‹ La seconde expédition suédoise au GrönlandChapitre 83 sur 111 · EXPÉDITIONS SUR LA COTE ORIENTALE · texte numérisé non relu

EXPÉDITIONS SUR LA COTE ORIENTALE

celte tentative échoua, et les voyageurs réussirent à grand'peine à se sauver. Richardsen avait emmené des Islandais et des Norvégiens pour servir d'interprètes, au cas où l'on trouverait des descendants des anciens colons.

1652. — Expédition danoise (deux bâtiments) équipée aux frais d'un particulier, Henrik Môller, et dirigée par David Danell. Elle arriva en vue de terre près du cap Dan, puis suivit la côte jusqu'au cap Farewell, partout empêchée par les glaces de débarquer. Danell essaya vainement d'atteindre terre en traînant sur la banquise un canot. L'expédition débarqua ensuite sur la côte occidentale.

1655. — Seconde expédition de Danell organisée aux frais de Môller, et composée d'un seul navire. Elle longea la côte depuis le cap Dan jusqu'au cap Farewell sans pouvoir atterrir. Elle mouilla sur la côte occidentale et y commerça avec les indigènes.

1654. — Troisième expédition équipée par Môller. Elle n'eut, comme les précédentes, aucun résultat. Devant l'entrée de Baalsrevier elle vit « une belle sirène dont les cheveux flottaient sur le dos ».

1670. — Otto Axelsen partit du Danemark avec mission de découvrir les anciennes colonies Scandinaves du Grônland. On ne sait rien sur ce voyage, sinon qu'Axelsen revint l'année môme de son départ, très certainement sans aucun résultat.

1671. — Nouvelle expédition d'Axelsen, terminée par la mort de tout l'équipage.

1786. — Expédition composée de deux bâtiments et commandée par le capitaine Paul Lôwenôrn. Elle arriva en vue de la partie de la côte orientale située entre le 65* et le 66* degré de latitude nord, mais ne put débarquer à cause des glaces. Elle revint en Islande, puis fit, le même été, une nouvelle tentative, également infructueuse. Dans la môme saison un des navires de Lôwenôrn, commandé par le lieutenant Christian Egede, fils de Paul Egede et par suite petit-fils de Hans Egede, fit une troisième tentative. Egede arriva en vue de terre par 65** 24' de latitude nord, et de là longea Vi$kant dans la direction du sud. A plusieurs reprises le navire approcha très près de la côte, mais partout les glaces empêchèrent de débarquer. Après avoir été exposé pendant quatre semaines à de terribles tempêtes, auxquelles il n'échappa qu'avec peine, Egede revint en Islande.

1786. — Expédition commandée parChristian Egedeel A.Rothe. Avec une persévérance que Ton ne saurait trop louer, ce hardi marin tenta quatre fois sans succès d'atteindre d'Islande la côte orientale du Grdniand.

1835. — Au cours de recherches hydrographiques entre l'Islande et le Grônland, le brick français la Lillohc^ commandé par le lieutenant de Blosseville, arriva en vue de la côte orientale. Les glaces l'empêchèrent également d'atterrir. Après être revenu réparer des avaries dans un mouillage de la côte d'Islande, le lieutenant de Blosseville fit une nouvelle tentative, au cours de laquelle le navire se perdit corps et biens.

1859. — Le colonel américain Schaffner, accompagné de sa femme et de ses enfants, fit route vers le Grônland à bord du troismâts-barque Wyman. Le bâtiment n'était pas armé en vue de la navigation dans ces parages; à bord il n'y avait même pas de cartes marines du Grônland. S(;haffner se proposait d'étudier le pays pour reconnaître si un cable télégraphique ne pourrait pas y atterrir. Il a cru avoir trouvé la côte sud-est libre jusqu'au fjord de Lindènov (Kangerdlugssuaitsiak, 00® 25' de lat. N.), mais il n'y débarqua point. Probablement Schaffner a été victime d'une illusion d'o[)tique, comme nous l'avons été plusieurs fois au com's de notre

vovage.

1860. — p]xpédition du Bulldog ^ commandée par Mac Clintock. Ce célèbre explorateur arriva en vue de la côte orientale du Grônland, près du cap Vallôe (60^55' de lat. N.) ; les glaces l'empêchèrent de débar({uer. Plus tard, dans la même saison, il s'approcha une seconde fois de la côte, mais il essuya un ouragan pendant lequel le navire éprouva de séi'ieuses avaries. Un canot et le beaupré furent enlevés et une partie du pavois défoncée.

1860. — Expédition d'Allen Young, à bord du Fox. Elle longea la côte ori(mtale ri partir du 62'' degré de latitude nord, dans la direction du sud, et la trouva partout barrée par les glaces. Elle fut exposée à de terribles tempêtes avant d(» pouvoir s'abriter dans un mouillage de la côte sud-ouest.

1865. — Expédition de M. Taylor avec le navire en fer Hambro^ organisée par une compagnie de commerce anglaise pour établir une

Page 1