‹ La seconde expédition suédoise au GrönlandChapitre 98 sur 111 · Arctic Searching Expédition. Londres, 1851, 1, p · texte numérisé non relu

Arctic Searching Expédition. Londres, 1851, 1, p

2. Narrative of thc arctic land expédition , Londivs, 1836, p. 381. Peut-éti*e les enceintes de pierres circulaires que l'on trouve sur la côte sud-ouest du Grônland et que Ton prétend être des ruines nordiques sont-elles d'anciens retranchements?

SUPERSTITIONS DES ESKIMOS. 467

Les Eskimos sont aimables, obligeants et hospitaliers les uns pour les autres, ainsi que pour les étrangers avec lesquels ils ont des relations suivies. Au contraire, ils sont très cruels envers les animaux; non seulement ils tuent tous les mammifères et tous les oiseaux dont ils ont besoin pour se nourrir, mais encore toutes les bêtes qu'ils rencontrent, dans le seul but d'essayer leur adresse. Les Eskimos n'ont également aucune compassion pour les vieillards et les infirmes : ils les abandonnent sans aide et sans aucun appui, et leur donnent à peine la nourriture et les vêtements dont ils ont besoin. On cite, avant l'établissement des Danois au Grônland, plusieurs cas d'iîifirmes enterrés vivants ou assassinés par leurs parenls. Différentes fois, paraît-il, les indigènes ont agi ainsi à la demande même des vieillards, qui, n'ayant plus ni forces ni santé, désiraient voir finir promptement les souffrances de la vie d'ici-bas*. Le missionnaire Glahn, très au courant des mœurs des Eskimos, et l'auteur des Anmxrkninger til D. Cranz Historié om Grônland y cherche à les disculper de cette accusation : il affirme que les vieillards et les infirmes sont soignés par leurs parents, mais que s'ils sont soupçonnés de sorcellerie, toute pitié à leur égard disparaît. Quoique peu superstitieux, les Eskimos attribuent pourtant fréquemment leurs malheurs à des sorciers, et, comme dans nos pays il n'y a pas bien longtemps encore, les femmes âgées étaient autrefois accusées au Grônland de sortilèges. Souvent ces malheureuses ont été assassinées pour des faits de ce genre, et ce qu'il y a de plus curieux, c'est qu'au Grônland également, elles croyaient ellesmêmes à leur pouvoir magique, ce Beaucoup de vieilles femmes, raconte Dalager, s'adonnaient à la sorcellerie avec tant d'ardeur qu'elles rendaient des points aux plus malins angekok.... Nombre d'entre elles devaient mourir dans un épouvantable massacre. Une fois j'en ai sauvé deux au moment où elles allaient être mises à mort; l'une d'elles fut plus tard reprise et tuée*. » Les hommes et

1. Cranz, p. 515 et 681. Egcde, Tredje Continuation, p. 50. Lorsqu*uDc femme moul'ail en laissant un enfant à la mamelle, celui-ci était enterré vivant avec sa mère s*il ne se trouvait pas dans le voisinage une femme pouvant Tallaiter. C'était, il est vi'ai, faire acte de compassion, car Tenfant serait mort de faim. (Voir Saabye, p. 62, et Cranz, p. 807.)

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