SCENE IV
Les mêmes , MARASQUIN , ai^cc une demi-tasse , le pela ferre , les cafetières , etc.
MA.RÀSQUIN.
Qu'est-ce qui appelle ?
RENAUD , se mettant à une table.
Du café C'est la seule maison où l'on ne me parie pas de
mémoire.
MAKASQtJIN.
Ah ! c'est vous , M. Renaud ?
RENAUD
Et un petit verre.
MARASQUIN
Mon Dieu! je suis bien fâché... mais not' bourgeois ne veut plus que je vous serve.
RENAUD , prenant la tasse et le sucre. Eh bien ! envoie-moi un autre garçon.... je n'y tiens pas.
MARASQUIN
Ce n'est pas cela c'est qu'il dit que votre mémoire
RENAUD
Ah ! tu fais bien de me parler de mémoire... J'allais oublier de te dire que j'ai vu le directeur de Montansier..- Tu auras la place.
MARASQUIN
Vrai?
REAAtID.
C'est arrangé... Je vais cncoi'e lai parler quand j'aurai pris mou café'.
MARASQUIN , se dépêchant de cerser.
Voilà,., voilà...
RENAUD
Tu seras très-bien là... Il y a beaucoup de profu^.
■MARASQUIN , débouchant Icjlacon.
Est-ce du rhum aujourd'hui ?
RENAUD , hésitant.
Du rhum?
MARASQUIN
Si VOUS voulez , j'irai demander au bourgeois un autre flacon,
RENARD, Varrctant.
Non, non, c'est inutile. ..puisque celui-là est tout porté... verse et va-t-en.
MARASQUIN , sortant.
Je me recommande à vous, toujours!., {On appelle de la coulisse : Garçon!) Voilà... voilà !
RENAUD , s^ étendant sur sa chaise.
Voulez-vous me passer le Figaro , madame Gornuet?
MADAME CORNUET.
Mais, monsieur...
RENAUD
Eh I bien , qu'est-ce?
MADAME CORNUET.
Le mémoire grossit.
RENAUD
Laissez le grossir.
MADAME CORNUET.
Les mois courent.
RENAUD
Laissez-les courir.
MADAME CORNUET.
A la bonne heure, mais...
RENAUD
Ah! si ça ne vous convient pas, vous n'avez c|u'à dire... Je m'adresserai à votre voisine, madame Guérin... Madame Guérin , voulez-vous bien me passer...
MADAME CORNUET, lui donnant le Figaro.
Du tout, du tout, monsieur... ce que j'en dis, ce n'est pas que je me méfie... Voilà le Figaro.