CHAPITRE XrTL
Geoffroy de lu Poule.
Etendue sur sa couche , Jolie était encore évanouie : le médecin de Tévêque , debout auprès d'elle , la regardait tristement :
— Sainte Vierge, prolonge son évanouissement, car le réveil sera bien horrible pour
elle... Oh! je lui cacherai la vérité. . la vérité la tuerait.
Jolie ouvrit les yeux de toute leur grandeur, reconnut le médecin, et, le saisissant au bras :
— Mon père ! mon père ! qu'avez-vous fait de mon père?
— Damoiselle , j'ai grand espoir ; la blessure n'est pas si dangereuse que je croyais.
— Vous le sauverez, vous, n'est-ce pas? Tenez, vous êtes un brave homme!... Mais je voudrais bien le voir, m'asseoir à son chevet, lui prendre les mains, lui parler je
vous aiderai à le soigner. . .
. — Damoiselle, vous ne pouvez vous présenter au comte en ce moment : toute émotion trop vive serait dangereuse.
— Vous croyez... Au surplus, vous devez le savoir bien mieux que moi , vous qui êtes médecin... Alors, je vous obéirai : retournez près de lui.
Le médecin essuya une larme en sortant.