ACTE IT 'il
RE NÉE^ souriant.
N'est-ce pas vous qui me les avez pus dans l'esprit, ces rêves?... Si je vis dans les nuages... c'est votre faute... tâchez de m'y suivre.
Moqueuse 1
RENÉE
Je vais déjeuner pour vous faire une concession... Savezvons que vous avez l'air d'un jaloux ce matin ?
LIRMAY.
El si je Tétais?...
RENÉE
De qui pourriez vous l'être ? Je ne vois que vous et ce bon Roland.
LIRMAY.
On peut être jaloux du passé.
RENÉE
C'est vrai I... Oh I dans le passé j'ai eu de grandes passions, au sortir du couvent... D'abord j'ai aimé Paul... et je l'ai enlevé à Virginie... Mon second amour a été pour Roméo... Le troisième...
LIRMAY.
Méchante 1... Et... plus tard, voyons... Julien, par exemple?
RENÉE
Ah! lui, je l'ai aimé de toute mon âmo, comme un frère.
LIRMAY.
Ah!
RENÉE
Est-ce de lui que vous seriez jaloux ?
52 LA SECOISDE JEUNESSE
LIRMAY.
Non... Pardonnez-moi cette crainte puérile... j'ai si peur de vous perdre...
RENÉE
Chassez ces papillons bleus^ et unissons de déjeuner... Allons... (n» s'asseyent.) Mais pourquoi ne voyons-nous pas Roland?
LIRMAY.
Ah ! il lui est arrivé une aventure... il a rompu avec ses amours.
RENÉE
Encore?... Pauvre Roland, lui accoutumé à une vie paisible, rangée !... Alors, nous allons le voir plus àraer que jamais.
LIRMAY.
Oh I il va venir épancher sa rage et chercher des consolations.— A propos, chère enfant, il y a ce soir grande représentation aux Italiens, voulez-vous y venir ?
RENÉE
« Oh I non ! ce serait imprudent, Tincognilo et difficile, aux Italiens, et si bien cachés qus nous fussions... on pourrait nous voir...
LIRMAY.
Mais, craignez-vous?...
Ce n'est pas pour moi que je crains, mon ami, on peut me condamner... je ne dépendais que de moi... seulement je suis moins brave pour vous; excepté de Roland, notre situation n'est connue de personne, ne la révélons pas par une imprudence.
LIRMAY.
Pourtant...