‹ La seconde jeunesse: comédie en quatre actes et en proseChapitre 9 sur 88 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

ROBERT, ROLAND, LIRMAY.

LIRMAY, entrant éperonné, une cravache à ]a main. .

Bonjour.

ROBERT

Tiens ! vous êtes seul ?

Tout seul.

ROLAND

Tu n'as pas rencontré la femme et ta fille ? Elles sont allées au-devant de toi au chemin de fer.

LIRMAY.

Ah 1 il faut faire courir après elles...

ROBERT

A l'instant. (Il va au fond et fait signe à un domestique qui vient prendre ses ordres.)

ROLAND

Mais comment es-tu venu ?

LIRMÂY.

Je suis venu à cheval.

ROLAND^ avec admiration.

A cheval! Mais il y a trois lieues de Paris à Ville d'Avray!

LIRMAY.

Eh bien ! trois lieues, la belle affaire I... c'est une promenade.

ROLAND

Effectivement,.. Ce diable-là sera toujours jeune 1

Je le suis.

ROLAND

Tu Tes... comme moi.

LIRMAY.

Allons donc !

ROLAND

Dame ! au collège, nous étions du même âge

LIRMAY.

Bon... dans ce temps-là.

ROLAND

Ah 1 cest charmant !... Mais j'ai quarante-huif ans...

ROBERT

Si jeune?

ROLAND

Tu m'ennuies. (A Lirmay.) Et tu les as comme moi.

LIRMAY.

Il doit y avoir erreur !

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