‹ La séparation; comédie en trois actes et en proseChapitre 153 sur 300 · NOCTURNE · texte numérisé non relu

NOCTURNE

ALPHONSE, en dehors.

Où vas-tu, pauvre gondolier?

— Je vais sur un autre rivage.

Chercher un sol hospitalier Que n'ait point flétri l'esclavage !

CAMILLE, parlant.

C'est sa voix !..

ALPHONSE , continuant.

Adieu donc pour toujours , Terre chérie !

O ma belle patrie , Adieu donc, mes amours Et mes beaux jours !

CAMILLE, parlant pendant la ritournelle.

Quelle imprudence !..

{Elle s' approche du balcon.^

2« COUPLET en DUO.

CAMILLE, sur le théâtre.

Au malheur que je dois subir.

N'ajoute pas par ta présence ; Ton aspect me fait trop souffrir, Il me rend presque l'espérance!..

Adieu donc pour toujours ,

Toi , qu'une amie Aimait plus que la vie...

Adieu donc, mes amours !

ensemble). *^^ °°' ^^^''^ J^"" •

\ ALPHONSE, en dehors.

Pour mon exil , prêt à partir.

Qu'un regard calme ma souffrance...

Un regard est un souvenir Qui me tiendra lieu d'espérance.

Adieu donc pour toujours,

O mon amie !

O ma belle patrie !

Adieu donc , mes amours > Et nos beaux jours !

( Camille s'éloigne de la fenêtre , la tête cachée dans ses mains; Alphonse paraît aussitôt sur le balcon qu'il vient d'escalader.)

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