‹ La séparation; comédie en trois actes et en proseChapitre 172 sur 300 · MAITRE HUGO · texte numérisé non relu

MAITRE HUGO

Dam I avec ton panier, comme à l'ordinaire.

SUZAKKE.

On me refuse crédit.

MAITRE HITGTJO.

Eli bien I alors , ma pauvre Suzanne... Air de Julie.

Armons-nous de philosophie Puisqu'ici bas tout n'est qu'illusion :

On peut avoir tous les biens de la vie,

Sans qu'il vous en coule un doublon.

Sur la table la plus modeste.

L'esprit fuit voir pâté, faisan, perdreau. ..

Fermons les yeux, buvons de l'eau

Et tâchons de rêver le reste.

SUZANKE.

Moi , monsieur , je ne rêve qu'en dormant.

MAITRE HUGUO.

C'est ce que je voulais dire, Suzanne... Yas te coucher: dans les momens difficiles , c'est là la base de l'économie domestique; {allumant une bougie) moi, je vais travailler, et demain nous verrons... La providence a de grandes «"essources, Suzanne, et au moment où l'on s'y attend le moins.. .{O n frappe à la porte du fond.) Tiens, qu'est-ce que je te disais!., quelque voisin qui vient nous inviter à souper.

SUZANNE , élevant la voix.

Qui est là?

UNE VOIX, en dehors.

Une pauvre fille , qui vous demande l'hospitalité.

SUZANNE

L'hospitalité!., là! voyez-vous?

MAITRE HUGUO.

Eh bien ! Suzanne, c'est toujours la providence qui l'envoie, il faut la recevoir.

SUZANNE

Quelqu'aventurière... je n'ouvre pas.

MAITRE HUGUO.

Allons... allons, j'y vais.

(H va ouvrir.)

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