CHAPITRE X
La Semaine de Quarante Heures et le Chômage
D'aucuns jugeront peut-être étrange que mes préoccupations aient à peine effleuré La question du chômage. La solution de ce problème a éfé cependant le principal, sinon l’unique objectif du B. I. T. et des conférences, Lors des débats sur la semaine de 40 heures. Avec une persévérance obstinée, les protagonistes de la réforme se sont évertués à convaincre leurs adversaires qu'ils avaient découvert un des meilleurs procédés pour réintégrer les chômeurs dans le processus de production.
Pourtant, je n'ai pas pris un simple plaisir intellectuel à scruter les réactions des phénomènes et je me suis en mainies occasions soucié de Ja personne même du trayailieur. Je désire ardemment que celui-ci gagne son pain, mais je suis d'avis de le mettre en garde, grâce à une étude réfléchie, contre l’expérimenfation d’une thérapeutique ignoréé.
Je me méfie des objurgations ardentes de tribuns qui se figurent faire revenir l’aisance au foyer de l’ouvrier par des trouvailles ingénieuses. Sans vouloir çontester leur chaleur de sentiment, je refuse de les suivre sur la fausse piste où ils s’égarent. Ni un élan populaire, ni quelques arguments trop faciles ne peuvent suppléer au raisonnement scientifique pour déméler l'écheyeau dans lequel le monde est em-
barrassé.
Persuadé que la résorption du chômage découlerait natu-
rellement de l’atténuation de la crise, j'ai eu pour ligne de conduite au cours de ces réflexions, de me tenir au cœur des phénomènes. De cette façon, un examen purement économique devait en fin de compte me dicter la conclusion:
Une étincelle -opérerait-elle le démarrage de notre économie que le chômage rétrograderait de lui-même. Mais, hélas, la semaine de 40 heures ne la fait pas jaillir ! Elle n’augmente pas les pouvoirs d'achat de la masse, elle ne déclenche pas une reprise d’affaires durable, elle écrase le producteur. Je ne vois vraiment pas comment le consommateur, placé devant des prix en hausse va pouvoir multiplier ses achats ; comment l'employeur, en face d’une main- . d'œuvre renchérie, va embaucher du personnel.
L'O. I. T. est hypnotisée par la question du chômage et, dans l'espoir d'en trouver le remède, prête une oreille attentive à toutes les suggestions. Certains hommes, cependant, non suspects de partialité à l'encontre de la classe ouvrière, ont eu conscience de la complexité de l’œuvre à poursuivre et de l'impuissance de l’Institution de Genève à. résoudre toutes les difficultés. A. Thomas, entre autres, n’a pas ménagé ses appels à la Société des Nations afin qu’elle examine le côté politique «et économique des problèmes. Il s'est montré profondément perplexe en certaines circonstances et n’a pas cru prendre une position intransigeante sur la question des hauts salaires.
La compétence de l'O. I. T. est avant tout sociale (1). Sous
(4) Pour la délimitation de la compétence de l‘O. I. T. en matière économique, cf. l'avis très nuancé de la Cour Permanente de Justice internationale du 12 août 192, cité au ch. VII, et provoqué par le gouvernement français. Celui-ci avait demandé si l'examen de propositions tendant à organiser et à développer les moyens de production agricole et l'étude de toutes autres questions de même nature rentraient dans la compétence de l'O. I. T. La réponse de la Cour concerne toute forme d'industrie et met en lumière la connexité entre le Social et l'Economique.
: prétexte que le chômage est du point de vue objectif l'aspect social du déséquilibre économique, elle ne peut légitimement prétendre réformer (| organisation économique
tout entière et réglementer toute la production. Mais il est indispensable. qu "elle ne se désintéresse pas des conséquen- ces économiques d' une réduction du travail et essaie attentivement de discerner si, en dispansant plus de loisirs aux
travailleurs, elle ne risque pas de plonger l'humanité dans la misère. Seul l’économiste peut répondre à pareille inter-
rcE gation.
Les partisans de la réforme ne s'inquiètent pas seulement du chômage de crise qui sévit actuellement. Ils ont des
visées beaucoup plus audacieuses de rénovation sociale et déclarent apporter aux générations futures la guérison dé-
finitive du chômage dit « technologique » : les machines
“auraient maintenant une productivité telle que l'ouvirier serait chassé de son emploi sans espoir de retour si la loi ne venait pas raccourcir les tâches pour assurer du travail
à tous.
Toute une partie de la population, réduite aux secours d’assistance, serait-elle donc désormais condamnée à contempler le travail d'autrui ? (1).
Il devient encore superflu de démontrer que pour l’instant, la semaine de 40 heures est néfaste et aggrava la crise sans redistribuer équitablement les emplois et les produits. Malgré ces conséquences immédiates malfaisamites, cette réforme est attirée fatalement, irrésistiblement par toute l’évolution des faits économiques et sociaux. L'opposition ac-
=a(1) Marshall, 0p. cît., 1, VI, ch. II, par. 2 : « Peu de gens savent à quel point ils se plaisent à un travail modéré jusqu'à ce qu’un événement les mettent dans l'impossibilité de travailler ».
juelle est inutile et vaine. Quant à l'équilibre, il se rétablira plus tard.
À ce déterminisme social, on peut répliquer qu’il serait peut-être préférable de ne pas devancer la marche des évé- . nements et d'attendre du cours naturel des choses ét de l'initiative des individus et des groupes le régime de travail de l'avenir. À quoi bon volontairement s’infliger une période de transition pénible ? Le législateur n'a pas ên tout cas à favoriser uné politique dont les effets serrblent se révéler cruels.
Mais la preuve da « l'existence indéniable » (f), selon Fexpression de la classe ouvrière, du chômage technologique, n'a pas été apportée.
Le B. I. T. s’est penché longuement sur éé prénomène. Dans Ile rapport à la Conférence préparatoire tripartite (2), des statistiques tirées de revues étrangères, nous énumèrenf les pourcentages d'augmentation de production par employé dans cértains pays industriels, pendant les années d’après guerre. Ces chiffres peuvent du reste n’être acceptés que sous réseive. L'augmentation dé la production, après là tourmenté de 1914-1918 n’a peut-être pas été setlément due au progrès technique. La nécessité de réparer lés dé- Sästres ét de répondré aüx besoins a naturellement poussé au maximum lé rendement des forces humaines et des forces Mécaniques (3).
({) Rapport gris bleu, D. 15.
(2) Rapport blanc, p. 20 et s.
(8) M. M. Ladoin estime très exagérées les statistiques de rendement par homme de 1924 à 1929. D'après lui, la production augmenterait assez régulièrement depuis cent ans de 28 % par an dont 1,20 dû à l’augmenta-. tion de population et 1,60 à l'augmentation par tête résultant du progrès industriel (V. op. cit, p. 239, la comparaison de l'augmentation de production pour la période d’après guerre dans les principaux pays industriels). 7 6
uti mn étvisegeent Ja ébmmunication périodique an B I. we par les gouvernements dé reñseignements à à ce sujet établis : sur utié base aussi üniforme que possible. L . : ce sera s Sans aucun douté une mission très déliéête que 4 mener ces enquêtes, de les effectuer partout selon la. méme méthode ef d” en synthétiser les résultals on en : tirer uñe conelusion sûre. lorere Re Re:
rte problème du renvoi de low ouvrier par la machine mérie terait uñe étude très longue. Le cadre de cet ouvrage ne me permet pas de reprendre et de discuter toutes les opi- 2 nions des économistes depuis la première moitié du
ie Fi: siècle. La célèbre controverse entre J.-B. Say et Sis- mondi est présenté à toutes les mémoires. En. second lieu, ë je me soucie peu de vaticiner sur là structure économique en : ve future : tout le monde l'ignore totalement. SES es Je ne vais pas cependant jusqu'à dire avec Stuart Mill (1) Fu -& qu'il ést douteux que toutes les inventions mécaniques le aient diminué Ja fatigue quotidienne d'un seul être humain ». En 1934, une telle opinion serait vraiment trop en : contradiction avee les faits. Mais j'avoue mon scepticisme | concernant ce règne de richesses et de loisirs que certains
pseudo-économistés nous font entrevoir.
Les découvertes scientifiques, les inventions dé machines ‘épargnent l'effort humain et sont en elles-mêmes un bien. . Lorsque Fouvtier est renvoyé, il pourra d'autant plus trouver ès employer ‘ailleurs que le bon marché aura libéré une
(D Op. cit, st. ch. VI, par. 2,
traction de pouvoir d'achat susceptible de faire naître une demande de produit, partant de travail. Un salaire est perdu momentanément, mais le pe accru du metteur en œuvre de la machine, l'intérêt servi à son propriétaire suscitent de. nouveaux besoins. Pour la création et l'entretien d’un outillage le travailleur est sollicité.
Sans doute la question du réenbanchage de l’ouvrier se pose, car un travail nouveau ne naît pas au même instant qu’un travail est détruit. Quelques troubles sont inévitables, mais devraient être vite effacés si l’économie progressait harmonieusement. Si le développement de la mécanisation avait marché de concert avec l'augmentation de la demande, si les entrepreneurs avaient eu une vision plus nette de la puis- -sance de consommation provoquée par eux, le dynamisme économique aurait présenté moins d’excès.
L'immobilisation des capitaux s’est effectuée sans préoccupation des besoins préalables, et des besoins à créer. Les financiers et les hommes d’affaires n’ont pas été capables de contenir le flot de leur exubérance et omt changé la machine bienfaisante en une arme dangereuse. Les investissements les plus gigantesques ont été poursuivis sans aucune conscience de l'étendue des débouchés et des possibilités. Couche après couche, des foules de travailleurs ont été dépossédées de leur emploi dès que la surproduction a tout fait crouler. Au lieu d’accuser le machinisme, il serait plus exact d’intenter un procès aux hommes qui, à la faveur d’une épargne trop facile, ont créé des engrenages monstrueux qui les ont lLroyés.
Lorsque le travailleur est en chômage, l'outillage est, lui aussi, au repos. Combien d'usines sont fermées ou tournent au ralenti? L'utilisation des installations mécaniques dépend de la demande. Lors d’une reprise d’affaires tous deux
seraient réabsorbés. L'ouvrier ferait peut-être à nouveau des heures supplémentaires et les entreprises reprendraient leur plein rendement. |
Naguère, l’abondance était grande, le luxe régnait en maints endroits. Cependant nombre de ménages étaient | dans la gêne ; la misère n'avait pas disparu. Beaucoup auraient été heureux de participer un peu plus largement au— dividende national. On ne peut donc prétendre que la production ait jamais surpassé l'intensité absolue des besoins. = Parce qu'il y à sur notre globe — et en certains lieux seulement — un potentiel productif considérable, il ne convient pas de faire obstacle au jaillissement éventuel de cette énergie. Si, par suite d’une distribution défectueuse, toute une nation était appauvrie à l'extrême et si le progrès permettait théoriquement de maintenir une telle stagnation avec . un travail de deux heures par jour, il serait absurde d’adopter la semaine de 12 heures sous prétexte qu'il y a des chômeurs. Une société ne doit pas s’enliser définitivement dans un état où seuls ses besoins élémentaires seraient satisfaits. - Les gouvernants, en encourageant un mouvement en faveur des 40 heures, endossent une terrible “responsabilité car cette réformé entrave pour l'avenir la progression coniinue des richesses. En cas d’échec, la dépression économique persisterait. Les citoyens s’indigneraient de mener une vie médiocre dans un pays à capacité productive immense ; ils regretteraient de voir l’essor compromis. Ils seraient fondés à exiger de l'Etat plus de bien-être matériel en contre-partie du travail fourni ; un engagement tacite aurait été pris envers eux à cet égard.
Le législateur ferait-il alors amende honorable ? C’est peu probable. Quelques années après le vote de la loi de 8 heures,
a out à. tee de la crise actuelle, dant qu'ils ne soient pas cause de
fausse notion de chômage technologique ne
votre société vers une Re semée Fe ‘embüches -
Albx : d & apbuçe sur des. considérations propres à a période 4 añoi :
‘(1) Eug. Morel, édnciour du Poule La aie et lés 8 sobres.
(2) F. Bastiat, Les harmonies économiques, VIII. . Propriété, commun « À ïfnésure que certains obstacles sont. vaincus, 1 sirs s€ dile contrent de nouveaux obstacles qui s'offrent ta d Hal
(3) GR: cit, pee Rue ; Se
p'ai pas cru devoir ditinguer es Helene . eux hypofhèses, comme l'ont fait les auteurs qui se sont in- téressés au problème des 40 heures : celle du salaire ho- H aire ne d' une pee celle relevant ce sais du im 7 .
toire tripartite, lors du dépôt par le groupe ouvrier d'un projet de résolution stipulant formellement que « les traitements mensuels et les gains hebdomadaires ne pourraient être réduits (1) ». à Ce projet de résolution ayant été rejeté par 32 voix. (12 gouvernementales, 20 patronales) contre 21 (2 gouvernementales, 19 ouvrières) et 17 abstentions, un projet de résolution présenté simultanément par 7 délégués gouvernemen- taux (France, Belgique, Pays-Bas, Espagne, Chili, Allema- gne, Italie) fut adopté par 41 voix (21 gouvernementales, 19 ouvrières, 1 patronale) contre 22 (3 gouvernementales et 19 patronales) et 7 abstentions. Ce dernier ne prévoyait que la possibilité de « maintenir le niveau de vie des salariés ». Peut-être, comme M. Leduc l'affirme (2), cette seconde résolution renchérirait-elle sur la première en envisageant de laisser immuable le salaire réel, même si les prix de détail se relevaient considérablement. J'ai mis en relief l’impossibilité pour les salaires, dans leur course après les prix de vente, de les rattraper jamais. Je m'étonne que les représentants des gouvernements aient eu une telle hardiesse, et je ma demande si, dans la rédaction de ce texte, ils ont eu présentes à l’esprit toutes les ultimes CODÉARAUERE qu’on pouvait en firer.
- Qui sait si leur déclaration ne serait pas simplement la répétition d'un principe maintes fois énoncé à l’époque de la création de l’O. I. T. ? Dans le préambule de la partie XIII du Traité de Versailles se trouve prévue « la garantie d’un salaire assurant des conditions d'existence convenables ». A l'article 427. du même document, le programme a réaliser
(1) Pour toutes ces discussions, cons, Rapport gris bleu, p. 18 et s. (2) Op. cit, p. 1496. £
comprend « le paiement aux travailleurs d'un salaire leur assurant un niveau de vie convenable tel qu'on le comprend dans leur temps et dans leur pays ». | Pour ma part, j'hésite à donner à la formule gouverne- mentale une interprétation strictement littérale. Je la consi- dère simplement comme la proclamation du non- abandon d un principe d'équité dont toute l'œuvre de l'O.I.T. est inspirée. ei En cas de vote d’une loi de 40 heures, les ouvriers feraient facilement triompher leur thèse en s'appuyant sur les pré-
2e cédents créés par” les lois du 23 avril 1919 (art. 2) et du
- 24 juin 1919 (art. 3). La proposition Antonelli en faveur du | nouveau régime de travail, déposée en février 1932 par le
parti socialiste devant la Chambre des Députés contient d’ailleurs une disposition imposant le maintien des salaires.
J'ai déjà exprimé l'opinion: que l'application éventuelle de cette prescription serait plus ou moins rigoureuse. À mon avis, une simple formule législative est parfois impuissante à bouleverser de fond en comble les contrats anité- -rieurs et le système de production. Les patrons, sans orgamiser de résistance concertée, font souvent bon marché de
“leurs obligations légales ; : les ouvriers eux-mêmes en pé-
riode de crise, s’accrochent à leur emploi et sont les premiers à violer les conventions collectives et les règlements qui les protègent. Les chefs syndicalistes, les secrétaires de Bourses, sont contraints de composer selon les circonstances avec les dogmes les plus sacrés.
Bref , de larges accommodements parviennent à transgresser la règle, ajoutant un peu plus au discrédit de l'Etat dont la loi est méprisée. LE
Un mouvement très prononcé vers la hausse s’opérerait cependant et j'en ai montré les effets. J'ai donc négligé le
problème d'une semaine de 40 heures avec stabilité du salaire horaire, estimant qu’il avait peu de Chances de se poser un jour. I] exigerait du reste à lui seu] toute une étude fort longue.
À priori, je crois que l'examen de cette hypothèse me ménerait à prévoir les mêmes tendances, mais à oscillations beaucoup plus amorties.
Dans une économie à état Siatique parfait, un ouvrier Supplémentaire prendrait Pendant 8 heures la place du travailleur ancien, Le Montant des bordereaux de Salaires, le chiffre de la production ne varieraient pas.
Or dans la réalité des faits, cette substitution de personne ne S'opérerait pas sans des beurts et des réajustements assez pénibles.
L'aménagement adéquat des iravaux dans les établissements où ils s’effectuaient jusqu'alors en une seule équipe offre en pratique des difficultés dont les théoriciens du B. I. T. n'ont pas l'air d'avoir suffisamment tenu compte. Malgré son désir d'obtenir le maximum de rendement, la Majorité des industriels reçulerait devant la complication d'organiser le roulement. Celui-ci comporte en effet un recrutement d'équipes supplémentaires, des pertes de temps lors de leurs relèyves successives, un conirôle rigoureux en vue d'éviter Ja fraude — et sous ce fapporë la « collaboration éventuelle » du personnel n'exercerait aucun attrait Propre à stimuler l'initiative de l'employeur ! 7 La plupart des entreprises seraient réduites à fonctionner 40 heures par Semaine. Le prix de reyient monterait Par suite de la diminution de production de chaque établissement, sinon du chef des gains horaires, du moins en conséquence de la hausse des frais généraux. Et encore est-il possible quelquefois que des syndicats fortement orsanisés profitent des circonstances
ae ce cas la crise ne pas son node et Ho:
s’aggraverait plutôt. La demande totale d'heures de travail US F pourrait même diminuer. Des ae ce
pit s 8 grand nombre d ne s erersit selon a besoins . de la production. L'ouvrier précédemment occupé semaine : entière restant inactif pendant 8 heures, un camarade rece- F vrait le suroroît de travail requis. Ce serait là tout bénéfice
les fonds de chômage et pour les budgets. Des travail : subiraient une diminution de leur travail et de leurs : | salaires au profit d'autrui. La loi prendrait donc le carack tère d’un « short time » généralisé et obligatoire. Comme le dit M. Allix (1) « les ouvriers embauchés se sont privés ë : d'une heure ou deux de travail rétribuées pour les donner RE ceux qui n'en ont pas. C’est exactement comme si on les
frappait d' un impôt ou d’un prélèvement sur leurs salaires : DOE- constituer une caisse de chômage ». e
| (1) Op. cit, p. 460.
Bref, quelles que soient les modalités qui l’accompagnent, l'application d’une semaine de 40 heures ne devrait pas être attendue avec tant d’impatience par la classe ouvrière. C’est en s’attaquant aux causes générales financières, monétaires, économiques de la crise qu’on résorbera le chômage, et non en fourvoyant notre société vers des sentiers bourbeux qui
n’offrent aucune issue.