‹ La semaine de pâquesChapitre 15 sur 41 · CHAPITRE n · texte numérisé non relu

CHAPITRE n

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le sire de Goighan.

Arrivé à sa maison, qui était la troisième en entrant dans la me du Bœuf couronné , le sire de Coighan fit mettre tous ses gens sous les armes et disposa ses préparatifs de défense. Les archers, placés aux fenêtres, reçurent ordre

de tirer sur le premier ennemi qui s'aventurerait dans la rue , et ceux qui avaient de bonnes cuirasses et des armes pesantes, telles que pertuisanes, guibets, haches et masses, se rangèrent sous le porche pour faire des sorties. Cependant avant de commencer aucune "hostilité , lorsqu'il apprit l'arrivée de l'évéque , le seigneur chartrain lui envoya son écuyer pour porter défi à celui des chevaliers anglais ou bourguignons qui voudrait venger Thomas de Montagu.

— Mon seigneur et maître Jacques de Coighan requiert de mon seigneur et vénéré Jehan de Frétigny q^e le jugement de Dieu soit ordonné par lui au champ clos épiscopal.

— Et depuis quand , répondit le prélat , octroie-t-on le combat aux chiens ? on les pend : apprends-le au Coighan 1

L'écuyer, maltraité par les soudards, retourna vers son maître , et lui répéta les paroles de l'évéque.

— Ah ! le prélat est en humeur guerroyante...

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