DOCUMENTS DIVERS
Une polémique
27 juillet 1905
M. l'abbé Gayraud, député du Finistère, poursuit une campagne de presse pour engager les associations paroissiales à se constituer en associations cultuelles en se conformant au texte de la loi de séparation votée par la Chambre.
D’autres catholiques préfèrent des associations paroissiales constituées en vertu de la loi de 1901. La différence est d'importance, suivant que l’on adopte l’une ou l’autre forme. Aussi la controverse est-elle vive entre les partisans de chacune de ces deux formes d’associations.
Un professeur de l’Institut catholique de Lille, M. l'abbé Pillet, traite cette question dans l’Univers :
Sera-t-il possible de trouver, dans nos trente-six mille communes de France, des personnes en nombre suffisant
(:) Les documents que nous donnons ici ont été publiés par Le Siècle entre beaucoup d’autres. La date indiquée est celle du jour où ils ont paru dans le journal. Jusqu’au 12 septembre ils ont été réunis par M. Louis Juttet.
LES ASSOCIATIONS PAROISSIALES
(7, 15 ou 25) qui veuillent accepter les charges et les responsabilités imposées par la loi, soit qu’elles constituent à elles seules l’association cultuelle, soit qu’elles aïent à la diriger et à l’administrer ? Je ne le crois pas.
J'ai pu, sur ce point, consulter un grand nombre de personnages, ayant qualité pour me répondre et me renseigner. J'ai obtenu des réponses venues de ioutes les parties de la France, des régions les plus disparates à divers points de vue, et le résultat de cette enquête personnelle a été de créer en moGi la conviction suivante. Dans toute la France, il y aura au moins la moitié des paroisses, le cinquante pour cent des communes, dans lesquelles on ne pourra pas établir les associations cultuelles prévues par la loi, parce qu’on ne pourra pas y trouver un nombre suffisant de personnes voulant accepter les charges et les responsabilités formulées par nos législateurs. Je crois même pouvoir affirmer que, dans certaines régions, cette proportion s’élèvera encore et qu’elle pourra aller jusqu'à quatre-vingts pour cent, c’est-à-dire à la presque unanimité.
M. l’abbé Pillet ne voit aucun avantage à créer des associations cultuelles que trop souvent on sera dans l'impossibilité de former et il conclut :
S'il m'était permis de tirer une conclusion quelconque, je m'unirais à tous ceux qui engagent notre clergé à former au plus tôt des associations paroissiales différentes des associations cultuelies, en ce sens qu’elles seraient à côté de la loi ou qu’elles s’appuieraient uniquement sur la loi de r9o1. Voilà ce qu’il y aurait à faire pour le moment. Plus tard, on verra.
M. l'abbé Gayraud répond à M. Pillet, et voici sa conclusion :
J'ai fait campagne dans l’Univers, l'an passé, pour que lon préludât partout aux associations cultuelles par des associations paroissiales. Alors les prudents objectèrent qu’il
annexes
fallait attendre le vote du projet de loi afin de s’y conformer tout d’abord. Aujourd’hui, le projet est voté, et l’on opère un changement de front : plus rien que des associations paroissiales constituées en dehors de la loi de séparation. Prenez garde de perdre les avantages assurés par la loi, — qui ne sont pas « maigres », quoi qu'en dise M. Pillet! Prenez garde surtout, par cette renonciation volontaire, d'assumer aux yeux du peuple, la responsabilité du trouble apporté dans le service du culte et de paraître lier partie avec certaine politique impopulaire !
Pour compléter cet exposé sommaire de la controverse qui divise les catholiques sur cette importante question, voici une note que la Croix publie avec une certaine solennité :
M. l'abbé Gayraud déclare, à plusieurs reprises, que, si le pape oppose un non-expedit à l'acceptation de la loi de séparation, c’est-à-dire à la fondation des « associations cultuelles », il s’inclinera, et tout le monde fera de même.
Mais cette réserve faite, il ajoute : « Sans renoncer le moins du monde aux droits sacrés de l Église ni aux justes revendications de la conscience catholique, je n’hésite point à me déclarer tout net pour l’application du projet de loi séparatiste, à supposer, bien entendu, que le texte voté par la Chambre ne sera pas substantiellement changé par le Sénat, mais deviendra le texte même de la loi nouvelle. »
Les raisons données par M. l'abbé Gayraud sont :
1° Les graves conséquences de la renonciation aux biens des établissements supprimés et à la jouissance des églises ; 2° La crainte que ce refus ne soit pas compris par la multitude des fidèles ;
3° Le danger de tomber sous la servitude des familles qui soutiendraient le culte ;
4; La conviction que l’espoir de voir un bien sortir d’une
LES ASSOCIATIONS PAROISSIALES
désorganisation générale du service religieux est un mirage décevant.
Désireux de tenir nos lecteurs au courant de tout ce qui concerne cette question capitale, nous avons cru bon de leur faire connaître aussitôt l’avis de M. Gajraus et ses raïsons.
Maïs nous croyons bon aussi de rappeler la position que la Croix a prise. Nous ne nous prononcçons ni pour l’acceptation de la loi ni contre. Cette question devant être tranchée par le pape lui-même, après le vote du Sénat, nous la réservons absolument.
En attendant, nous poussons volontiers à la fondation des «associations paroissiales », parce qu’elles préparent très utilement l’avenir, quel qu’il soit, sans le préjuger. (1)
() On me permettra de rapprocher des opinions qu’on vient de lire celle de M. le comte d’Haussonville. J’emprunte au Siècle du 5 octobre 1905 la citation suivante :
« Dans les ordres qu'on donne à des troupes, il faut tenir compte de leur état moral. Si les catholiques étaient depuis longtemps aguerris et prêts à la lutte, on pourrait peut-être les entraîner à une offensive hardie; mais tel west pas le cas. Le gros de l’armée, clergé et laïques, commence à se réveiller d'un sommeil dont maintes circonstances ont favorisé la torpeur. Sans doute les ardents suivront, et si on les convie à venir entendre la messe « dans des granges ou des caves », suivant une formule déjà chère à certains catholiques belliqueux, ils iront. Mais n'est-il pas à craindre que les tièdes, qui pourraient bien être à l’heure présente la majorité, ne demeurent sourds à l’appel, rebelles à leffort, et que, l’humble église où les conduisait le sentier coutumier étant fermée, ils wapprennent pas le chemin de la nouvelle où cesseraient de les attirer l'habitude et le souvenir? Ce quil faut, c’est tirer de leur indifférence un certain nombre de catholiques. En leur demandant un trop grand effort, on pourrait bien les y plonger à jamais. Donc, pour toutes ces raisons « Hors qu'un commandement du « pape » exprès ne vienne », et ce pour des raisons théologiques qui échapperaient à mon ignorance, je persiste à penser que, au point de vue de la prudence humaine, les catholiques feraient sagement de tirer parti de la loi, de constituer des associations cultuelles et de revendiquer par ce moyen la jouissance ou la propriété des églises. Mais ceci dit, les plus grandes précautions doivent être prises pour que, dès le début, ces associations soient organisées hiérarchiquement et pour quelles demeurent sous la main de l’autorité des évêques. »
annexes
Lettres pastorales du cardinal Lecot
24 juillet 1905
Le cardinal Lecot vient d'adresser deux lettres à son clergé. Voici quelques passages des instructions que donne l’archevêque de Bordeaux :
Les événements se précipitent. La loi de séparation, déjà votée par la Chambre des députés, sera, selon toute apparence, votée par le Sénat dans le dernier mois de cette année.
$’il en est ainsi, la loi sera applicable dès le premier janvier prochain.
Nous ne pouvons donc attendre, pour nous organiser, que la Chambre haute se soit prononcée. Entre sa décision et la mise en exécution, il peut n’y avoir que quelques jours ; et cet intervalle serait tout à fait insuffisant pour que le clergé de chaque diocèse prépare l’état de choses nouveau et se dispose, par une organisation sérieuse, à continuer franchement et généreusement sa mission.
Le cardinal Lecot expose ensuite qu’il ne peut pas encore s’occuper utilement de l’association cultuelle.
Telle que la loi l’a faite, cette Société offre-t-elle à l'Église les garanties désirables, et sera-t-il permis aux fabriques de leur transmettre les biens qu elles ÉD aujourd’hui au nom de l’Église ?
L'article 4 modifié plaçait les associations cultuelles dans les conditions où sont aujourd’hui les fabriques. Il était donc
- absolument possible que le Saint-Siège, en dehors d'un Concordat nécessaire, subit et autorisàät cet arrangement nouveau, imposé par une loi ennemie.
Mais cet article ayant subi de nombreuses altérations dans les dispositions prises au courant de la discussion, les associations cultuelles seront-elles acceptées par le chef de
LES ASSOCIATIONS PAROISSIALES
l'Église, et regardées par lui comme pouvant être substituées aux fabriques ?
C’est une grave question qui s'agite dans le clergé de France aujourd'hui, qui sera scrupuleusement étudiée par les évêques et résolue d’une façon définitive par le Saint- Siège, après la promulgation de la loi.
Et qu’on se rende bien compte de la situation du pape en face du problème posé par les associations dites cultuelles.
C’est pour ces motifs qu’il faut, dit le cardinal Lecot, se placer en dehors de la loi de séparation et s’en tenir jusqu’à nouvel ordre à la loi de 1907. Et il conclut :
C’est sur les principes de cette loi qu’il nous faut établir les bases de ce que nous appelons les associations paroissiales.
Ce qu’elles seront dans l'application, nous ne pouvons ni ne voudrions le dire aujourd’hui. Nous réservons à plus tard la publication des statuts qui rendront ces sociétés éminemment utiles au prêtre, à son ministère, au culte, au fonctionnement des œuvres de piété et d’apostolat.
Mais ce que nous devons dire aujourd’hui, puisque nous voulons ordonner de les établir, c’est la façon dont ces associations doivent être constituées et comment il faut recruter leur personnel.
I n’y a point ici un nombre déterminé de membres ; plus le pasteur comptera d’adhérents à sa proposition d'entrer dans l'association paroissiale, et plus il devra se féliciter, à la condition toutefois que les membres soient ce que nous allons dire.
Le curé ou le prêtre chargé de recueillir des adhésions ne s’adressera qu’à des majeurs.
Il ne prendra les noms que des catholiques sérieux, c’est-
. à-dire de personnes honorables, ayant un fond de foi connu et une certaine pratique des devoirs religieux.
Si, pourtant, un de ces hommes qui ne fréquentent pas l'église et qui vivent dans une complète indifférence de leurs devoirs de chrétiens venait, dans une détermination honnête et un esprit sincère de liberté, demander son in-
annexes
scription sur notre liste, il ne faudrait pas hésiter à le satisfaire. — Un certain nombre de ces Français qui ne sont pas dévots, comme ils disent, mais qui ont du cœur, et quelque souci des grands principes de liberté et de morale, voudront être avec nous dans la lutte et faire triompher nos efforts. ”
On procédera ainsi, dans chaque famille chrétienne que lon visitera : premièrement, on donnera l’assurance complète qu’on ne s'engage à rien de nouveau, ni matériellement, ni même moralement, en donnant son nom à la liste des associés. La seule signification du nom donné, dans cette condition, est qu’on veut conserver l'Église catholique en France, et assurer la liberté du culte.
On inscrira sur la liste les noms du père et de la mère comme associés, et on indiquera à côté le nombre de garçons et de filles habitant la maison paternelle. Ce dernier renseignement sera très intéressant et pourra devenir fort utile dans l'avenir. On indiquera les pauvres parunsigne.
La signature des associés pourra ne pas être exigée dans ce travail préliminaire ; mais il faudra toujours l’autorisation claire et précise des intéressés, pour que le curé leur fasse l'honneur de les inscrire sur cette liste.
Nous demandons avec instance que ce travail soit fait avant notre première retraite pastorale, même dans les villes, où on se bornera au possible; et nous serions vraiment aflligé si, dans toutes les campagnes, on ne nous donnait pas satisfaction dans le délai fixé. Les listes seront envoyées à l’archevêché dans les conditions ordinaires.
Au diocèse de Quimper : 19 août 1905 L’évêque de Quimper publie une lettre-circulaire au clergé de son diocèse au sujet de la suppression du budget des cultes :
Protester et gémir, c’est bien, mais cela ne suffit pas. Nous devons nous défendre et tenter par tous les moyens pos-
LES ASSOCIATIONS PAROISSIALES
sibles, surtout par nos efforts personnels, de protéger ce que l’on attaque, de relever, pièce par pièce, ce que lon commence à détruire.
La somme à recueillir, pour remplacer le traitement de l'État, n’est pas des plus minimes : elle s’élève, pour notre diocèse seulement, au chiffre de 456.900 francs.
Cette somme pourra paraître exorbitante à plusieurs ; et cependant, y compris l’évêque, les vicaires généraux, chanoiïnes, archiprêtres, curés, recteurs et vicaires, elle ne donne, en moyenne, qu’un traitement de 765 francs par personne, traitement modeste.
L’évêque examine ensuite les moyens d'arriver à trouver cette somme et s'arrête à l’établissement d’un impôt volontaire de soixante centimes par tête de paroissien.
Voici comment s'explique ce mode de perception de l'impôt :
Nous avons pensé que cette taxe devrait être payée par la paroisse à raison de o franc 60 pour chaque habitant catholique : ainsi une paroisse de 1.000 âmes payerait 600 francs ; cette somme serait fournie par les familles, les plus à laise étant cotées à 10 francs, les moyennes à 5 francs et les
autres à 1 franc. Ces cotisations seraient perçues dans les premiers mois de chaque année.
A Vitry-le-François 3 août 1905
Nous découpons dans la Semaine Religieuse de Chà- . lons la lettre suivante, que M. Nottin, archiprêtre à Vitry-le-François, adresse à ses paroissiens :
Notre association paroissiale est née, forte et bien vivante. Dans quelques jours elle marchera calme et sûre d’ellemême.
annexes
On disait : c’est inutile.
L'objection est tombée; je crois qu’elle ne signifiait rien autre chose que : c’est impossible. Et de fait, tout haut et franchement, d’aueuns le disaient : c’est impossible.
A cette objection vous avez répondu à la manière du philosophe, démontrant en marchant la possibilité du mouvement.
Nous voilà donc en route. Il serait étonnant, oserai-je dire : il serait regrettable que personne ne voulüt marcher, avec nous, dans la voie de liberté ouverte par la loi de
Nous n’aurons pas ce regret : j’en ai pour garant la résolution déjà prise, je le sais, par les catholiques de plusieurs grandes paroisses, de s’unir et de s'organiser sous le régime de la loi de 1901.
Je souhaite à tous mes confrères qui se préoccupent de cette grave question de l'association paroissiale de trouver dans leurs paroissiens une intelligence de la situation générale et de leurs intérêts personnels aussi nette que celle dont vous avez fait preuve en adhérant à l’association paroissiale de Vitry.
Les adhésions sont très nombreuses : l'association paroissiale compte dès maintenant plus de 1.200 membres, dont cinq cents hommes.
A ce nombre ajoutez tous ceux à qui la prudence dans les circonstances actuelles commande labstention, mais qui gardent dans le secret de leur cœur linviolable liberté de leur fidélité à Dieu et de leur dévouement à l'Église.
Remarquez que les personnes majeures seules ont signé le bulletin d’adhésion et, avec moi, vous concluez que, dès aujourd’hui, l’association paroissialé ‘de Vitry groupe de trois à quatre mille personnes.
Quoi qu’il en soit et quoi qu'il arrive, je tiens à vous déclarer de nouveau que je n’entends pas donner pour limites à mon ministère les cadres de l’associalion paroissiale. :
Je reste le curé de tous sans exception.
Mon dévouement ne veut s'inspirer, demain comme hier
LES ASSOCIATIONS PAROISSIALES
et aujourd’hui, que de l'amour de celui qui nous appelle tous à recueillir les fruits de sa rédemption.
Il reste bien entendu aussi que l’associalion paroissiale n’est pas et ne sera jamais une petite église fermée. Elle est ouverte à tous ceux qui, désirant y entrer, en feront la demande. (1)
Un opposant
14 septembre 1905
Contrairement aux sentiments manifestés par la plupart de ses collègues de l’épiscopat et notamment au système préconisé par la Semaine religieuse de Paris, l’évêque de Grenoble se prononce pour l’association non déclarée. ;
Voici la note que publie la Semaine religieuse de Grenoble :
Dans notre diocèse, un courant se dessine en faveur des associations non déclarées au moins pour le moment. On sait que les associations non déclarées sont légales,
(1) Cette association était naguère donnée comme le type à imiter. Mais l’abbé Nottin a, paraît-il, des déboires. Le Bulletin religieux du diocèse de Tarentaise (numéro du premier octobre) dit : « Avec un zèle fort louable, il a fondé et organisé, voici deux mois, une association paroissiale qui nous était donnée comme un modèle du genre. Presque tous les paroissiens avaient répondu à son appel et s'étaient inscrits pour des cotisations variant entre 60 centimes et 80 francs par an. Tout semblait donc devoir marcher à souhait. Mais quand les associés se sont aperçus que les autres, cestà-dire ceux qui avaient refusé leur concours, étaient traités sur le même pied queux, non seulement dans les choses nécessaires comme les sacrements, mais encore dans les cérémonies el les pompes du culte, ils ont crié à lPinjustice et la débandade a été générale. » Il paraît que les membres de l’association paroissiale de Vitry désiraient une place de choix à l’église et des prix de faveur pour les mariages et les funérailles. En accueillant cette demande, le curé aurait écarté pour toujours les paroiïissiens qui ne lui avaient point promis de cotisations,
annexes
au même titre que les associations déclarées. (Article 2 de la loi du premier juillet 1907)
L'association paroissiale sera non déclarée :
a) En principe et en toute hypothèse, après comme avant le projet de séparation voté, — parce que l'association paroissiale non déclarée :
1) Est plus facile à établir : elle n’est astreinte à aucune formalité ; elle se forme librement, sans autorisation, ni déclaration préalable.
2) Elle est plus sûre de son existence et de son autonomie, parce qu’elle ne livre à l'administration civile aucun renseignement sur son but, son organisation et ses administrateurs. « Se déclarer, c’est fournir bénévolement à un gouvernement mal disposé les moyens de nous atteindre. Les congrégations se sont déclarées, et on s’est servi de leurs déclarations pour les supprimer. De plus le projet de loi sur la séparation contient des prescriptions tracassières et restrictives. En s'appuyant sur l’article 16, on ne manquera pas de les appliquer aux associations que l’on connaïîtra, c’est-à-dire aux associations déclarées. »
Sans doute, l'association non déclarée ne peut posséder ni acquérir, mais dans un temps où, par prudence, toutes nos œuvres devraient être en location, ce n’est peut-être pas un très gros inconvénient.
3) D'autant que l'association non déclarée peut suffire à assurer la vie de la paroisse, car il sera toujours permis à un particulier de louer, en son nom personnel, tel ou tel immeuble et d'y installer chez lui, sinon chez elle, l’association paroissiale. — L'association non déclarée, au surplus, peut recevoir et administrer les cotisations de ses membres et subventionner, avec le produit de ses collectes, les œuvres qu’elle soutient. Elle vit « légalement » en marge de la loi, formant une association dans le genre de IPC de la propagation de la foi.
b) En fait, tout au moins, et avant le vote du projet de séparation, l'association non déclarée paraît également préférable, car :
1) I ne s’agit pas pour le moment d'acquérir des immeu-