‹ La seconde jeunesse du roi HenriChapitre 25 sur 28 · I.e roi ne reparaissait pas. et l’après-midi s’écoulait · texte numérisé non relu

I.e roi ne reparaissait pas. et l’après-midi s’écoulait

Vers le soir, Biron rencontra un de ses gentilshommes à lui. M. de Varennes.

— T'amuses-tu ici ? lui dit-il .

— Non, monseigneur, et si j'avais un bon conseil...

— Ah ! voilà que tu es comme les autres...

— Oui, monseigneur.

— Mais je suis donc en danger ici?

— Oui, monseigneur.

—Vive Dieu! s'écria Biron en frappant de sa main sur la gnrde de son épée, il ne sera pas dit que j’aurai cédé la place au danger! je reste!...

L'heure du souper arriva.

—Monseigneur, dit un des gentilshommes de la chambre, le roi vous invite à souper.

— Et il a raison, répondit Biron, il y a autant d'honneur pour lui que pour moi...

Et comme il entrait dans la salle où le roi l'attendait, il surprit un regard échangé entre Sully et la reine. Ce regard voulait dire :

— Le roi lente une dernière épreuve, mais en vain.

Biron ne comprit j»as ce regard.

Biron soupa donc à la table du roi.

Henri parla de leur jeunesse aventureuse et guerrière, bons coups d'épée qu'ils avaient donnés ensemble, et de leurs nuits sous la tente, et de leurs fatigues si noblement partagées.

On aurait dit qu'il voulait forcer Biron à se souvenir.

Mais Biron était sourd et aveugle.

Après le souper le roi lui dit :

— Eh bien! as-tu deviné?

— Non, sire, répliqua froidement le maréchal.

Le roi soupira.

Riron chercha querelle à M . de Sully ; mais Sully lui fit faire excuse et se retrancha derrière une courtoisie parfaite.

DU ROI 1IENRI

Et il fendit. |P«g* IB.)

Ef Biron lui iiii ;

— Ton* ces gens-là ont peur de moi.

— Monsieur de Biron, lui dit la reine, voulez-vous jouer à U prime avec moi ?

— Volontiers, madame, répondit Biron.

Et il joua.

A neuf heures, le roi sc leva de la table île jeu où il s était assis.

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