‹ La séparation; comédie en trois actes et en proseChapitre 185 sur 300 · SCÈNE · texte numérisé non relu

SCÈNE

LE PRINCE , seul^ après un silence.

Et cette alliance avec Parme ! il ne m'en dit rien. {Jlfait quehiua pas.) Je sais qu'il est opposé à ce projet ; cependant c'est ce qu il y a de plus sajje î J'obéis au vœu de mon père , j'assure le repos de l'état , et puisqu'il est bien convenu que dans les mariages des princes , le bonheur n'est compte' pour rien... autant cette femmelà qu'une autre, quand ce ne serait que pour m'épargner l'embarras du choix.

Air : Pour le chercher j'arriue en Allemagne. J'avais rêvé qu'en choisissant moi-même.

Une épouse selon mes vœux ; Malgré le poids, l'ennui du rang suprême ,

Je pouvais encor être heureux.

Puisqu'il le faut, je renonce à mon rêve ; Mais que le ciel exauce mes souhaits... Et que du moins du bonheur qu'il m'enlève. Il tienne compte à mes sujets.

Qu'entends-je I ah I sans doute ces bouffons qui se disputent l'honneur de m'égayer. {S'usseyantprès delà table.) Soit : subissons encore ce nouvel ennui.

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