‹ La séparation; comédie en trois actes et en proseChapitre 202 sur 300 · SCENE IV · texte numérisé non relu

SCENE IV

Les mêmes , MARASQUIN , ai^cc une demi-tasse , le pela ferre , les cafetières , etc.

MA.RÀSQUIN.

Qu'est-ce qui appelle ?

RENAUD , se mettant à une table.

Du café C'est la seule maison où l'on ne me parie pas de

mémoire.

MAKASQtJIN.

Ah ! c'est vous , M. Renaud ?

RENAUD

Et un petit verre.

MARASQUIN

Mon Dieu! je suis bien fâché... mais not' bourgeois ne veut plus que je vous serve.

RENAUD , prenant la tasse et le sucre. Eh bien ! envoie-moi un autre garçon.... je n'y tiens pas.

MARASQUIN

Ce n'est pas cela c'est qu'il dit que votre mémoire

RENAUD

Ah ! tu fais bien de me parler de mémoire... J'allais oublier de te dire que j'ai vu le directeur de Montansier..- Tu auras la place.

MARASQUIN

Vrai?

REAAtID.

C'est arrangé... Je vais cncoi'e lai parler quand j'aurai pris mou café'.

MARASQUIN , se dépêchant de cerser.

Voilà,., voilà...

RENAUD

Tu seras très-bien là... Il y a beaucoup de profu^.

■MARASQUIN , débouchant Icjlacon.

Est-ce du rhum aujourd'hui ?

RENAUD , hésitant.

Du rhum?

MARASQUIN

Si VOUS voulez , j'irai demander au bourgeois un autre flacon,

RENARD, Varrctant.

Non, non, c'est inutile. ..puisque celui-là est tout porté... verse et va-t-en.

MARASQUIN , sortant.

Je me recommande à vous, toujours!., {On appelle de la coulisse : Garçon!) Voilà... voilà !

RENAUD , s^ étendant sur sa chaise.

Voulez-vous me passer le Figaro , madame Gornuet?

MADAME CORNUET.

Mais, monsieur...

RENAUD

Eh I bien , qu'est-ce?

MADAME CORNUET.

Le mémoire grossit.

RENAUD

Laissez le grossir.

MADAME CORNUET.

Les mois courent.

RENAUD

Laissez-les courir.

MADAME CORNUET.

A la bonne heure, mais...

RENAUD

Ah! si ça ne vous convient pas, vous n'avez c|u'à dire... Je m'adresserai à votre voisine, madame Guérin... Madame Guérin , voulez-vous bien me passer...

MADAME CORNUET, lui donnant le Figaro.

Du tout, du tout, monsieur... ce que j'en dis, ce n'est pas que je me méfie... Voilà le Figaro.

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