DÉCEMBRE. JANVIER
FÉVRIER l857.
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(L'Oise à Compiègne.)
H est probable que les crues si longues, encore de nos jours, de l'Oise et de la Seine, duraient alors toute l'année, et que l'hippopotame pouvait vivre au Tond de ces rivières en même temps que YUrsus spelœus hantait la grotte des Fées à Arcy, à quelques mètres à peine au-dessus du niveau actuel de la Cure.
C'est ce que l'ait très bien voir le diagramme qui précède; la Cure, rivière violente, dépourvue de sources, ayant le même régime que l'Yonne, abandonnait les grottes d'Arcy peu de jours après la fin de la pluie, et l'ours rentrait dans son repaire; l'Oise, rivière tranquille, alimentée surtout par des sources, avait tout<> Tannée le mouillage nécessaire à l'hippopotame.
J..i présence du renne et de la mm m
prouve jue l'âge de pierre
correspond à l'ère glaciaire.
9*2. Le renne ne craint pas les hivers très froids des régions polaires; mais, dans certaines contrées qu'il habite encore aujourd'hui, il fuit la chaleur, et, en été, se relire dans les contrées mon tueuses plus froides.
Une observation bien simple prouve que, dans l'âge de pierre, il habitait foute l'année les plaines de la France. On sait que le renne perd ses bois tous les ans comme nos cerfs et nos chevreuils; M. Lartet, dans les cavernes, a trouvé des bois de renne à tous les degrés d'avancement correspondant aux divers mois de l'année; par conséquent, le renne ne quittait pas nos plaines pendant l'été. On peut conclure de là que la température d'été de la France, pendant l'âge de pierre, ne s'écartait pas beaucoup de celle des pays les plus chauds que le renne habite encore toute l'année.
On peut considérer qu'une de ces régions se trouve entre le cap Nord et Christiania. Voici, pour une année, les températures moyennes des mois et saisons de ces deux contrées. Je dois ce renseignement à l'obligeance de M. Renou.