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bles ou d’ester en justice, mais de préparer l’organisation des paroisses catholiques : or l’associalion non déclarée
suflit pour ce travail. »
2) La forme d’association non déclarée nous permet de
donner plus d’élasticité à nos statuts, de choisir mieux, à notre gré, le but qui convient, pour grouper plus facilement les catholiques, suivant les exigences de chaque milieu, et d'attendre sans trouble les éventualités.
Après le vote du projet\ie séparation on verra s’il y a lieu de modifier les statuts, ce qui sé fera sans difficultés et sans frais.
Pour faire une association paroissiale
3 septembre 1905
Un prêtre de Saint-Flour adresse à la Semaine religieuse de ce diocèse une lettre sur les associations paroïssiales.
Nous en détachons ce passage :
Je choisis, parmi mes paroissiens les plus dévoués à l'Église, les quinze membres nécessaires à mon association. J'en mets même quelques-uns de plus, si je le crois utile. Nous composons ensemble les statuts nécessaires, et nous les soumettons à l’approbation épiscopale.
Cela fait, nous apprenons la promulgation de la loi. Aussitôt la loi promulguée, nous faisons à la préfecture la déclaration légale.
Nous voilà donc en règle avec l'État qui nous accordera, dans les délais voulus, la jouissance des biens meubles et immeubles réservés au culte.
On va me dire qu’il pourra se former, à côté de la nôtre, une seconde association dite aussi cultuelle, qui pourrait faire valoir les mêmes droits sur ces biens. Mais, outre que cela est très improbable, ce n’est pas, en tout cas, l’existence préalable d’une association paroissiale, d’après la loi
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de 1901, qui pourrait l'empêcher. Et puis, dans notre pays de foi, cette association qui tenterait le schisme risquerait de n'avoir qu’un nombre infime d’adhérents. Pour ce qui regarde le culte et la religion, sinon pour le reste, on se grouperait autour du curé, et non autour d’un politicien quelconque. ,
‘Au reste, où donc ces dissidents trouveraient-ils un prêtre pour les desservir, si l’évêque ne leur en donnait pas? Cest donc là un bien mince danger, et qu'aucun système, en tout cas, ne peut faire éviter.
Voici maintenant comment ce comité cultuel entièrement dévoué au prêtre va me servir à grouper les fidèles en association paroissiale.
Nous allons composer d'avance un règlement qui recevra, bien entendu, l'approbation épiscopale, afin d'inscrire les adhérents et de recevoir leurs cotisations. Ce règlement, imprimé, sera envoyé à chaque famille de la paroisse qui devra se faire inscrire, immédiatement, dans celle des catégories d’adhérents qu’elle aura choisie. IL y aura, bien entendu, une catégorie spéciale pour les indigents qui n’auront rien à payer. Je suis à peu près certain qu'il n’y aura qu'un nombre tout à fait infime de familles qui hésiteront à réclamer leur inscription.
Voilà, dès lors, notre association paroissiale créée, par les soins du comité cultuel lui-même, et cela sans peine aucune.
Les frais du culte
Mie A septembre 1905
M. Duramecourt, évêque de Soissons, examine le système de la « capitation » volontaire pour subvenir aux frais du culte, et il écrit :
Une solution plus douce et plus acceptable consisterait à dresser une liste de souscription décennale, quinquennale, triennale, et, faute de mieux, annuelle, sur laquelle chaque
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famille catholique s’engagerait par écrit à fournir tous les ans une somme déterminée comme contribution aux dépenses du culte et de son personnel.
La base normale serait la fortune de chaque famille, d'après ses contributions au fisc. Ce serait une sorte de dime rétablie.
Mais le culte n’est pas seulement paroissial, il est diocésain; par conséquent, il embrasse, avec la paroisse, les séminaires, l'administration, les villages dépourvus. Autrement, le presbytéranisme local serait vite une petite Église avec ses exigences; aussi faut-il que chaque paroisse se rattache à la grande Église, c’est-à-dire au diocèse et à son chef qui est l’évêque, par les liens les plus forts, matériels et spirituels.
Selon l'importance des souscriptions, les besoins des fidèles, leur état d’âme, l’évêque, à qui serait dévolue l’attribution des souscriptions, en ferait bénéficier les donateurs d’abord, sans exclure les besoins généraux et les besogneux particuliers.
De ce chef, plusieurs paroisses seraient réunies, si les ressources étaient insuflisantes. Si une seule ne pouvait entretenir son curé ou si elle n’en avait pas un besoin
exclusif elle serait attachée à une ou plusieurs autres.
Au diocèse de Lyon
3 octobre 1905
La Semaine religieuse de Lyon publie le communiqué suivant :
Parmi les avis que Son Éminence a donnés à ses prêtres au cours des dernières retraites pastorales, il en est un qui, en raison de son importance et parce qu’il intéresse le clergé tout entier, doit être rapporté par la Semaine religieuse. Il s’agit des mesures qu'il convient de prendre dans nos ‘paroisses, en prévision de la séparation de l'Église et
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de l'État, dont le Parlement poursuit la réalisation. Les recommandations adressées à MM. les curés sur ce sujet peuvent se résumer ainsi qu'il suit :
1° En ce qui concerne les associations cultuelles, telles que les établit le projet de loi voté par la Chambre, tout le monde est d'accord pour attendre le jugement que portera sur elles le chef de l’Église;
°° Quelle que puisse être l'issue des débats présentement engagés devant le Parlement, que le régime du Concordat doive se prolonger encore, ou que la séparation entre l'Église et l’État soit bientôt un fait accompli, il est désormais nécessaire que les catholiques de France s’unissent et se concertent pour un effort commun, sous la direction de leurs évêques et de leurs curés, en usant de tous les droits que la loi leur reconnaît, notamment la loi du premier janvier 1907 sur le contrat d'association.
C’est pourquoi Son Éminence a demandé à MM. les curés, en leur représentant qu'il s’agit ici de l’un des devoirs les plus graves de l’heure présente, de préparer dans chacune de leurs paroisses, sans plus attendre, les cadres d’associations paroissiales, à l’aide desquelles il sera permis, le moment venu, de pourvoir aux intérêts religieux des populations. Que MM. les curés se mettent donc à l’œuvre dès aujourd’hui, et que, par des démarches multipliées et en s’aidant de tous les concours qu’ils peuvent rencontrer autour d’eux, ils établissent ces groupements qui seront la ressource suprême de demain ; les œuvres de piété, d’enseignement et de charité qui existent déjà dans leurs paroisses peuvent leur fournir pour la formation des associations projetées des ressources précieuses; qu'ils en tirent le parti le meilleur, en ayant soin toutefois'd’élargir les cadres de l’organisation paroissiale future, à laquelle ils s’efforceront de rallier tous les hommes de bonne volonté et de cœur, encore si nombreux partout, qui ne veulent point demeurer indifférents aux destinées religieuses de notre pays;
3° En ce qui regarde les statuts à donner à ces différentes associations paroissiales, on ne saurait les déterminer maintenant avec toute la précision désirable et d’une manière
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définitive ; il sera nécessaire, pour arriver à une rédaction dernière, de connaître le texte de la loi en préparation et le règlement d'administration qui en fixera l’application. Mais dès à présent il convient de préparer ces statuts par une étude sérieuse, et c’est à quoi MM. les curés doivent s'employer. Son Éminence leur promet d’ailleurs de leur donner, au temps voulu, les lumières et la direction qu’ils pourront désirer.
Au diocèse de Cambrai
5 octobre 1905
La Semaine religieuse de Cambrai du 23 septembre a publié le communiqué suivant :
Monseigneur l'archevêque prie son clergé et ses fidèles de recourir à son autorité quand il s'agira d’associations paroissiales, de bulletins ou de brochures propageant les susdites associations. Sa Grandeur se réserve de donner des directions pour son diocèse.
D'ailleurs, dans les questions pendantes, nous n’avons pas à prévenir ou à inspirer, mais à attendre respectueusement les décisions du Saint-Siège, qui se réserve de donner une ligne de conduite. — Obedientia et dilectio, telle sera toujours la réponse de l'Église de Cambrai à tout ordre du pape.
Pour bien comprendre ce que cela veut dire, il n’y a qu'à regarder les commentaires qui suivent. Le rédacteur fait remarquer que le communiqué « recommande la prudence ». Il ajoute :
Personne ne peut plus ignorer que la secte maçonnique a juré d’anéantir l’Église en France. Elle se croit si assurée
d'y arriver, qu’elle ne fait plus mystère de ses intentions. Elle y emploie les lois. Mais, pour que ces lois aient l’effet
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qu’elle veut leur faire produire, elle a besoin d’un certain concours de notre part et pour l'obtenir aucune voie détournée ne sera négligée, aucun piège ne nous sera ménagé.
C’est pourquoi, dans les circonstances critiques où nous sommes, plus que jamais le clergé ne doit avoir d’yeux et d'oreilles que tendus vers l’autorité : le pape et monseigneur l'archevêque.
Tout ce qui viendra de là pourra être suivi et observé en toute sécurité de conscience et avec l'assurance du secours de Dieu. Tout ce qui vient d’ailleurs peut être légitimement tenu en suspicion.
Deux pages plus loin le commentaire reprend. Bien qu’un peu long et lourd, il est instructif :
La loi de séparation et l'attitude des catholiques. — Dans un article consacré à la charte qui détermine le nouveau régime religieux de la France, nous trouvons les réflexions suivantes :
« Dans l'hypothèse de la promulgation prochaine de la loi, une affaire nous préoccupe : il s’agit de la conduite à tenir, de l'attitude à prendre, du parti à tirer de ce nouveau régime. Mettons-nous donc résolument devant la réalité et organisons-nous pour vivre, — avec le secours divin, — sous cette forme nouvelle. Voilà l’œuvre urgente ! »
Nous avons tenu à reproduire intégralement cette phrase et ce conseil, dit M. Keller, dans sa correspondance. Nous m’avons rien lu de plus grave depuis de longues années. Reportons-nous au lendemain du vote de la « Constitution civile du clergé ». Ce fut le 26 novembre 1790 que l’Assemblée constituante adopta ce plan de décatholicisation de la France. Est-ce que les catholiqués sincères engagèrent alors leurs concitoyens à s’accommoder « au nouveau régime » ? Cette consigne ne fut donnée que par les jacobins qui voulaient détruire l’Église. On nous objectera peut-être que la Constitution civile fut forgée dans le but de provoquer un schisme. Mais ce but ne fut jamais avoué par les promoteurs de la charte nouvelle. « Nous ne touchons pas au
dogme ! » s’écrièrent à maintes reprises les Camus, les Durand de Maillane, les abbé Grégoire, les Goupil de Prefeln, les Barnave et les Chapelier. « Nous ne voulons statuer qu'en matière administrative. » La Constitution civile du clergé admettait l’existence de rapports réguliers entre les évêques et le pape qualifié par elle de « chef visible de Église ». La loi votée le 3 juillet 1905, plus maçonnique que la Constitution civile, ignore, elle, non seulement le souverain pontife, mais le corps épiscopal lui-même.
Nulle allusion n’est faite à l’Église et à sa hiérarchie. Et qui déterminera l’orthodoxie de lassociation cultuelle ? Le tribunal civil!
Voilà «la réalité devant laquelle on nous enjoint de nous mettre résolument » ! Voilà « la forme nouvelle » avec laquelle on nous adjure de « vivre»!
L'auteur de Particle auquel nous faisons allusion paraît surtout hanté par le soin de sauvegarder les biens des fabriques et des menses. C'est là, qu'il nous permette de le lui dire, une considération d'ordre subalterne. Il ne faut pas que les préoccupations budgétaires nous fassent perdre de vue la nécessité d'assurer avant tout le maintien de nos rapports avec le souverain pontife et avec nos évêques. Dans une lettre adressée le 17 août 1790 à Louis XVI, voici dans quels termes le Pape Pie VI traçait leur devoir aux membres du clergé français :
«Ils devront principalement réclamer les droits spirituels que l'Église de France est menacée de perdre, plus que le dépouillement de leurs biens et de leurs prérogatives. »
Les évêques, les curés et les vicaires s’inspirèrent, dans leur conduite, de ces admirables conseils. S’imaginant que des libéralités pécuniaires pourraient gagner le clergé au schisme, la Constituante avait amélioré, dans une notable mesure, le traitement du clergé des paroisses. Les curés des plus humbles villages devaient recevoir une indemnité de douze livres, — soit l'équivalent de près de quatre mille francs d'aujourd'hui. Les prêtres de 1791 se laissèrent-ils fasciner par ces largesses ? Nullement. Le clergé de la vieille France sacrifia sans hésiter les faveurs dont le comblait la Constitution civile. Quelques ecclésiastiques, il est vrai,
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préférèrent l'argent au devoir. Mais l'opinion publique flé: trit ces traîtres, et l’Église qu'ils prétendirent fonder ne dura que quelques mois.
Ainsi, l’ancien clergé refusa de «tirer parti dü nouveau régime» et ne songea pas une minute «à s'organiser pour vivre, avec le secours divin, sous la forme nouvelle ».
Le clergé de 1791 ne transigea pas plus avec la Constitution civile que le clergé du seizième siècle n'avait transigé avec la Réforme. Le clergé de 1906, nous en sommes convaincus d'avance, agira de même. On ne compose pas avec le schisme, on le répudie.
Au diocèse de Dijon
10 octobre 1905
€ À Dijon, on a commencé par constituer une véritable union diocésaine et on l’a déclarée. Elle s'appelle Association des catholiques de la Côte-d Or, s'étend à tout le département et a son siège social le plus près possible de l'ordinaire du diocèse, qui est de droit président du conseil d’administration. L’association se ramifie en sections correspondant aux paroisses actuelles. Le curé est président de droit de la section paroissiale, A lui de constituer un bureau d’administration de la section et de travailler ensuite à trouver des adhérents. Dans les paroïsses de moins demille habitants, la section sera administrée par un conseil de cinq membres, y compris le curé ; dans les paroisses de plus de mille habitants, par un conseil de sept membres, y compris le curé. Deux dames peuvent faire partie du conseil de cinq membres, trois dames du conseil de sept membres.
« Comme le diocèse de Dijon est administré directement par deux délégués du pape, peut-être ce qu'on y organise est-il plus autorisé et mérite-t-il d’être examiné de près. »
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Un autre opposant
10 octobre 1905
L’évêque de Cahors s’est exprimé de la manière suivante à sa retraite pastorale:
Beaucoup ont cru qu’en attendant l'heure si grave de la séparation, il était prudent d'établir dans nos populations des associations paroïissiales. Loïin de nous la pensée de blâämer ceux qui ont pris cette initiative et ceux qui ont cru devoir la développer dans les feuilles catholiques. Mais, tenant compte des besoins spéciaux de notre diocèse que nous connaissons bien, nous regardons cette création comme injustifiée, et nous vous invitons formellement à vous abstenir sur ce point jusqu'à nouvel ordre.
Nous avons étudié avec soin tous les modèles proposés, et nous les avons trouvés très différents les uns des autres, quant à leur nature, à leur but et à leurs statuts. Cette divergence s'explique par ce fait que l’on ignore encore absolument ce que nous laissera et ce que nous enlèvera la situation fixée par le souverain pontife, Comment adapter un organe. nouveau à un état, de choses incomplètement connu ?
D’autre part, en proposant trop tôt ces associations, nous courons le risque de troubler les fidèles, qui aujourd’hui ne verront pas la nécessité de parer à des maux non réalisés, et plus tard, si nous avons à établir des associations cultuelles, croiront, malgré toutes explications données, la chose déjà faite. En matière religieuse on doit éviter tout ce qui paraîtrait hésitation, tätonnement ; il faudra, quand la situation sera nette, présenter une organisation qui réponde à tout et dont la nécessité saute aux yeux de tous les intéressés.
Sans rien tenter de pareil, vous aurez cependant à cœur d'instruire vos paroissiens, dans vos entretiens particuliers,
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des graves dangers que la loi de la séparation entraînerait infailliblement avec elle. Vous leur montirerez que, malgré les améliorations apportées au premier texte, elle entraverait les manifestations publiques de la religion et diminuerait son influence salutaire, en la privant de ses ressources. Après quoi vous leur demanderez s'ils veulent être du nombre (le ceux qui se feront un devoir de soutenir le culte catholique. Vous pourrez ainsi préparer la liste des personnes intelligentes, croyantes, dociles, généreuses, qui plus tard se grouperont autour de vous, pour tous les besoins de la paroisse. A l'heure voulue nous complèterions nous-même vos réflexions par une courte instruction pastorale, où seraient clairement et simplement exposées les difficultés et les solutions qu’on peut y apporter.
Dans cet ensemble de chrétiens et de chrétiennes dont vous auriez constaté le dévouement et gardé les noms, vous pourriez trouver les membres des divers comités qui devront s'occuper des intérêts multiples de la paroisse : un comité des catéchismes et de l'instruction chrétienne que le Saint-Père veut voir dans toutes les églises, un comité des paitronages et autres œuvres post-scolaires, et un comité de la bonne presse.
Nous insistons particulièrement sur ce dernier. IL va falloir recourir plus que nous l'avons fait jusqu'ici à ce moyen de former et de redresser l’opinion. Sur la masse des journaux, il y en a les trois quarts au moins qui sont contre la religion et l'Eglise, qui attaquent nos dogmes, nos institutions, notre histoire dans le passé, notre attitude dans le présent. Avec une habileté et une persévérance que nous devrions imiter, ils pervertissent les esprits etameutent les volontés contre nous. Na:
Le remède est dans l’organisation de la bonne presse. Il sera nécessaire que dans toutes les paroisses quelques personnes se chargent de procurer aux fidèles l’antidote nécessaire, c’est-à-dire les bons journaux, les feuilles honnêtes et chrétiennes qui exposeront la vérité vraie et réfuteront les erreurs et les calomnies. On peut dans ce sens réaliser des merveilles, en raison du bas prix des abonnements demandés en nombre et en utilisant les feuilles déjà lues.
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Voyez donc à former au plus tôt ce comité local, et secondez l’œuvre des journalistes catholiques en leur communiquant tous les renseignements qui rendront leurs pages
plus intéressantes encore.
Autre critique 10 octobre 1905
L’Ami du clergé, du 21 septembre, s'exprime ainsi : (1)
On nous dit que les associations paroissiales nous fourniront les éléments des associations cultuelles ; maïs il sera
(:) Des diverses objections que l’on a lues contre les associations paroissiales, il faut rapprocher ce qu’écrit M. Armand Lods dans le Journal des Débats du 18 octobre 1905 :
« Les associations paroissiales ne pourront pas remplacer les anciennes fabriques ; elles ne devront pas s’occuper du culte. Leurs statuts devront être rédigés avec une grande circonspection et stipuler de la manière la plus formelle que lassociation s’interdit de subventionner les prêtres ou les pasteurs. S'il en était autrement, il serait à craindre qu’au lendemain de la séparation le gouvernement n’élevât la prétention d’assimiler les associations paroissiales aux associations cultuelles et ne soutînt que toutes les mesures restrictives édictées par la loi s'appliquent aux unes comme aux autres. Il y a là un piège dans lequel les catholiques doivent éviter de tomber, et il faut pour cela qu’ils prennent le plus grand soin de ne pas donner aux ressources des associations paroissiales une affectation qui, de près ou de loin, s’appliquerait aux frais, à l’entretien ou à l’exercice public dun culte : sinon, ils s’exposeraient à ce qu’on voulût faire tomber les associations paroissiales sous le coup de Particle 18 du projet de loi voté par la Chambre. On les soumettrait au contrôle des agents de l’enregistrement et des inspecteurs des finances ; on les déclarerait incapables de posséder un fonds de réserve important, et on les tiendrait enfin exposées à de nombreuses causes de dissolution. »
La Semaine religieuse de Paris, dans son numéro du 14 octobre 1905, a établi de la façon la plus claire les différences qu’il y a et qu’il doit y avoir entre les associations paroissiales et les associations cultuelles.
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toujours plus facile de trouver les 7, 15 ou 25 membres qui devront composer l’association cultuelle, que les centaines de membres qui feront partie de l'association paroissiale. Cette dernière sera, pour ainsi dire, ouverte à tous; il sy introduira des personnages encombrants et brouillons qui voudront envahir l’association cultuelle, et il sera difficile de les en écarter. Ce danger ne serait pas à craindre si nous commencions par organiser discrètement, sous l’autorité de l'évêque, les associations cultuelles, dont les membres nous seront d’un puissant secours pour la formation des associations paroissiales.
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