‹ La séparation; comédie en trois actes et en proseChapitre 187 sur 300 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

LE PRINCE , PUCCINELLO , entrant par la droite , une marotte à

la main (i).

PUCCINELLO ., faisant une pirouette et secouant la marotte. Me voilà, Altesse... Ecco il vero Puccinello, LE PRINCE , surpris.

Qu'est-ce que c'est que ça ?

PUCCINELLO

Le prince des bossus , le roi des gourmands , de toutes les académies chantantes , dansantes et mangeantes de l'Europe... Aussi fort sur la métaphysique que sur le macaroni , lançant gaîment l'épigramme sur tous les sots ! comme je venais à la cour , j'en ai fait provision. {Frappant sur sa bosse.) Voilà mon arsenal. LE PRINCE , froidement.

Je ne ris pas.

(i) Puccinello, le prince.

PUCCINELLO.

Pàrdonnez-moj , mon prince.

LE PRINCE

Comment ?

PUCCINELLO.

Vous riez... intérieurement. Yous n'avez qu'à m'ordonncr ce que je dois faire pour vous être agréable , un seul mot , et...

LE PRiKCE , sèchement.

Va-t-en !

PUCCINELLO.

Plaît-il ?

LE PRINCE, plus sèchement.

Sortes !

PUCCINELLO.

Oui, gracieux souverain... {A part.) II ne rit pas... Malheureux j)euple !

fil sort parle fond.)

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