette mi^me route, donnent au lecteur une excellente idée de l'ordre de maithe d'une caravane d'explorateurs accompagnés d'Eskimos.
Le 16 août, dans la matinée, la Sofia arriva à Egedesminde, el, le même joui-, à cin(i heures du soii-, elle leva l'ancre à destination d'Ivigtut, où elle ari'iva dans l'apivs-midi du 19.
I.e chapitre suivant contieni la rehilion de la ci-oisièi-e de la So^a
*2i6 LA SECONDE EXPÉDITION AT GRÔNLAND.
sur la côte nord-ouesl du (irônland. En lerminanl le récit de noire exploration de Vinlandsis, je dois parler de la course de patineurs qui fut organisée en Suède après le retour de l'expédition, pour vérifier si les Lapons avaient pu parcourir 460 kilomètres en cinquantesept heures, comme ils le disaient.
Ce n'est pas sans hésitation que j'avais puhlié le chiffre de la dislance que les Lapons m'avaient indiqué. Je ne doutais pas de la véracité de leur récit et de l'exactitude de leur évaluation, mais je supposais que l'on ne croirait guère à la possibilité de parcourir sur des ski pareille distance en si peu de temps, d'autant plus que je n'avais trouvé dans les anciens auteurs aucun renseignement sur la vitesse des patineurs pendant de longs trajets. Pour lever tous les doutes à cet égard, M. Dickson me proposa d'organiser une course de patineurs, très certainement la première de ce genre dans les annales du sport. Cette course fut surveillée, sous la direction de M. Widmark, préfet du Norbottenslàn, par une commission composée du lieutenant-colonel C. 0. Bergman (président), des pasteurs J. Laîstadius et C. ii^stadius, du garde forestier A. Hullberg et de l'inspecteur R. Wàslfelt.
Voici un extrait du programme : ce La course aura lieu le 5 avril i 884, La piste partira des bords du Purkijaur et suivra le Randijaur, le Parkijaur, pour se lerminer à Krutholm sur le Saggatjaur; elle a une longueur de 110 kilomètres. Les concurrents devront parcourir cette distance aller et retour, soit 220 kilomètres. » Sur
sa plus grande étendue la pisie passait sur des lacs; elle traversait également plusieurs langues de terre. Les coureurs pourraient se reposer quand bon leur semblerait, mais la durée des haltes ne serait pas déduite de la durée totale de la course. Le terrain choisi n'était pas particulièrement fiivorable à une course sur les ski. Le tableau suivant indique le temps employé par les différents coureurs pour parcourir la distance de 220 kilomètres. Lars Tuorda, celui-là même qui avait dirigé la reconnaissance dans l'intérieur du Grônland, franchit la distance en vingt et une heures vingt-deux minutes ; tous les autres concurrents l'ont parcourue dans un temps relativement plus court (jue celui employé par les Lapons pour faire leur reconnaissance sur Yinlandsis,
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