‹ La séparation; comédie en trois actes et en proseChapitre 57 sur 300 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

Bi ŒMONT, seul, assis.

Je vais la voir ! Ce mot seul me rend toutes mes

illusions et me transporte en idée au moment où je l'aiquittée... où je l'ai vue pour la dernière fois... dans cette petite chambre bleue avec des draperies blanches ... au cinquième étage ... et ce cabinet dont la porte fermait si mal ... et mon voyage aérien . . . sur ce pont périlleux , suspendu d'une fenêtre à l'autre, et où je marchais avec tant d'audace ... je m'y vois . . . {Se levant et chancelant.) J'y suis... j'y marcherais encore... avec ma canne... car cette gentille Rose, je l'aime comme autrefois. . . et elle aussi , j'en suis sûr. . . Elle est comme moi. . . elle n'a pas changé . . elle me l'avait promis. . . Je la vois encore ... ce regard si tendre . . . cette jolie taille . . . {Avec la plus tendre expression.) Ah ! Rose ! . . . Rose I . . . quels souvenirs ! . . . {On entend M'"" Guichard qui parle haut dans l'intérieur, et qui bientôt paraît à la porte du fond.) On vient... (D'un air fâché.) Quelle est cette dame, et que me veutelle?. . .

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