‹ La SeineChapitre 5 sur 93 · STATUE DE BDFFON A MONTBARD · texte numérisé non relu

STATUE DE BDFFON A MONTBARD

fenêtre, et muni d’un escalier descendant au bas des remparts, élevés et puissants, qui supportaient jadis un rude château fort des ducs de Bourgogne. Ailleurs, un pavillon renferme le cabinet des oiseaux : Guéneau de Montbéliard a peut-être travaillé dans cette pièce agréablement ornée de peintures représentant des oiseaux de tout plumage. Enfin, se dresse, altière et solide, la tour hexagonale, à créneaux, mâchicoulis, meurtrières et gargouilles, la tour féodale, où l’illustre châtelain, non sans éprouver quelque fierté nobiliaire, montait s’enfermer pour écrire des chefs-d’œuvre. Ne le voyez-vous pas, en bas de soie, en habit de velours, en jabot et en manchettes de dentelle, l’épée en verrouil, allant faire sa cour à la Nature,

LES SOURCES

dont il veut surprendre les secrets, dévoiler les mystères, célébrer les beautés ? Tout à l’heure ses regards embrasseront sans limites importunes une vaste étendue ; nul obstacle terrestre n’arrêtera le vol de son audacieuse pensée !....

Nous avons parcouru pied à pied la vénérable demeure du génie, nous avons lu ces mots gravés sur une mince colonne posée en face de la tour altière ;

EXCELSÆ TURRl IIUMILIS COLUMNA PARENTI SUO FILIÜS BUFFON

et nous sommes partis en emportant avec nous, comme une miss sentimentale, des feuilles de lierre et des fleurs poussées parmi les pierres dans le parc du grand écrivain.

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