‹ La SeineChapitre 68 sur 96 · E LILLY · texte numérisé non relu

E LILLY

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Tarsieux. .

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;/ Lacourrièrc.

Back

Crétu . . . .

Sonntag. .

Back. . . .

Dieu. . . .

Marmajoux.

Capelle. .

Minoret. .

Nourrisson

Back

Dieu

Bue des Arls, 17 .

Bue Félix, i3.. . .

Bue S'-Louis, 33 .

Rue Grave! , 4a.. .

Rue Martinval, 22.

R" de la Révolte, 194.

Idem 227

Idem 221

Idem 219

Idem 202

Idem 200

Idem 1 98

'ilrin 1 96

Idem 201

lilrm 1 99

1,1. (1>- .l'École), 3 Idem 101

Idem. . . .

Idem 127

IL des Cailloux , 1 .').

[ei S'-V'-de-Paul, 18.

R" de la Révolte, 69.

Idem 67

Idem 57 "\

Idem G 2

Avenue de Clicliy,ij.

Idem 7 .

Idem 6.

Idem 8.

BATIGN0LLES.

ad.

ad.

0BSER\ \Tiu\S. Abréviations : C. C. , carrière comblée; <■ , corne; il, «lenis; t, tête; les chiffres sans désignation indiquent des ossemenls divers. — Indépendamment des

i-dessus menti lés, il a été trouvé environ cinquante échantillons de bois silicifié de diffère s espèces, actuellement entre les mains de M. Brongniart. el plusieurs

de coquillages calcaires el siliciliés provenanl îles terrains tertiaires el crétacés, lels que bclcmnites, oursins, peignes et cardium.

Aces pièces, il faut en ajouter 7 appartenant à des animaux qu'on trouve rarement dans les graviers. Le grand tigre, le trogontherium, le loup, le sanglier, Y ours, la chèvre et Yâne. Depuis que ce tableau est dressé, M. Reboux a continué ses recherches, et aujourd'hui, d'après les renseignements qu'il me donne, le nombre des objets en silex travaillé recueillis par lui monte à quatre mille, et le nombre d'ossements à trois mille environ. Je laisse à M. Reboux la responsabilité de ses divisions, soit pour les ossements, soit pour les silex; il me parait difficile par exemple, qu'il ait pu séparer, comme il l'a fait, les ossements de Yurus et ceux de Yaurochs.

Ce tableau fait voir que les ossements sont cantonnés sur certains points, comme je l'ai constaté à Montreuil; M. Martin a remarqué le môme fait à Grenelle. Les carrières nos 1, 2, 3, U, 5,6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 10, 1 A et 35, n'ont rien produit, pour ainsi dire. Celles qui portent les nos 29 et 3 1 sont très peu riches. Les plus productives sont celles qui sont désignées par les nos 17, 22, 2/1; elles ont donné 5o, 98 et 81 pièces, tandis que celles qui viennent ensuite, les sablières nos 16 et 18, n'en ont donné que 35 et 39, et les autres beaucoup moins encore. Rien ne prouve mieux, suivant moi, que les cadavres sont arrivés en flottant pour la plupart (58, 73).

J'ai trouvé à Grenelle et à Levallois la même preuve qu'à Montreuil de la permanence du régime du fleuve; les pièces intactes s'y trouvent mêlées avec des ossements plus ou moins roulés, plus ou moins détruits par le frottement des sables.

Nous avons constaté, MM. Reboux, Martin et moi, que les restes des éléphants de très grande taille se trouvaient toujours dans le bas du gravier de fond avec ceux des autres mammifères, et que, dans la partie supérieure de ce gravier de fond, ou ne rencontrerait plus que des débris d'animaux de moindre volume, tels que petits éléphants, chevaux, bœufs, rennes, cerfs, etc., qui occupent toute la hauteur de la couche à ossements.

On a conclu de là que les éléphants de l'âge de pierre n'existaienl plus dans le bassin de la Seine lorsque les autres animaux s'y trouvaient encore en grand nombre. J'ai démontré (58) que cette conclusion n'était pas admissible, et j'ai donné l'explication bien simple du fait. On peut admettre que les animaux se sont noyés sur la place où nous trouvons leurs os, en venant boire aux abreuvoirs naturels que formaient les plages d'alluvions dans les anses et sur la rive convexe des tournants, ou bien (pie leurs cadavres ont élé apportés en flottant aux points des sablières où nous trouvons aujourd'hui leurs débris; il résulte de là que les plus volumineux ont laissé leurs ossements dans les eaux les plus profondes, c'està-dire dans le fond des sablières, et qu'on ne les retrouve plus dans les zones plus élevées des graviers, où le mouillage n'était plus suffisant pour les tenir à Ilot.

Parmi les ossements les plus remarquables trouvés par M. Reboux, il faut compter cinquante et une dents d'éléphant, deux cornes de grands bœufs (Bos pri-

migenius) et deux de petits bœufs, trois dents d' hippopotame et plusieurs molaires de rhinocéros Merckii ou etruscus, trois bois de rennes, une dent de trogontherium , un beau cubitus de grand felis, des fragments de bois du cervus Belgrandi, etc.

En résumé, les faunes des bauts et des bas niveaux des graviers de l'ancien fleuve parisien sont presque identiques. Le renne et le rhinocéros tichorhinus n'ont pas été trouvés dans les bauts niveaux de Montreuil, mais la plupart des autres animaux de l'époque quaternaire ont évidemment habité le bassin de la Seine pendant toute la durée de l'âge de la pierre taillée. On trouve même dans toute cette étendue de temps des animaux qu'on considérait comme appartenant à l'époque pliocène, tels que les rhinocéros Merckii et etruscus, le trogontherium, un grand cerf [Cervus Belgrandi) qui se rapproche beaucoup plus des espèces considérées comme pliocènes que des espèces de l'âge de la pierre taillée.

Les silex travaillés manquent jusqu'ici dans les hauts niveaux.

Tous ces restes de l'âge de la pierre taillée sont habituellement déposés dans le fond des carrières, dans ce que j'ai appelé les graviers de fond, qui tapissaient le lit des rivières. Us sont séparés des restes des époques plus modernes par l'alluvion qui remplissait les lits abandonnés, au fur et à mesure que le fleuve abaissait son niveau ou perdait de son importance. On les trouve surtout dans les anses ou à l'aval de la rive convexe des tournants (!).

Traces 81. Silex taillés. MM. Martin et Reboux ont recueilli un nombre considérable

de silex taillés. M. Martin n'a pu me remettre l'état de ces silex, mais les découvertes de M. Reboux sont indiquées au tableau qui précède. La trace du travail humain a paru incontestable, pour un très grand nombre de ces pièces, à MM. de Mortillet, Lartet et beaucoup d'autres.

Les géologues sont loin d'être d'accord sur la manière dont ces silex ont été apportés aux points où on les trouve aujourd'hui. Beaucoup admettent encore qu'ils ont été transportés par l'eau avec les graviers. Cela est plus improbable encore que le transport des ossements. Dans le travail de dispersion des graviers par l'action de l'eau, comment les /t,ooo silex trouvés par M. Reboux auraient-ils été jetés sur une si petite surface? Où aurait été située la fabrique qui aurait livré au fleuve une si grande quantité de débris? 11 est certain d'ailleurs que ces pièces ne sont pas roulées; il est donc impossible qu'elles aient été apportées par l'eau.

(l) Cet ouvrage était terminé et sous presse lors- tude de o2m,3g, qui est supérieure à celle des plus

qu'un jeune géologue, M. Bertrand, a découvert grandes crues de la Seine. Ces restes humains ap-

un squelette humain dans la sablière n" 37, à Bâti- parliennent donc bien à l'âge de pierre. La sablière

gnolles. Le crâne a paru très authentique à M. Lar- a été visitée successivement par MM. Louis Lartet

tet. Cette découverte a été faite à 5 mètres environ etCollomb, et ensuite par moi, quelques jours après

de profondeur; le dessus de la sablière est à l'alti- la découverte.

Les géologues anglais pensent que ces silex ont été perdus par des pêcheurs en brisant la glace pendant l'hiver. H a pu en elïet se perdre quelques outils de cette manière, mais c'est évidemment le plus petit nombre. J'ai donné (59) la seule explication qui me paraisse admissible. On sait qu'en temps de basses eaux le fond des rivières se découvre habituellement du côté où elles alluvionnent ; des plages plus ou moins larges de graviers s'oifraient alors à nos sauvages ancêtres, qui ne trouvaient nulle part des carrières plus commodes pour y fabriquer leurs ustensiles en silex.

Une observation de M. Reboux confirme cette explication : dans la partie inférieure des sablières de Levallois où se sont accumulés les silex les plus volumineux, il a constaté qu'on trouvait un grand nombre d'éclats portant la saillie bulbeuse produite par la percussion; c'était là, en effet, qu'on devait préparer les pièces en choisissant les blocs à tailler. Mais, comme on y était fort mal à Taise, les pieds dans l'eau, on se retirait un peu en arrière, sur un sol plus élevé, pour finir la taille et détacher l'outil du nucléus. Les éclats se trouvent donc dans la partie basse des sablières; les ustensiles taillés, à un niveau un peu plus élevé du gravier de fond, rarement dans l'alluvion.

Les outils les mieux confectionnés étaient emportés, les plus grossiers sont restés surplace. Les belles pièces sont relativement rares, mais on trouve de très nombreux silex taillés dont il est impossible de comprendre l'usage et qui sont tout simplement des outils manques. Au fur et à mesure que le fleuve abaissait son lit, il enfouissait ces ateliers sous l'alluvion (23, 37).

Cela étant admis, on voit pourquoi les silex tailles sont si rares dans les grèves calcaires de la Bourgogne et de la Champagne. On a dit qu'il s'en trouvait beaucoup sur les plateaux, mais les grevières ne pouvaient être des ateliers de fabrication, puisqu'elles ne renfermaient pas de matériaux siliceux.

Beaucoup de géologues pensent que les silex taillés recueillis à la surface du sol ou à une petite profondeur sont plus récents que ceux qui sont recueillis dans le gravier du fond des cours d'eau; d'après ce qui a été dit du travail d'abaissemenl des lits (23, 37), cela n'est rigoureusement démontre que si les deux pièces ont été trouvées dans la même ligne verticale.

Cependant, en général, dans le lit des anciens cours d'eau, l'alluvion sépare les, outils de l'âge de la pierre polie et ceux de l'âge de la pierre taillée ; mais celte séparation n'est point absolue, puisque des silex ont pu être taillés ou perdus audessus des berges, hors du lit, tandis que d'autres étaient fabriqués en basses eaux dans le lit même. Les silex polis se trouvent rarement dans l'alluvion; jamais, jusqu'ici, on n'en a recueilli dans le gravier de fond(l).

(l) M. Reboux possède douze haches polies qui, d'après la déclaration des ouvriers, auraient été trouvées à plusieurs mètres au-dessous du sol dans l'alluvion; mais M. Reboux n'a pas vu ces objets en place.

Hauts et bas niveau*.

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