‹ La Semaine de Quarante HeuresChapitre 11 sur 17 · FR ES · texte numérisé non relu

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l'activité économique des Etats-Unis consacrée à l’équipement atteignait le quart. À la faveur de l’optimisme immodéré des périodes d'opulence, l'abondance de l'épargne “encourage une création de capitaux superflus qui n’apporte que déceptions à leurs promoteurs.

Certaines années, les gros bénéfices de l’industrie et du commerce peuvent exciter l'envie. Mais lorsque les catas- ‘trophes surviennent, combien d'industriels livrés à toutes

les vicissitudes d’une lutte sans merci, Changeraient volon-

tiers leur situation pour le traitement régulier d'un modeste fonctionnaire. Quant aux larges profits qu’un avenir meilleur peut leur réserver, ils y renonceraïent de bon cœur pour une sécurité plus grande et des garanties d’existence.

Ils devraient alors faire un retour sur eux-mêmes et comprendre que tout profit est un profit social et que pour réa- Lser une société équilibrée et organisée, il convient de ne pas abuser du privilège d’un moment : « Ils devraient rechercher s'ils ne profitent pas de quelques inégalités faclices pour les effacer ; — afin de pouvoir dire en montrant leurs mains au peuple : Elles sont pleines mais elles sont pures » (1). Or il est probable qu’une semaine de 40 heures appauvrirait la nation, réduirait les profits en laissant au même point les situations respectives des classes. Les in-

dustriels n'en spéculeraient pas moins, ne conduiraient

pas leurs affaires avec plus de prudence et d’esprit d’altruisme. Ils auraient seulement moins de possibilité d’action. Les écroulements seraient moins profonds parce que la prospérité aurait été moins grande. Je ne saurais m'en réjouir.

(1) F. Bastiat. Les harmonies économiques, IV. Echanges.

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