‹ La séparation; comédie en trois actes et en proseChapitre 201 sur 300 · SCENE III · texte numérisé non relu

SCENE III

Les mêmes, RENAUD , le chapeau de coté, un curedent à la bouche et la canne à la boutonnière.

RENAID.

m les

Allons donc I de l'argent! de l'argent... que c'est bète!.. Ces laudits marchands , ils ne sortent pas de là... Ils veulent qu'on îs paie. . C'est comme ça qu'on perd ses pratiques I C'est vrai, je viens de déjeuner au café de Chartres, un déjeuné soigné, je m'en flatte... Et voilà que pour dessert, on me donne mon mémoire du mois... Que diable, ça trouble la digestion... Avec ça que partout on n» en dit autant... Je ne sais plus où dîner; ça m'ennuie... je

prendrai mon parti, j-j quitterai le Palais-Royal... Ce seraitdom-

mage pourtant Habitué du jardin, bourgeois des jjaleries , je

suis presque l'enfjint de la maison... J'y logea crédit, j'y mange au même prix... J'y suis aussi connu que l'hontme à la longuebarbe.

Am de Marianne.

Comme jadis, plus d'un grand homme j A pris son nom du sol natal ,

J'ai mérité que l'on me nomme Citoyen du Palais-Royal.

Là, je dépense

Mon existence ;

Soir et matin Je trouve sous ma main,

Plaisirs nouveaux,

Billards, journaux.

De bons repas.

De faciles appas.

Partout mon civisme s'exerce, J'achète, sans payer, d'accord ; Mais, bon citoyen, c'est encor Faire aller le commerce.

Aussi, ces braves gens y perdraient plus que moi... Eli I mais, j'y pense , c'est aujourd'hui qne je dois recevoir ma pension de mes excellens parens... En avant la monnaie , les louis , les napoléon , les pliilippe !.. ( j4ppelant. ) Holà! garçon!.. Il n'y a rien de tel qu'une demi-tasse pour précipiter la douleur !.. Garçon!..

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