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— Ledavrce
^ Buis». 36n'
Arcenay
13. De grandes excavations se sont formées dans tous les terrains mous, de la même manière que les vallées.
Mode di creuseï des
grandes dénudalions de l'Auxois, -lu kellowien
... , 1 la basse Bourgogix .
Ainsi, entre le granit du de ia champagn, c
g Nand-sous-Thil
-< Contre-fort de Thil. 47a
,. Le Brouillard
<£ Le Serein , environ 3a5'
— I'.out'' nationale u" 80, en O viron ^71'"
q 370'" euviron. Argentalet rj alllucul du Serein A22'" environ.
Boute nationale n° G, près
la Boche-en-Brenil Tournessac, aifl. du Cousin 3go'
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les Vcruois, /|6/|
Morvan et les montagnes oolithiques de la Bourgogne et du Nivernais, on trouve l'Auxois et la plaine de Corbigny, fossés profonds, creusés dans les argiles du lias, dont la largeur atteint, sur certains points, jusqu'à 27 kilomètres.
L'origine diluvienne et post- 1 | miocène de cette grande érosion I a* ne saurait être contestée, puis- 'S 1 clue ^es 8r^s de- Fontainebleau « s'avancent jusqu'au bord de cette | excavation, sur les plateaux qui ^ dominent la Cure près de Vé- ' zelay (à Gros-Mont et Montillot).
Le diagramme ci-contre lait voir la coupe de l'Auxois. Dans cette coupe, on a exagéré considérablement l'échelle des hauteurs, pour rendre sensible à l'œil la disposition des différents terrains.
Une autre excavation considérable s'est formée dans les calcaires mous cl les marnes
et
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grises qui , dans la chaîne oolithique de la Bourgogne, remplacent l'argile d'Oxford. Cette excavation longe la région moyenne de cette chaîne sur une longueur de
plus de i5o kilomètres, et traverse tout le bassin de la Seine , depuis les grottes d'Arcy, un peu au nord du Morvan, jusqu'à la Lorraine. L'escarpement qui la termine, à partir d'Arcy, passe près de Joux-la-Ville, Sennevoy, Laignes, Châtillon-sur-Seine, Chàleau-Villain, Chaumont. etc.
Le diagramme ci-contre a été relevé près de Châtillon-sur-Seine, entre les vallées de la Seine et de FOurce; il fait voir cette dénudation dans l'axe des deux collines bien connues des géologues sous le nom des Jumeaux.
Les marnes molles oxfordiennes ont été détruites, et l'érosion s'est arrêtée à la surface plus résistante des roches kellovviennes, qui aujourd'hui forment la surface d'un plateau très remarquable par les minerais de fer qu'on y exploite.
Les sables et les argiles de la craie inférieure, ainsi que les calcaires tendres de la craie blanche, étaient trop mous pour opposer aux courants une grande résistance; ils ont été corrodés plus profondément encore. Ils forment les plaines basses de la Cbampagnc sèche et de la Champagne humide, entrecoupées de collines, ou plutôt, comme l'ont dit MM. Elie de Beaumont et Dufresnoy, le fond d'un large fossé dont le talus est formé, du côté opposé à Paris, par les montagnes oolithiques, et, du coté de Paris, par les falaises de craie qui séparent la Champagne et la Brie. (Diagramme n° 10.) Cette coupe, empruntée à M. Leymerie, est celle de la vallée de la petite rivière d'Armance. On descend d'abord de Marolles par une pente insensible vers le village de Chessy; après avoir traversé la large vallée au fond de laquelle coule la rivière, on vient se heurter contre le pied du coteau opposé au
S 32im. Premier Juiueau
Route ii° 65
~ 3o7m. Deuxième Jumeau.
— Massaogis
JE 63m,3i
Fin dV la Bourgogne* - Canal de Bourgogne.
— bo
courant, qui se relève en pente très rapide; les grès mous du green-sand sont
mis à nu. Au sommet de ce coteau se |- trouve le bourg d'Ervy, bien connu 2 des géologues.
~° A quelques kilomètres de là, à
Auxon, commence la grande dénudation qui a découvert la craie supérieure. On voit, sur cette coupe, que tous les coteaux exposés à l'action violente des courants diluviens sont disposés en pente rapide, tandis que les revers opposés sont en pente très douce.
Tout le monde connaît la Champagne pouilleuse. En marchant dans le même sens que les courants diluviens, on traverse une sorte de plateau ondulé coupé par des collines basses à pentes très douces; mais, quand on arrive au pied de la Brie, et notamment dans les parties où se trouvent le calcaire pisolitliique et les calcaires compactes tertiaires, la masse du terrain a résisté à l'action destructive des eaux, et se relève en falaises rapides de plus de î oo mètres de hauteur. Ces falaises, entre Montereau et le confluent de la Serre et de l'Oise, formenl un front de plusieurs centaines de kilomètres de longueur; c'est, comme l'ont dit MM. Élic de Beaumont et Dufresnoy, la première enceinte des fortifications de Paris, où toutes les armées qui ont envahi la France depuis Attila jusqu'à nos jours, ont trouvé un obstacle dillicile à franchir.
J'emprunte encore à M. Leymerie la figure ci-après, qui représente tics bien la coupe des falaises séparant la Champagne de la Brie.
Enfin, une dernière excavation, beaucoup plus connue des Parisiens, est celle de la plaine Saint-Denis, qui s'étend, bien au delà de Damiuarlin . entre l'Oise et la Marne, et forme les plaines de la France et du Valois.
Ces grandes dénudalions sont une des preuves les plus frappantes de la vio- I.' Seinb. 5
lence du phénomène diluvien. Tous les débris des roches solides, qui autrefois s'élevaient à 100 mètres et plus au-dessus de ces plaines basses, ont été emportés sans qu'il en soit resté trace; il serait aussi difficile de trouver, à la surface de T \uxois, un bloc de marbre du calcaire à entroques, qu'un fragment de meulière ou de calcaire compacte de la Bric sur les plaines de la Champagne. On a vu qu'il en était de même sur les plateaux d'argiles à meulières, où il n'est resté aucun bloc de grès miocène. Comment expliquer un pareil fait par l'action lente des eaux pluviales et des cours d'eau?
Coupe de la falaise à la limite de la Champagne el de la Brie, à Villenauxe, près Nogent-sur-Seine.
a et b , argile plastique avec sable à la base. — c, sable et grès grisâtre à grains lins. — d, calcaire d'eau douce blanc, sable compacte. — c, marne verte. — f, limon et meulière. — >j , craie blanche.
On peut dire, à la vérité, qu'on ne voit pas bien a priori commentées grandes fosses, la Champagne surtout, ont pu être creusées par un courant dirigé du sudest au nord-ouest.
Les explications données sur le mode de creusement des vallées de la forêt de Fontainebleau s'appliquent parfaitement à ces dénudations, aussi bien qu'aux vallées ordinaires.
Considérons, par exemple, les plaines de la Champagne.
On vient de dire que cette plaine forme le fond d'un large fossé, dont un des revers est l'escarpement de la Brie, et l'autre la chaîne oolithique de la Bourgogne et de la Lorraine. Ce fossé figure grossièrement un cercle, dont le centre serait Paris. La largeur la plus grande est de 80 kilomètres, et la plus petite, vers Rethel, de 5o kilomètres.
J'ai relevé avec le plus grand soin, sur les excellentes cartes géologiques de MM. d'Archiac, Buvignier et Leymeric, les lambeaux de craie blanche, couronnés de terrains tertiaires, restés à la surface de ces plaines comme des témoins de l'ancien état des lieux; et j'ai constaté ainsi que ces lambeaux ne sont pas orientés du sud-est au nord-ouest, comme ceux des terrains miocènes des plaines
de Saint-Denis et de la forêt de Fontainebleau. Leur disposition, tout à fait irrégulière, ne peut donner aucune indication sur la direction des courants.
Mais on doit faire remarquer que les terrains de la Champagne étaient bien autrement résistants que les sablons de Fontainebleau, et qu'ils n'ont pu être détruits que par de violents tourbillonnements, qui modifiaient nécessairement la direction du courant diluvien. Ces aflbuillements creusaient en même temps les vallées secondaires dans toutes les directions; comme dans la forêt de Fontainebleau, chaque ride de terrain résistant, chaque obstacle, déterminait le creusement dune vallée. On comprend donc aisément que les lambeaux de terrains restés en place le long de ces vallées ne soient pas nécessairement orientés comme les courants, et que leur direction soit aussi irrégulière que celle des vallées elles-mêmes.
Ainsi, en amont de Sainte-Menehould, la vallée de l'Aisne a été creusée par les tourbillonnements qu'a produits la résistance d'une longue bande de craie opposée au courant. Cette bande de terrain, qui subsiste encore aujourd'hui, n'est donc pas dirigée de l'est à l'ouest, comme l'était le courant diluvien; elle court, comme la vallée elle-même, du sud au nord.
On voit de même qu'à chaque lambeau de terrain tertiaire resté en place correspond une vallée secondaire, dont le creusement fait comprendre l'irrégularité de la forme et de l'orientation de ce témoin du terrain détruit.
Cette irrégularité ne prouve donc nullement que les courants généraux, qui ont détruit les terrains tertiaires et une grande partie de terrains crétacés de cette région de la France, ne fussent pas dirigés du sud-est au nord-ouest, comme ceux qui ont emporté les terrains miocènes de la Brie.