DU MAXIMUM DE LA CHUE
■).li décembre 17^0 32m,58
1 7 mars 1761 32 ,58
8 février 1 766 3i ,57
4 mars 1788 3i ,33
G février 1799 3 1 ,64
1 5 décembre 1801 3 1 ,54
3 janvier 1802 32 ,12
3 mars 1807 3i ,37
i3 mars 1817 3e- ,97
1 5 décembre 1 836 . 3i ,07
La sablière Hélie se compose, comme l'indique la coupe, de zones de cailloux alternant avec des zones de sable. Le caillou est de petite dimension et aussi gros dans les zones supérieures que dans les zones inférieures. C'est un des caractères de l'alluvion du dernier des grands lits dans les sablières de Paris. Les débris de granit du Morvan n'y sont pas rares.
L'alluvion ne s'est pas formée lentement, mais rapidement, comme aujourd'hui dans nos cours d'eau violents, lorsqu'on donne à leurs lits une section trop grande; c'est ce que prouve la découverte de M. Martin. Souvent les diverses parties des ossements se tiennent encore. Ainsi, dans un des crânes, la mâchoire inférieure était encore en place. La partie supérieure d'un des squelettes a été trouvée presque entière la tète en bas; les ossements ont donc été enfouis dans un flot de sable lorsqu'ils se tenaient encore par leurs ligaments.
11 est difficile d'ailleurs d'admettre l'idée d'une sépulture. M. Martin a conduit sur les lieux plusieurs géologues, MM. Lartet, de Quatrefages, Desnoyers, le marquis de Vibraye, Collomb, de Mortillct, etc. J'assistais à cette visite : tout le monde a paru convaincu que ces restes humains avaient bien été transportés sur les lieux parles eaux du fleuve.
Un dernier crâne a été trouvé récemment, et M. Martin a fait constater par procès-verbal, dressé par un des employés de la Ville, qu'il avait été extrait d'un terrain vierge, ne présentant aucune trace de tranchée.
Suivant moi, les graviers de la sablière Hélie remontent à l'époque où le dernier des grands lits de l'âge de pierre s'est remblayé, c'est-à-dire au passage de I âge de la pierre taillée à l'âge de la pierre polie (5fi).
En effet , la Seine a toujours serré de fort près les coteaux de Chaillot et de Passy (21). La plaine de Grenelle est la rive convexe d'un tournant. Jamais le
lleuve n'a pu remanier les alluvions qui s'y sont déposées, et la carrière Saint- Charles est assez éloignée de la Seine actuelle pour qu'on soit certain que ses graviers ne sont pas d'origine récente. On trouve même aujourd'hui, dans le voisinage du fleuve, des dépôts vaseux qui limitent son action, dans les temps modernes, à une petite dislance des rives; ainsi le remblayement de l'ancien lit, d'après les fouilles des fondations du viaduc d'Auteuil, se serait fait avec de la vase sur une largeur de 100 mètres environ sur la rive droite et de 5o mètres sur la rive gauche.
Tout semble donc indiquer que les graviers de la carrière Hélie n'ont point été remaniés, et qu'ils sont entièrement différents de l'alluvion moderne, qui, dans cette localité, est essentiellement limoneuse.
M. Martin a recueilli dans la carrière Hélie :
Sept crânes, quatre frontaux et de nombreux ossements humains;
Silex taillés;
Ossements de renne.
Il m'a donné différents ossements, et notamment un crâne humain qui, suivant M. le docteur Pruner-Bey, appartenait à une jeune fdle adulte. La tête était d'une petitesse extrême, le front très étroit et la partie occipitale très développée. Ce crâne se rapproche beaucoup de la forme de ceux de la race mongole. Une mâchoire provenant d'un autre crâne est assez prognathe.
80. M. Reboux a fait une très belle collection des ossements et autres objets uvaiiois c« trouvés dans les sablières des bas niveaux de la rive droite de la Seine, entre Neuilly et Clichy. Il a donné la plus grande partie de ces objets au Muséum et à la ville de Paris. Voici, d'après la note précitée de M. Gaudry, la liste des quadrupèdes dont les ossements ont été recueillis par M. Pieboux :
Elephas primigenius; Sus scropha;
Elephas antiquus; Bos primigenius;
Rhinocéros; Bison europœus;
Equus ; Cervus (grande taille , genre indéterminé);
Hippopotamus major (?); Cervus elaphus.
Depuis, M. Reboux a fait de nombreuses découvertes nouvelles; il m'a remis le tableau complet des ossements recueillis par lui dans les carrières qu'il a explorées^.
Ce tableau est très intéressant, et j'ai pu le compléter par les altitudes de la surface supérieure des sables. Je l'insère donc dans cet ouvrage : il comprend nonseulement les ossements, mais encore les silex taillés trouvés par M. Reboux.
0 Ces sablières sont toutes comprises dans l'an- transversale en construisant l'égout collecteur de la cien lit de la Seine, dont j'ai relevé une coupe rue de Courcelles (37, diagr. n° ao).
DESIGNATION DES CARRIERES.
de renvoi
la pi. 3.