‹ La séparation; comédie en trois actes et en proseChapitre 95 sur 300 · SCENE Vï · texte numérisé non relu

SCENE Vï

JACQUELINE, DOIICET, BONICHOA.

DOUCET , un serpent en bandoulière.

Par ici, camarade , je connais le terrain... {Il aperçoit Jacqueline.) Eh ! le diable m'emporte... c'est ma petite Jacqueline I

Monsieur Doucet!.. ah ! vous m'avez donne un coup I

DOUCET

N'est-ce pas ? mais j'ai le contre-coup à votre service. {A Bonichon.) Arrive donc, traînard.

BOKICHON, tenant un chapeau chinois sur l'épaule. Salut, mamzelle et la compagnie.

DOUCET, présentant Bonichon.

Permettez-moi, petite amie, de vous présenter mon ami Bonichon.

BO&ICHOJV.

Salut , mamzelle et la compagnie.

JACQUELINE

Qu'est-ce que vous portez donc là autour de vous , M. Doucet ?

DOUCET

Mon instrument, petite amie, mon serpent.

JACQUELINE

Mais autrefois vous jouiez de la clarinette ?

DOUCET

Oui , petite amie, mais j'ai eu de l'avancement, et c'est pour vous que j'ai passé dans les reptiles , parlant par figure.

Aiu de Joseph.

Comm' je savais que d'notre premier' mère

Un serpent jadis fut vainqueur,

J'ai pensé que d' la même manière J' pourrais aussi me glisser dans vot' cœur.

Crac ! je m' suis dit : l'affaire est faite , Pour Jacquelin', changeons maintenant...

Je lui plaisais en clarinette,

Je dois la séduire en serpent.

JACQUELINE

Et monsieur est artiste aussi ?

DOUCET

Oui, charmante amie, il était timballier dans les dragons; mais il a passé chapeau chinois dans les bonnets à poil.

BONICHON.

Mais est-ce que vous ne me reconnaissez pas, mamzelle Jacqueline ?

JACQUELINE, le regardant.

Attendez donc... c'était vous qui dansiez toujours avec ma soeur Annette.

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