‹ La séparation; comédie en trois actes et en proseChapitre 152 sur 300 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

CAMILLE, sc«/c.

( Elle est assise à droite et en négligé du soir. )

Est-ce un rêve ? me voilà donc sa fcnime !.. lui I dont

le regard seul m'épouvante ; mais mon père est sauvé!

il va m'clrc rendu... j'en ai vu donner l'ordre et, en le

sériant dans mes bras, j'oublierai de quel prix j'ai payé

ce bonheur !.. ( Après un silence. ) Pauvre Alphonse ! il

est parti sans doute , et ne saura jamais que je n'ai cédé

qu'au plus saint des devoirs !.. ( On entend en dehors une

ritournelle de mandoline qui continue jusqu'au nocturne. )

( Ecoutant. ) Qu'entends-je ? cet air sicilien que nous

avonsrépété si souvent ensemble... {Elle se /tvc et regarde

par la fenêtre. ) Qui donc?., je ne vois , à la clarté de la

lune , qu'un jeune pêcheur dont la barque s'approche

lentement.

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