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Éclielets (Climacteris). — Chez ces oiseaux, ori

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ginaires d’Australie, les sexes sont semblables, ou bien la femelle est plus apparente que le mâle. Le nid est dans le creux d'un arbre.

19. Estrelda, Amadina. — Chez ces deux genres de pinsons, originaires de l’Orient et d’Australie, la femelle, quoique plus ou moins différente du mâle, est cependant très-apparente, à cause de son croupion rouge, et de ses taches blanches. Ils bâtissent des nids en dôme, ce qui les distingue de presque tous les autres membres de leur famille.

20. Certhiola. — Chez ces jolis petits grimpeurs, originaires d’Amérique, les sexes sont identiques. Le nid est en forme de dôme.

21. Gracula (Sturnidæ). — Ces beaux étourneaux d’Orient sont semblables dans les deux sexes. Ils nichent dans les trous des arbres.

22. Ca/orm> (Sturnidæ). — Ces étourneaux, de belles nuances métalliques, ne présentent pas de difiérences sexuelles. Ils bâtissent un nid suspendu et recouvert.

23. Icteridæ. — Le plumage noir et rouge ou noir et jaunede ces oiseaux est très-apparent. Les sexes sont semblables. Ils sont célèbres à cause de leurs beaux nids suspendus, en forme de bourse.

On remarquera que cette liste comprend six familles importantes de fissirostres, quatre de scansores, tous les perroquets, et plusieurs genres ainsi que trois familles entières de passereaux, comprenant environ douze cents espèces, soit un .septième du nombre total des oiseaux connus.

Les espèces chez lesquelles, le mâle étant brillam-

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ment coloré, la femelle a des teintes plus ternes, sont extrêmement nombreuses : nous y trouvons presque tous les Passereaux à couleurs vives, excepté ceux qui sont mentionnés ci-dessus. Voici les principaux.

t. Cotingas (Cotingidæ). — Ce groupe comprend quelques-uns des plus beaux oiseaux du monde ; leurs couleurs les plus habituelles sont des nuances éclatantes, de bleu, de rouge et de pourpre. Les femelles sont toujours de teintes obscures, et souvent d’une nuance verdâtre qui se confond aisément avec le feuillage.

2. Pipra (Pipridæ). — Chez ces oiseaux, dont le chaperon ou la huppe offrent généralement les plus vives couleurs, la femelle est d’ordinaire d’un vert sombre.

3. Tangaras (Tanagridæ). — Ces oiseaux le disputent aux cotingas par la beauté de leurs couleurs, et l’emportent même par la variété. Le plumage des femelles est ordinairement laid et sombre, et toujours moins apparent que celui du mâle.

Dans les familles nombreuses des fauvettes (Sylviadæ), des grives (Turdidæ), des gobe-mouches (Muscicapidæ), des pies-grièches (Laniadæ), une quantité considérable d’espèces sont ornées de couleurs gaies et voyantes ; c’est aussi le cas chez les faisans et les grouses, mais les femelles sont toujours plus ternes, et le plus souvent des couleurs les plus sombres et les moins apparentes. Or, chez toutes ces familles, le nid est ouvert, et je ne connais pas un seul exemple où l’un de ces oiseaux ait bâti un nid en dôme, ou l’ait placé

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dans le creux d’un arbre, dans un trou 4u sol, ou dans une cacheUe quelconque.

H n’est pas nécessaire, pour élucider celle question, de nous occuper des grands oiseaux, parce qu’il est rare qu’ils se cachent pour pourvoir à leur sûreté. Les couleurs vives sont, en général, absentes chez les rapaces; d’ailleurs leurs mœurs sont telles qu’une protection spéciale pour la femelle serait inutile. Les femelles des grands échassiers sont soovent'aussi écla- • tantes que les mâles, mais il est probable que ces oiseaux n'ont pas beaucoup d’ennemis, car l’ibis écarlate (Eudocimus ruber), le plus voyant de tous les oiseaux, existe en nombre immense dans l’Amérique du ‘ Sud.

Chez les oiseaux de gibier terrestres ou aquatiques, les femelles sont souvent très-simples, tandis que les mâles sont revêtus des plus belles couleurs, et le groupe «normal des Mégapodes nous offre l’exemple curieux «d’une identité de couleur dans les deux sexes (couleurs «ssez vives dans le Mégacephabn et le Talegalla), combinée avec l’habitude de ne pas couver du tout.

Conclusion à tirer des faits qui précèdent.

Considérant l’ensemble des faits que nous venons d’énumérer et qui comprennent presque tous les groupes d’oiseaux brillamment colorés, on admettra, je crois, comme suffisamment établie, la relation entre la couleur des oiseaux et leur mode de nidification.

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Il existe, il est vrai, quelques exceptions, les unes réelles, les autres apparentes ; j’en parlerai tout à l’heure ; mais je puis les ni^liger pour le moment, car elles ne sont ni assez nombreuses ni assez importantes pour contre-balancer la masse de preuves qui appuient ma théorie. Voyons ce que nous devons conclure de celte série de rapports entre des groupes de phénomènes si différents au premier abord. Se rattachentils à d’autres? Nous enseignent-ils quelque chose sur les procédés de la nature, ou nous donnent-ils un aperçu des causes auxquelles nous devons la merveilleuse variété, l’harmonie et la beauté des êtres vivants? Je crois qu’oii peut répondre affirmalivement à ces questions, et je mentionnerai d'ailleurs, pour prouver la relation que je vois entre tous ces faits, qu’elle mu fut d’abord révélée par l’étudè de phénomènes analogues chez les insectes, savoir, la ressemblance protectrice et la mimique.

Le premier enseignement qui ressort de ce qui précède, c’est que les femelles des oiseaux ne sont pas incapables de posséder les brillantes couleurs dont les mâles sont si souvent ornés, puisqu’elles les portent toutes les fois qu’elles sont cachées ou protégées pendant l’incubation. La conclusion naturelle est donc que le développement imparfait ou l’absence de brillantes couleurs dans leur plumage, est due au défaut de protuctiou et d’abri pendant cette période importante de leur vie. Cela s’explique facilement si nous admettons l’action de la sélection naturelle ou sexuelle. Comme nous l’avons vu, il arrive souvent

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que les deux sexes sont parés des mêmes riches couleurs, tandis qu’il est rare qu’ils soient également pourvus d’armes offensives et défensives, quand cellesci ne sont pas nécessaires à la sûreté individuelle : cela semble indiquer que l’action normale de la sélection sexuelle est de développer chez les deux sexes la couleur et la beauté, par la conservation et la multiplication dans chacun d'eux des variations attrayantes pour l'autre. Plusieurs observateurs minutieux des mœurs des animaux m’ont assuré que les oiseaux et les quadrupèdes mâles prennent souvent en aversion ou en affection une certaine femelle, et nous avons peine à croire qu’ils ne partagent pas, dans une certaine mesure, le goût pour la couleur, si général dans l’autre sexe. Quoi qu’il en soit, le fait reste que dans, un grand nombre de cas, la femelle acquiert des couleurs aussi vives et aussi variées que le mâle; il est donc probable qu’elle les acquiert de la même manière que lui, c’est-à-dire, parce qu’elles lui sont utiles, ou sont en corrélation avec une variation utile, ou encore parce qu’elles plaisent à l’autre sexe. La seule hypothèse possible en dehors de celle-ci, serait qu'elles seraient transmises par l’autre sexe, sans être d’aucune utilité. Ceci, d’après les nombreux exemples cités plus haut, de femelles douées de couleurs vives, impliquerait que les caractères de couleur acquis par l’un des sexes seraient généralement (mais non pas nécessairement) transmis à l'autre. S'il en est ainsi, nous pourrons, je crois , expliquer les phénomènes , même sans admettre qu’un plumage plus ou moins éclatant in-

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