Salix arclica Pallas
2. Pendant la relâche de la Sofia à Frederiksdal, nous fûmes témoins d'un incident semblable. Une foule d'indigènes était venue à bord et encombrait le pont, empêchant l'équipage de faire aucun travail. Le capitaine Nilsson fit alors lAcher le dernier porc vivant que nous avions à bord. A la vue de l'animal, tous les indigènes prirent peur et vidèrent le navire en un clin d'œil.
relations avec les Européens, et ils essayaient de s'expliquer les objets qu'ils voyaient par des comparaisons avec ceux dont ils se servaient. Ainsi pour eux le verre étîiit une sorte de glace, et l'étoffe, de la peau. I^es lames de leurs couteaux paraissant fabriquées avec des clous aplatis ou des cercles de tonnexiux, les Anglais leur demandèrent si quelque épave n'avait pas dérivé à terre. Sur leur réponse afiirmative, Ross crut tout d'abord que ces couteaux avaient été façonnés avec le fer provenant d'une épave. Après avoir été comblés de présents, les Eskimos quittèrent le navire le jour même.
Le li août, le vent du sud mit le bâtiment dans une situation critique, et aucun indigène ne vintîi bord. Ce même jour Sacheuse fit à Ross une communication importante. Tn des indigènes lui avait dit, annonça-t-il, qu'ils se procuraient le fer nécessaire à la fabrication de leurs couteaux sur un rocher voisin du rivage. Il y avait M, lui avait raconté l'Eskimo en question, un ou plusieurs blocs^ — il ne savait pas au juste le nombre, — dont les indigènes détachaient, à l'aide de pierres, des fragments qui leur servaient à fabriquer les lames de leurs couteaux. En apprenant cette nouvelle, Ross regrettii que la caravane chargée de l'exploration de Rushnan Island n'eût point poursuivi sa route jusqu'à la côte située en face, où se trouvaient ces blocs, d'après les renseignements des Eskimos. Le 12 août, les navires furent entourés par les glaces et le lendemain ne firent que très peu de route vers l'ouest. Ils allèrent alors s'abriter dans une baie de la banquise, où ils furent de nouveau enfermés par les drifis. Dans ces parages il y avait beaucoup de baleines et de narvals. Le même jour, l'expédition de Ross reçut la visite de jdusieurs indigènes. Ces Eskimos avaient eu connaissance par leurs congénères de l'entrevue que nous avons racontée plus haut ; assurés maintenant que les explorateurs étaient bien des hommes tout comme eux, ils ne témoignèrent aucune crainte. Ces indigènes habitaient Petowack. Le plus Agé raconta qu'ils ne venaient dans cette région que l'été, pour chasser le phoque et le narval et s approvisionner de fer. lloss le questionna alors sur la matière dont était fabriqu/e la lame de son couteau. Ce fer provenait, affirma l'indigène, des blocs dont il a déjà été question. Il y en avait, ajoula-t^L